14/04/2017

BD : Le rugby raconté par Bouzard, un fan de foot

 


Guillaume Bouzard est un fou de foot. Humoriste reconnu, il a également signé des gags sur ce sport se jouant uniquement avec les pieds. Quand une maison d’édition lui demande d’aller assister à un match au Camp Nou, il jubile. Seule condition : ne pas se renseigner à l’avance sur la rencontre qu’il aura la joie de voir. Il endosse son plus beau maillot du Barça et se rend à Barcelone. Surprise, le stade est plein... de Français. Et les cages de foot ont disparu... En ce 24 juin 2016, c’est la finale du Top 14 de rugby à XV qui est délocalisée pour cause d’Euro de foot en France. Passé cette introduction, teintée de déception, Bouzard se met au service de la collection et raconte toute l’histoire de ce sport réputé violent. Et ce n’était pas une image aux débuts, quand il n’y avait pas de règles et qu’un participant a pénétré sur l’ère de jeu armé d’une hache. Depuis le rugby s’est civilisé, discipliné, professionnalisé. Mais cela n’empêche pas le bon esprit, la 3e mi-temps et l’excellente ambiance dans les tribunes. Bouzard n’en ressort pas forcément convaincu, mais il aura au moins fait passer le message dans cette jolie collection de vulgarisation toute en BD.
➤ « Le rugby » (collection La petite bédéthèque des savoirs, n° 15), Le Lombard, 10 €

BD : Le rugby raconté par Bouzard, un fan de foot

 


Guillaume Bouzard est un fou de foot. Humoriste reconnu, il a également signé des gags sur ce sport se jouant uniquement avec les pieds. Quand une maison d’édition lui demande d’aller assister à un match au Camp Nou, il jubile. Seule condition : ne pas se renseigner à l’avance sur la rencontre qu’il aura la joie de voir. Il endosse son plus beau maillot du Barça et se rend à Barcelone. Surprise, le stade est plein... de Français. Et les cages de foot ont disparu... En ce 24 juin 2016, c’est la finale du Top 14 de rugby à XV qui est délocalisée pour cause d’Euro de foot en France. Passé cette introduction, teintée de déception, Bouzard se met au service de la collection et raconte toute l’histoire de ce sport réputé violent. Et ce n’était pas une image aux débuts, quand il n’y avait pas de règles et qu’un participant a pénétré sur l’ère de jeu armé d’une hache. Depuis le rugby s’est civilisé, discipliné, professionnalisé. Mais cela n’empêche pas le bon esprit, la 3e mi-temps et l’excellente ambiance dans les tribunes. Bouzard n’en ressort pas forcément convaincu, mais il aura au moins fait passer le message dans cette jolie collection de vulgarisation toute en BD.
➤ « Le rugby » (collection La petite bédéthèque des savoirs, n° 15), Le Lombard, 10 €

31/03/2017

De choses et d'autres : « Bogoss » raté

Il plaît à toutes les femmes de la planète, paraît-il. Le symbole absolu du « bogoss » (beau gosse en parler jeune) accomplit des miracles au Real de Madrid et signe CR7, comme ses initiales et le numéro floqué sur son maillot.
Christiano Ronaldo est l’objet d’un tel engouement que l’aéroport de Madère, son île d’origine, vient d’être rebaptisé à son nom. Une cérémonie officielle doublée de la présentation d’une sculpture à l’effigie de la vedette du jour. Du moins en théorie. Les invités ont eu toutes les peines du monde à reconnaître dans ce visage aux yeux décalés et à la bouche tordue le portrait de la gravure de mode dont la publicité engendre la majorité des revenus.
S’il existe des logiciels de retouches photographiques pour gommer les imperfections, le sculpteur local Emanuel Santos fonctionne à l’opposé. Le beau, il le rend disgracieux. Pour seule excuse, il a déclaré : « Même Jésus ne plaisait pas à tout le monde. » Et pour vous faire une idée, circule sur Twitter ce montage de la statue et de la photo (truquée) qui aurait pu servir de base à la sculpture. De quoi tuer dans l’œuf pas mal de vos fantasmes, mesdames.

