21/01/2017

BD : Inépuisable imagination de H. G. Wells

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Considéré par beaucoup comme l’inventeur de la science-fiction, H. G. Wells n’en finit plus d’inspirer les auteurs de BD. Et cette fois c’est une collection complète consacrée à son œuvre qui est lancée par les éditions Glénat. Un seul scénariste pour adapter ces textes, Dobbs, mais plusieurs dessinateurs pour assurer une parution soutenue. Six titres sont annoncés d’ici juin. Les deux premiers permettent de se faire une idée de la philosophie de l’ensemble. Pas de trahison de l’œuvre, au contraire, une grande fidélité est de mise. La machine à explorer le temps, dessinée par Mathieu Moreau, tient en un seul volume. Le héros et inventeur veut convaincre ses amis sceptiques. Lors d’un repas, il s’absente durant quelques minutes. Des minutes qui en réalité durent des mois pour celui qui a découvert l’avenir de notre planète. Même si l’on connaît tout des ressorts de l’aventure, on se laisse prendre par cette magie indémodable. Il en va de même pour « La guerre des mondes » dessinée par Vicente Cifuentes qui verra une seconde partie paraître en mars avec « L’homme invisible » et « L’île du docteur Moreau ».

➤ « La machine à remonter le temps » « La guerre des mondes », Glénat, 14,50 €

 

16/09/2016

BD : La guerre n'est pas zen dans "La déconfiture" de Rabaté

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Pascal Rabaté, après avoir réalisé quelques films, revient à ses premières amours, la bande dessinée. Sans détour, il aborde de front "La déconfiture" de l'armée française en juin 1940 lors de l'avancée des troupes allemandes. Cette débandade ou déculottée, on la vit à travers l'expérience de Vildegrain, soldat du 11e régiment. A moto, il tente d'éviter les balles des mitraillettes des Stukas. Laissé à l'arrière, il ne parvient plus à retrouver son régiment. Une errance sur des routes inhospitalières, remplies de cadavres, d'autres soldats perdus avec les hordes de "boches" aux fesses. Un récit clinique sur la faillite d'un pays, sa résignation. Dessiné simplement, sans grands effets ni recherches de vérité historique, la force de certaines cases vaut largement celles de Tardi sur la précédente guerre. Dur, mais authentique.

"La déconfiture" (tome 1), Futuropolis, 19 €

 

09/09/2016

Cinéma : "Frantz" ou la quête d'un pardon impossible

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Un an après la fin de la grande guerre, un soldat français tente de se faire pardonner. "Frantz", film très esthétique et en noir et blanc de François Ozon sur la résilience.

Tourné en grande partie en noir et blanc dans une petite bourgade allemande, "Frantz" de François Ozon fait partie de ces films au fort pouvoir de rémanence. Pris par l'histoire, on n'est pas sensible immédiatement à la beauté des images. Puis, une fois sorti de la salle, des flashs picturaux nous reviennent en mémoire. Les gros plans sur le visage lumineux de l'actrice principale, ces branches d'arbres qui bruissent dans le vent, les ambiances des cafés en Allemagne comme en France, avec en toile de fond une fierté nationale qui appelle à de nouveaux combats, le cimetière, calme et reposant. Une époque reconstituée, sans beaucoup de moyens, mais avec toute son âme.

Mensonge pieu

D'âme, il en est beaucoup question dans ce film sur le pardon. Adrien Rivoire (Pierre Niney), jeune soldat français fraîchement retourné dans le civil après l'Armistice, se rend dans cette petite ville allemande qui accueille la tombe de Frantz. Lui aussi soldat. Dans l'autre camp. Et moins chanceux puisqu'il est mort au combat. Il croise dans le cimetière Anna (Paula Beer), la fiancée inconsolable de Frantz. Entre ces deux jeunes que tout oppose, une complicité, une amitié, voire plus, va se nouer. Malgré l'ambiance générale qui pousse la majorité des Allemands à cracher au passage d'Adrien. Adrien prétend avoir connu Frantz avant la guerre, quand ils étaient étudiants à Paris. Il raconte à Anna et aux parents du jeune Allemand disparu leurs visites au Louvre, les soirées dans les cafés animés, leur passion pour la musique, le violon en particulier. Le père (Ernst Stötzner), après avoir rejeté violemment Adrien, accepte de l'écouter et va éprouver beaucoup de plaisir à retrouver une partie de la vie de son fils. Mais tout n'est que mensonge. La relation entre Adrien et Frantz est tout autre.

Longtemps durant la première partie du film on suspecte une relation homosexuelle. Il n'en est rien, François Ozon a respecté le scénario original du film de Lubitsch. Adrien est simplement le meurtrier de Frantz, croisé dans une tranchée sous la mitraille des deux camps. Il veut se faire pardonner, tout dire aux parents. Anna l'en dissuade, veut se raccrocher désespérément à ce bel inconnu si charmeur qui lui rappelle tant son amour. Frantz, omniprésent au début du film, va peu à peu s'effacer des mémoires et Adrien comme Anna vont enfin accepter de tourner la page.

