19/05/2017

Série Télé : « The Code », l’Australie entre nature et technologie

Série australienne imaginée par Shelley Birse, « The Code » plonge le spectateur dans les deux facettes de l’Australie contemporaine. D’un côté Lindara, petite localité perdue au milieu du bush et de l’autre Canberra, la capitale de cette fé- dération d’états. Le contraste est d’autant plus grand qu’à Lindara, il y a essentiellement des paysans, souvent métissés avec des aborigènes alors que l’intrigue dans la capitale se déroule dans le bâtiment du gouvernement, avec rivalités entre ministres, presse d’investigation et secrets de conseillers très ambitieux.

Tout commence par la mort d’une adolescente. La voiture a eu un accident. Son fiancé ne se souvient de rien si ce n’est d’un camion croisé en pleine nuit. L’institutrice des deux adolescents veut que la vérité éclate et contacte un journaliste de Canberra. Ce dernier, véritable hé- ros de la série, a un frère autiste, passionné d’informatique qui a déjà été plusieurs fois inculpé de piratage.
On aime dans cette série les paysages gigantesques de Lindara et la beauté glacée de Canberra, stricte et moderne. Les acteurs sont inconnus mais excellents, notamment Ashley Zukerman qui interprète le hacker et la jeune et très belle Adele Perovic, petite amie de ce dernier mais au rôle plus trouble qu’il n’y paraît. Une première saison de six épisodes qui verra sa conclusion dans la saison 2, de six chapitres également et qui sera mise en vente mi juillet.
 ➤ « The Code », Universal, coffret de deux DVD, 15 €

25/10/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Surchauffe sur le net

internet, hacker, mr robot

Apprendre à tous les jeunes à coder : ce vœu pieu devient de plus en plus d’actualité tant il apparaît que les utilisateurs d’internet, de passifs, ne peuvent plus que devenir actifs. On clique et ça fonctionne : presque de la magie qu’il va falloir oublier. L’heure est à la compréhension totale et complète des méandres du réseau mondial.

Certains s’alarment de la disparition programmée du net. La semaine dernière, de multiples attaques ont gravement perturbé le fonctionnement de plateformes devenues essentielles dans nos nouvelles vies hyperconnectées. De Twitter à Netflix en passant par Amazon, tout buggait. Avec l’intention de submerger ces services, des pirates ont pris possession de millions d’objets connectés. Un four qui veut twitter, une caméra de vidéo surveillance qui désire acheter un livre : de quoi se demander si la révolution virtuelle de l’intelligence artificielle planétaire ne se met pas en marche.

Une apocalypse déjà imaginée par les scénaristes de la série « Mr Robot » (saison 1 en DVD chez Universal et saison 2 depuis hier sur France 2). Pour nuire à une multinationale, les hackers anarchistes décident d’effacer toutes les mémoires des comptes privés stockés dans les bases de données. Il suffit pour cela de neutraliser la climatisation des chambres fortes. Un petit coup de chaud et des milliards de dettes disparaissent. Une utopie, vraiment ? 

10:33 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, hacker, mr robot

13/04/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Le jeu du mot de passe

tv5, état islamique, jihadiste, daesh, hacker, piratesLes producteurs de télévision, toujours à l'affût de nouveaux concepts, devraient se pencher sur cette idée de jeu. Le but : trouver le mot de passe d'un média ou institution quelconque. La récompense : en plus d'une petite heure de gloire (possibilité de publier ou de diffuser les propos ce que l'on veut, hormis la propagande nauséabonde), l'intégration immédiate dans les services secrets français, qui recrutent à tour de bras tout bidouilleur tant soit peu habile en informatique.

"Craquer" des mots de passe est quasi élevé au rang de sport national. La mésaventure arrivée en début de semaine à TV5 Monde, piratée durant quelques heures par le groupe État islamique, est restée heureusement sans conséquence. A TV5, ils ne semblent pas avoir retenu la leçon. Dans un reportage tourné dans la rédaction et diffusé sur France 2 le lendemain de l'attaque, on pouvait nettement lire sur une feuille accrochée au mur, le mot de passe de la chaîne francophone pour se connecter sur Youtube... Trop facile !

Si j'étais bon en informatique, je n'hésiterais pas une minute à pirater certains sites. Sur le blog de Morandini je glisserais un article sans faute d'orthographe, le Monde ferait enfin l'apologie de Nabilla, le Figaro dirait du mal du Rafale, Libération expliquerait pourquoi les hipsters barbus ne sont plus nécessairement dans le coup, L'Élysée diffuserait gratuitement les films de Julie Gayet et toutes les photos de Nicolas Sarkozy sur le site de l'UMP seraient remplacées par des portraits en pied de François Fillon.

Mais là je rêve. Les hackers ne possèdent pas la moindre once d'humour.

03/09/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Des nuages sur les stars

Jennifer Lawrence, Kate Upton, Kaley Cuoco, Avril Lavigne et d'autres stars du cinéma, de la télévision et de la chanson ont été surprises ce week-end en train de batifoler nues dans les nuages. Tout en étant sommaire et assez éloigné de la vérité, voilà pourtant la meilleure représentation du « celebgate ».

En réalité, un hacker est parvenu à percer les barrières de sécurité du stockage virtuel (le cloud ou nuage en langage informatique) des photos de plusieurs centaines d'utilisateurs de smartphone.

Parmi eux, quelques célébrités qui ont compris que leur iPhone et autre Galaxy permettent de réaliser des photos de très bonne qualité. Et persuadées que le cliché ne sort pas de l'appareil, se sont permis quelques portraits osés, seules ou en compagnie. Le hacker, bon prince, n'a pas voulu garder pour lui ces pépites. Voilà comment quelques milliers d'internautes ont brièvement découvert la chute de rein vertigineuse de Jennifer Lawrence.

Figurerait également parmi les victimes Rihanna. Mais cette dernière, depuis sa séance de photos dans « Lui », n'a plus grand chose à cacher...

Le scandale fait grand bruit. Certaines clament : il ne s'agit que de trucages éhontés ! D'autres reconnaissent le piratage et lancent une horde d'avocats pour empêcher toute propagation des clichés. Avec efficacité. Le « celebgate » prend une ampleur telle que le FBI him-self enquête pour découvrir l'identité du pirate.

Moralité : si les smartphones se transforment en paparazzi et que la NSA - l'œil et l'oreille de l'Amérique - s'en mêle, Les magazines people n'ont plus qu'à fermer boutique.