09:10 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ronaldo, cr7, statue, madère, foot

16/06/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Quand on n'a que l'humour...

david guetta,euro,foot,ouverture

Difficile en ce moment de trouver des sujets de chroniques légers et dérisoires. Comme si l'actualité se liguait contre le plumitif qui s'efforce d'arracher un sourire au lecteur assailli par les attentats, les grèves et autres exactions de casseurs ou hooligans russes.

Sans compter les enfants de Fallouja ou les femmes condamnées à la prison dans certains pays au simple prétexte qu'elles ont déposé plainte pour viol.

Alors il reste l'Euro de foot. Mais même là, il convient de se méfier car se moquer des Bleus n'est pas dans l'air du temps. La pensée unique nous oblige à les soutenir et les trouver merveilleux. Du moins tant qu'ils gagnent. Heureusement cet Euro 2016 offre suffisamment d'à-côtés pour fournir matière à plaisanter. La cérémonie d'ouverture par exemple avec la prestation discordante du chanteur Will.i.am. Digne des bêtisiers de la Nouvelle Star.

Et puis David Guetta apparaît dans le rond central, sourire figé de benêt et doigt en l'air. "Mais pour une fois il semble avoir les cheveux propres", glisse perfidement mon épouse. La prestation originale, lamentable de l'avis général, devient carrément risible avec la parodie postée par un internaute sur Facebook. Il a juste rajouté la voix off, imaginaire, de Guetta interrogeant les millions de pigeons : "Voulez-vous me regarder appuyer sur des boutons ?" "Yeah, je suis tellement riche !".

Dans un autre style, un défenseur turc a crevé l'écran. Sur le but (superbe) de Modric pour la Croatie, il est très occupé à... se recoiffer. La gravure de mode risque de rester sur la touche au prochain match.

21/05/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Faux blockbuster

foot, euro, footballersSurprise hier dans ma boîte mail. Un certain Mike Grey annonce la sortie de "The Footballers", son nouveau film, en salles le 27 mai. Présenté comme le blockbuster "le plus spectaculaire de tous les temps", ce "nouveau chef-d'œuvre de Mike Drey" (dixit le communiqué de presse) "marquera les esprits sur Terre, comme ailleurs." Critique ciné à mes heures perdues, je ne résiste pas à l'envie de visionner la bande annonce, d'autant que la description du casting, en toute simplicité, se résume à un laconique "les joueurs de l'équipe de France de football".

Pour l'action, on repassera, la demi-minute d'images se contente de gros plans sur des armures et les regards pénétrants de quelques footballeurs. Le pitch du film est délirant : "dans un futur éloigné, une race extra-terrestre est parvenue à retourner les machines contre les hommes. Dernier rempart de l'humanité, l'Équipe de France de football". Olivier Giroud, Bacary Sagna ou Antoine Griezmann en super-héros, il faut oser.

On suspecte la grosse supercherie avec l'interview du réalisateur totalement inconnu. Il explique avoir voulu tourner sur Mars, mais que l'équipe technique a rechigné. "Le prix des billets... Pourtant j'ai des Miles", dit-il, sérieux. Le canular devient évident quand on cherche des infos sur le fameux Mike Drey. Wikipédia nous prévient que sa page a été effacée le 17 mai pour "informations non vérifiées".

Dommage au final car "The Footballers", "épopée cosmique, aux allures futuristes où le football n'est plus seulement un sport, mais une force supérieure" m'aurait certainement fait rire.

09:26 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, euro, footballers

20/05/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'argent du ballon rond

foot, télévision, m & m's

Dans moins d'un mois, l'Euro de foot va tout balayer. La compétition se déroule en France, donc aux oubliettes la loi Travail, la courbe du chômage et autres primaires (à droite comme à gauche). Le ballon rond, à condition que les Bleus ne nous infligent pas une sortie prématurée, risque d'occuper tous les esprits.