François Ozon, sans la moindre ostentation, raconte comment un mensonge peut parfois être plus constructif que la cruelle vérité. Même si vivre avec ce secret est une souffrance de tous les jours pour les initiés.

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Radieuse Paula Beer

Frantz__2.jpgUn amateur éclairé du cinéma de François Ozon souligne combien le réalisateur sait mettre en valeur les actrices qu'il choisit. Après Ludivine Sagnier ou Marine Vatch, il braque son objectif sur la belle Paula Beer. Jeune actrice allemande pleine d'avenir, elle endosse le rôle d'Anna avec une grâce touchante. Belle, elle se dissimule derrière des habits de veuve, elle qui pourtant n'était que fiancée. Elle refuse les avances d'un notable persuadé qu'il saura lui faire oublier son malheur. Par contre elle se trouve toute tourneboulée quand Adrien évoque ces poèmes français que Frantz aimait plus que tout. Sa tristesse initiale va lentement s'estomper pour laisser place à une joie de vivre qui lui manquait tant.

Remarquable en veuve éplorée, Laura Beer l'est encore plus quand elle enfile une robe vaporeuse pour aller au bal au bras du "Français", malgré les regards désapprobateurs de ses amis allemands, torturés, déjà, par l'envie de revanche. Certes elle est belle, bonne actrice, tant en allemand qu'en français, mais cette joliesse, ce mignon minois, doit aussi beaucoup à la délicatesse de François Ozon. Il filme ce visage avec une rare intensité, comme si Paula Beer portait en elle toute la finalité du film : le malheur, la résilience, l'espoir d'une vie meilleure, la décision de vivre, malgré la peine. Seule une grande actrice peut relever un tel défi.

25/02/2016

BD : Le Poilus en ont ras le casque

 

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Au milieu des célébrations du centenaire de la guerre 14-18, Bouzard apporte sa pierre à l'édifice de grande commémoration nationale. L'humoriste, devenu pilier de Fluide Glacial, apporte un ton décalé dans ces souvenirs. Plutôt que de reprendre les grandes dates du conflit (la bataille de Verdun par exemple...), il ne parle que des hommes pataugeant dans la gadoue, le sang et les tripes. Quelques gags entre des histoires courtes démontrent avec brio la folie complète de cette guerre. Notamment l'ignorance dans laquelle sont maintenus les Poilus, Français de base élevés dans la haine du Boche. Alors souvent on rit (l'histoire sur le match de foot ou de la lettre d'amour sont particulièrement réussies), mais souvent aussi on constate combien la bêtise humaine se complait dans la crasse et la violence. Une déshumanisation renforcée par le dessin volontairement sommaire de Bouzard. Un casque, un nez tordu au dessus d'une moustache, l'uniforme et les guêtres suffisent pour plonger le lecteur dans l'enfer des tranchées.

« Les Poilus frisent le burn-out », Fluide Glacial, 10,95 euros

 

 

23/01/2016

Livre : Des mots et des dessins contre la guerre

 

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Après les attentats de 2015 (janvier et novembre), un mot est souvent revenu à la une de l'actualité. La guerre, un mot que l'on croyait oublié à jamais dans cette France encore meurtrie après les deux conflits majeurs du XXe siècle. Ce livre tombe donc à point nommé pour nous rappeler une évidence : « Quelle connerie la guerre ! ». Une anthologie coordonnée par Jean-Pol Baras et Denis Lefebvre richement illustrée de dessins de Plantu. On retrouve de très grandes signatures de mémorables pacifistes, de Ganghi à Martin Luther King en passant par Henri La Fontaine (Prix Nobel de la Paix en 1913) ou Lanza del Vasto. Plusieurs chapitres permettent de comprendre le cheminement de la pensée anti-guerrière, des textes fondateurs aux chants des poètes. On doit malheureusement constater que ces beaux discours n'ont pas toujours été suivis d'effets. Comme si la violence parvenait toujours à prendre le dussus sur la raison, la bêtise sur l'intelligence. Pour preuve cet extrait de l'éditorial de Jean Jaurès intitulé « Sang froid nécessaire », paru le 31 juillet 1914 dans l'Humanité. « C'est à l'intelligence du peuple, c'est à sa pensée que nous devons aujourd'hui faire appel si nous voulons qu'il puisse rester maître de soi, refouler les paniques, dominer les énervements et surveiller la marche des hommes et des choses, pour écarter de la race humaine l'horreur de la guerre. » Le jour même, il est assassiné alors qu'il se trouve en terrasse du café le Croissant. 101 ans plus tard, d'autres fanatiques tueront des consommateurs en terrasse. La guerre n'en a pas terminé de nous pourrir la vie.

