24/01/2017

De choses et d'autres : c'est petit

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Il est toujours plus facile de taper sur les faibles, les petits. Après la primaire de la droite et les moqueries incessantes contre Jean-Frédéric Poisson, le phénomène se répète pour la gauche. Cible privilégiée Jean-Luc Bennhamias malmené par certains intervieweurs chargés d’animer les débats. Un mordant journalistique étrangement absent quand Manuel Valls prenait la parole.

Même « politique » dimanche lors du vote. Un journaliste chargé de couvrir le vote à Marseille twittait, très ironique, une dizaine de minutes après le début du dépouillement : « Suspense au bureau où Jean-Luc Bennahmias a voté : son bulletin toujours pas sorti... » Reste qu’au final, le leader de Force démocrate a remporté plus de voix que Jean-François Copé, arrivé bon dernier des deux consultations avec seulement 12 750 voix contre 16 172 au plus bas score des primaires citoyennes.

Sylvia Pinel pour les radicaux de gauche a elle aussi eu droit à quelques sarcasmes. Notamment lors de la publication des résultats de l’outre-mer, l’Agence France presse se permettait une dépêche au titre plus ironique qu’informatif à cause des points de suspension : « Sylvia Pinel arrive en tête... à Saint-Pierre et Miquelon ». Si facile de se gausser d’un « petit » territoire et d’une « petite » candidate. Et pourtant avec 31 703 voix, la vice-présidente de la région Occitanie a quasi doublé le score de 2011 alors que Valls a obtenu moitié moins que Hollande. Mais l'ancien Premier ministre reste un « grand », pas encore tombé de son piédestal.

(Chronique parue le 24 janvier en dernière page de l'Indépendant) 

 

04/05/2013

Chronique : Une année normale pour le président

 

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Je me souviens de l'emballement médiatique après la tirade - l'anaphore exactement - de François Hollande en plein débat sur son « Moi, président... » C'était il y a un an. Sur internet restent des traces. Et des sites ont éclos récemment pour établir un comparatif entre promesses et décisions. Le gouvernement, discret sur ce premier anniversaire, a cependant publié sur son site internet un document dans lequel il fait le point sur les 60 propositions du candidat. 

Le bilan sans concession est à lire sur d'autres sites beaucoup moins indulgents. Comme bilanduchangement.fr concocté par  « une équipe de jeunes citoyens ayant pris part pour la première fois au vote lors d’une élection présidentielle en 2012. » Toutes les informations sont vérifiées et expliquées. Au total, le site a relevé plus de 291 promesses diverses et variées. Au bout d'un an, 40 sont accomplies et 27 en cours. Au rayon échec, 17 pastilles rouges comme l'impossibilité à faire passer la pilule du non cumul des mandats auprès des caciques socialistes ou le gel du prix des carburants. On constate également une bonne part de mauvaise foi quand le site estime que François Hollande n'a pas tenu sa promesse après avoir affirmé « Moi, président, je constituerai un gouvernement paritaire, autant de femmes que d'hommes. » Depuis la démission de Jérôme Cahuzac ce n'est effectivement plus le cas. Les femmes ministres sont majoritaires. Mais est-ce véritablement un échec ?  

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.