Premier signe de cet engouement : les produits siglés "bleu-blanc-rouge" dans les grandes surfaces. Les prospectus trouvés dans ma boîte aux lettres hier en sont remplis. Visiblement, pour profiter de la compétition, un nouveau téléviseur s'impose. Des dizaines et des dizaines de pages proposent des écrans, de 60 cm à près de 2 m, assortis de quantité de spécificités techniques parfois absconses (certains promettent "600 PQI" et d'autres "1 200 PPI"). Un modèle signale fièrement "Dalle 100 Hz pour une fluidité optimale des images !". Dalle ? Franchement, j'y pige que "dalle".

Pour vous plonger dans le bain complet, n'hésitez pas à acquérir les accessoires du supporter (à partir de 1,49 euro). Chapeau, lunettes, confettis ou perruque. Le tout en version tricolore évidemment. Il existe aussi des drapeaux, des porte-clés, des mugs et des chopes. Ces derniers ustensiles s'avèrent particulièrement utiles les soirs de matches.

Mais la palme de l'originalité revient aux célèbres friandises "M & M's" avec la commercialisation d'une édition limitée. Un paquet de 1 kg composé de dragées bleu-blanc-rouge. Pour éliminer tout ça, n'oubliez pas d'acheter un ballon et de tenter quelques dribbles devant votre écran.

16/02/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : La beauté du sport

aurier, blanc, psg, foot, fiotteDepuis longtemps, les exploits des footballeurs me laissent indifférent. Exploits sportifs j'entends. Car pour le reste, j'avoue ma faiblesse face à leurs multiples écarts de conduite. De l'affaire Zahia à la fameuse sextape de Valbuena (doublée de la suspicion de chantage reprochée à Benzema), ces infatigables travailleurs du pire alimentent régulièrement la rubrique faits divers.

Et quand on croit avoir touché le fond, il se trouve toujours un petit rigolo pour en remettre une couche. Je n'avais jamais entendu parler de Serge Aurier, défenseur du Paris Saint-Germain, avant-hier matin. Mais il entre avec fracas dans le club des sportifs qui gagneraient à jouer à la baballe plutôt que de l'ouvrir. Le fameux Serge Aurier, sur une plateforme de vidéo en ligne très appréciée des jeunes, répond aux questions des internautes en direct. Inconscience ou provocation ? Au lieu de la tourner sept fois dans la bouche, il ignore la langue de bois. Laurent Blanc ? "une fiotte", Zlatan ? "Une gentille bête", le goal Sirigu ? "Il est guez" (comprendre nul.) En résumé, un coéquipier de rêve. Cependant, comme toujours sur internet, quelques vigies bienveillantes enregistrent la séquence et la rediffusent à tire-larigot.

Conséquence, Serge Aurier tente le coup du démenti, il se pose en victime d'un trucage vidéo et sonore. Malheureusement pour lui, si l'arbitrage vidéo n'a toujours pas droit de cité sur les terrains de foot, dans la vraie vie, il reste un moyen très prisé pour faire comprendre à un malotru qu'il est allé un peu trop loin.

09:52 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aurier, blanc, psg, foot, fiotte

16/10/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Le poids du sport

Ils gagnent des millions à jouer à la baballe mais ne se distinguent pas toujours par leur discernement. Qui ? Les sportifs de haut niveau évidemment. Pour un Michel Platini qui allie parfaitement intelligence du jeu, conduite de la balle et reconversion sonnante et trébuchante, combien de Ribery et autres Griezmann ?

Prenons le cas de ce dernier. Sélectionné en équipe de France la semaine dernière, il joue (excellemment d'ailleurs), contre l'Albanie. Une victoire marquée par le retour de Benzema dans le rôle du serial-buteur. Du serial-blessé aussi, touché aux ischio-jambiers. Une blessure causée, d'après un quotidien espagnol, par la démonstration de joie de Griezmann. Benzema, après son second but, salue le public, cool, relâché, détendu. Griezmann, tout à sa joie, lui saute sur le dos sans prévenir. L'avant-centre du Real de Madrid s'écroule sous le poids, une grimace sur le visage. Blessé par son propre coéquipier, en dehors de toute action de jeu, difficile d'imaginer plus débile !