 

« Quelle connerie la guerre ! », Omnibus, 19,95 euros

 

 

 

09:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plantu, guerre, omnibus, jaurés

16/12/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Luke Skywalker pour toujours

Mark Hamill personnifie pour toujours Luke Skywalker. Quasiment inconnu quand George Lucas le choisit pour incarner la vedette de son nouveau film, Star Wars, Hamill n'est pourtant pas un débutant. Il a derrière lui des dizaines d'apparitions dans des séries télé et des téléfilms. Par contre il n'a pas du tout percé au cinéma. Le réalisateur visionnaire, contre l'avis de ses producteurs, ne veut pas de stars dans son film. La véritable vedette doit être l'histoire et les effets spéciaux. Mais le succès aidant, les trois principaux rôles propulsent leurs interprètes au sommet.
Si Harrison Ford a parfaitement négocié l'après Star Wars, Carrie Fisher a rencontré un peu plus de difficulté pour continuer d'exister artistiquement. Quant à Mark Hamill, il est presque tombé dans l'oubli, multipliant les séries B et les doublages voix. Un acteur un peu fantasque, qui a frôlé la catastrophe à la fin du tournage du premier épisode. Selon la légende, un accident de voiture l'aurait quasiment défiguré. Il n'a pu revenir dans L'empire contre-attaque qu'après de longues opérations de chirurgie esthétique. En réalité il s'est cassé le nez, ce qui a surtout atténué son air poupin.
Le secret absolu préservé par la production autour du Réveil de la Force, à l'affiche dès demain, concerne aussi le rôle de Luke. Pas une seule photo n'a filtré. Simple apparition ou présence importante ? Tous les passionnés se demandent surtout si le Jedi ne serait pas passé du mauvais côté de la Force. Ce serait un coup de théâtre digne de J. J. Abrams, le réalisateur. 
Réponse aujourd'hui...

07/11/2015

BD : La France qui se bat

 
Encore une histoire d'uchronie. Encore une réécriture de l'Histoire de la seconde guerre mondiale. Souvent, les scénaristes partent du postulat que les Nazis remportent la guerre. Cette fois Jean-Pierre Pécau (scénario) préfère imaginer une France qui ne capitule pas. « Et si la France avait continué la guerre » se déroule durant cet été 40. Alors que les divisions nazis déferlent sur le pays, le gouvernement de Paul Reynaud, replié dans un château de la Loire, décide de respecter la parole donnée aux alliés britanniques. Pétain, chef de file des tenants d'un armistice, est arrêté pour haute trahison, De Gaulle est nommé chef des armées, la première bataille est perdue mais la France ne capitule pas. Le tome inaugural, dessiné par Ukropina, est essentiellement politique. Les événements sont racontés par l'intermédiaire d'un aviateur et de sa compagne, jeune franco-américaine qui n'a pas froid aux yeux. Aux commandes de son avion peint en rose, elle va servir de messagère. Le tome 2 la verra arriver à Toulouse pour tenter de coordonner la contre-offensive tricolore. Passionnant.

 

« Et si la France avait continué la guerre » (tome 1), Soleil, 14,95 €
 

02/11/2015

Livre : Deux Simenon dans l'Histoire

Georges est romancier mondialement connu. Christian un raté qui sombre dans le nazisme. L'histoire de la fratrie Simenon vue par Patrick Roegiers.
 
Loin de ne concerner que l’Allemagne et l'Italie, le fascisme puis le nazisme ont contaminé toute l'Europe. En Belgique, le plus ardent défenseur de de la suprématie aryenne était Léon Degrelle, fondateur du mouvement Rex. Catholique, Wallon, populiste et férocement opposé aux Juifs, il a plongé dans le moule du Furher. Son mouvement, avant la déclaration des hostilités, sans déplacer les foules, remportait un beau succès. En se penchant sur la destinée de « L'autre Simenon », Patrick Roegiers raconte surtout cette période trouble de la Belgique. Quand le fanatisme autorisait la violence. Au milieu des années 30, Léon Degrelle sillonne le pays. Il tient meeting sur meeting. L'entrée étant payante, il remplit les caisses de son parti politique.
Dans le public un certain Christian Simenon, frère de Georges, le déjà très célèbre romancier, créateur du commissaire Maigret. Christian est fasciné par les gesticulations de cet homme sur l'estrade. Le roman plonge le lecteur dans la frénésie de ces réunions publiques qui parfois ressemblent plus à des combats de boxe. Il décrit Degrelle : « Rien n'était spontané dans son attitude. Tout était étudié. Tel un roué comédien, il implorait paumes ouvertes, menaçait du doigt, comprimait d'une main son coeur ou tendait vers le ciel l'index de l'imprécateur. Faussement furieux, il se dressait sur ses ergots et gérait à la perfection ses effets. (…) Le public frissonnait d'aise. Les hourras s'amplifiaient. La salle tanguait sous la verbosité déferlante du pétroleur populiste et carriériste mégalomane. » Léon Degrelle est un personnage abject, mais en ces temps troublés, il parvient à s'imposer.
 