Par chance, les rugbymen sont moins démonstratifs. Imaginez, un essai inscrit par Morgan Parra. Il se faufile entre les « gros » et va aplatir entre les poteaux. Il se relève et un de ses coéquipiers, comme Griezmann, lui bondit sur le râble pour le féliciter. Pas de chance, c'est Uini Atonio. 145 kg lancés contre 78 à l'arrêt, bonjour les dégâts. A ce rythme, la Namibie arriverait en finale les doigts dans le nez. Pas au score, mais faute de combattants, l'équipe d'en face se décimant méthodiquement à chaque explosion de joie.

09:38 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, rugby, benzema, parra

22/07/2014

BD : Droit au but, le minot a grandi

OM, marseille, foot, garrera, Nino, Valbuena, Agnello, Davoine, HugoBD

Si la coupe du monde nous a fait vibrer, notamment les plus jeunes, c'est on ne peut plus normal. Avant de passer en équipe nationale, les joueurs se font une réputation et un palmarès en clubs. Prenez Valbuena par exemple. S'il n'avait pas brillé avec l'Olympique de Marseille, comment ce joueur « format poche » aurait-il pu accéder au plus haut niveau ? La série « OM droit au but ! » raconte en filigrane cette belle aventure. Nino est un minot de Marseille. Il se passionne pour les résultats de son équipe fétiche. Joue un peu, progresse et finalement intègre l'équipe des jeunes de l'OM. Son évolution est le fil rouge de la série dessinée par Garréra sur des scénarios d'Agnello et Davoine. Le 11e tome, « La victoire au bout des crampons » montre Nino devenu capitaine de l'équipe et pièce maîtresse pour aller au bout du rêve, la finale du tournoi Football Génération. Mais il risque de manquer les derniers matches car le coach des pros, José Anigo, l'a repéré et voudrait lui donner une chance au plus haut niveau. Et pas contre n'importe quel club : le Barça en personne. Nino va donc se frotter à Messi et Neymar, le temps d'un match d'anthologie.

 

« Droit au but » (tome 11), Hugo, 10,45 €

 

21/06/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Faux foot

foot, mondial, bilboquet,

Avez-vous regardé le match de l'équipe de France hier soir ? Ce matin tout le monde va parler du résultat (que je ne connais pas encore car cette chronique est écrite bien avant le coup d'envoi). Mais on peut aussi briller en société sans passer sa soirée à écouter les commentaires horripilants de TF1 et regarder onze Bleus en shorts courir après la baballe comme de jeunes chiens aussi fous que bêtes.

Pour France-Honduras, le site internet satirique bilboquet-magazine.fr a publié un savoureux article intitulé "Neuf points pour faire croire à votre entourage que vous avez suivi le match". Pratique, mais totalement au second degré.

Pourtant je suis persuadé qu'un résumé succinct et circonstancié de la rencontre rendrait service à quelques-uns. J'imagine parfaitement la scène. "Chérie, ce soir je ne vais pas t'infliger le match. Je vais le regarder avec des potes dans un bistrot". L'épouse, subjuguée par tant de prévenance, ne se doute certainement pas que son homme préfère, de loin, les dessous affriolants de sa maîtresse aux jambes poilues des pros du ballon rond.

Et si par malheur le lendemain l'épouse, quand même un peu soupçonneuse, réclame des détails, l'antisèche permettra à l'infidèle d'avoir un alibi en béton.

A l'arrivée, j'ai l'impression que ces matches de l'équipe de France, de grande communion nationale, se transforment en vaste entreprise de tromperie. Car l'inverse est probablement vrai. L'épouse délaissée par le fan de foot a de fortes chances de se consoler dans les bras... d'un rugbyman.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce samedi matin en dernière page de l'Indépendant

10:55 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, mondial, bilboquet