Un vrai tueur
Et dès que la Belgique est envahie par les troupes nazies, il se retrouve en première ligne pour dénoncer, déporter, emprisonner, torturer et tuer. Christian Simenon reste en Belgique, contrairement à son frère qui trouve refuge en France. Mais si le premier collabore ouvertement avec l'occupant, le second n'est pas aussi irréprochable que ce que l'Histoire retiendra. Il a fait partie de ces millions d'hommes et de femmes qui n'ont pas résisté. Sans véritablement collaborer non plus. Mais presque. Ce qui vaudra à Georges Simenon une brève interdiction de publier à la Libération.
Le destin de Christian est plus tragique. Patrick Roegiers revient avec une rare violence sur le massacre de Courcelles et la participation de Christian. De simple fonctionnaire de Rex, il devient un tueur. Consentant. « Et soudain, l'envie de tuer lui était venue comme une folie nécessaire. Il s'était désigné pour cette mission. Et il devait l'accomplir. » Dès qu'il presse sur la gâchette, il sait que c'en est fini de sa vie. Il bascule de l'autre côté, celui qui lui permet enfin de faire quelque chose que son frère, lui n'a jamais fait. Sur le papier Georges a raconté des centaines de meurtres, mais n'a jamais tué. Christian, si.
Avec des faits historiques incontestables, Patrick Roegiers a imaginé cet affrontement indirect entre deux frères rivaux. Mais ce n'est qu'un roman puisque la fin imaginée par l'auteur belge est différente de la réalité. Un récit puissant, au style riche et très imagé, qui dévoile un pan ignoré de l'histoire de l'Europe.
Michel Litout
« L'autre Simenon », Patrick Roegiers, Grasset, 19 €
 

 

 

28/09/2015

BD : Soldats inhumains dans "Drones" au Lombard

 

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La guerre est en pleine mutation. Si certains sont encore à monter des opérations commando avec risque de corps à corps, d'autres préfèrent utiliser toutes les nouvelles technologies pour prendre zéro risque. Les USA sont devenus experts dans cette technique, les nouveaux pilotes ne quittent plus leurs bases aériennes. Ils se contentent de piloter à distance des drones meurtriers. Sylvain Runberg dans « Drones » pousse cette logique à son maximum. Dans un futur proche, la Chine est devenue une poudrière. Les démocraties occidentales profitent du régime de fer pour implanter des usines à bas coût. Le peuple se rebelle et des groupes de libération harcèlent les polices locales. Sous couvert de lutte contre le « terrorisme », les armées européennes mènent des opérations de représailles. Dessiné par Louis, ce premier tome présente surtout les deux principaux personnages de Drones. D'un côté Yun Shao, la rebelle chrétienne, meneuse d'hommes et autonomiste. De l'autre Louise Fernbach, pilote de drone pour l'armée européenne, capable de tuer des dizaines de personnes puis, deux heures plus tard, d'aller chercher ses enfants à l'école. La guerre aseptisée avec des soldats inhumains. Cela fait peur....

 

« Drones (tome 1), Le Lombard, 13,99 €

 

20:11 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drones, runberg, louis, guerre, lombard

07/07/2015

BD : Résistance en culottes courtes

 

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Sujet sensible que celui abordé par Dugomier (scénario) et Ers (dessin) : Comment la Résistance est-elle apparue en France ? Si l'appel du 18 juin est une date clé, il n'a pas été entendu par grand monde. En réalité, la Résistance a été inventée par autant de Résistants durant les premiers mois d'occupation allemande. Et comme l'a fait remarquer Germaine Tillion, récemment panthéonisée, « Ce ne sont pas des réseaux qui cherchaient des volontaires mais des volontaires qui cherchaient des organisations. » Un des nombreux documents reproduits en fin d'album dans un dossier pédagogique très riche. En cet été 1940, les troupes allemandes déferlent sur la France. La débâcle laisse un pays aux mains des envahisseurs. L'arrivée de Pétain change la donne. Ce héros national sait parler au peuple. Mais trois jeunes du village de Pontain l'Ecluse ne veulent pas obéir. Ils vont tenter de trouver des moyens pour ralentir les Allemands et surtout ouvrir les yeux aux Français. La meilleure BD sur le sujet depuis très longtemps.

 

« Les enfants de la Résistance » (tome 1), Le Lombard, 10,60 €