21/01/2017

Sondage : les Français plébiscitent les grands classiques de la bande dessinée

FRANCO-BELGE. Astérix et Tintin restent les préférés et 41 % des personnes sondées ont acheté une BD dans l’année.

Avec ou sans potion magique, Astérix est le plus fort. Le nouveau volet de l’observatoire de la vie quotidienne des Français porte sur la bande dessinée, à une semaine de l’ouverture du festival d’Angoulême. Le petit Gaulois imaginé par Albert Uderzo et René Goscinny est la BD francobelge préférée pour 50 % des sondés. Il devance Tintin et Gaston Lagaffe. Ce sont les grands anciens qui se taillent la part du lion dans ce classement car on retrouve également nombre de héros nés avant les années 60 comme Lucky Luke, Boule et Bill, Spirou, Blake et Mortimer ou les Schtroumpfs. Seule série relativement récente tirant son épingle du jeu, le Chat de Philippe Geluck précède de peu Titeuf de Zep.

■ La bataille des nouveautés

Les Français ont depuis toujours aimé la BD. Et cette histoire d’amour semble toujours être d’actualité puisque 41 % des sondés affirment avoir acheté une ou plusieurs BD dans l’année écoulée. Ce secteur de l’édition, malgré une surproduction de plus en plus problématique (pas moins de 3 988 nouveautés en 2016), reste très dynamique même si les tirages ont tendance à diminuer. Le match Tintin/Astérix ne date pas d’aujourd’hui. Longtemps sans concurrence, le jeune reporter belge a vu sa suprématie s’étioler dans les années 60 et la naissance d’Astérix dans les pages du journal Pilote.

Paradoxalement, ce match est à son plus haut niveau en cette année 2017. Sortie il y a moins de 15 jours, la version colorisée de « Tintin chez les Soviets », premier titre un peu oublié de la série, a immédiatement pris la tête des ventes, toutes catégories confondues selon le dernier baromètre GFK/Livres Hebdo. Tirée à 300 000 exemplaires, cette BD datant de 1929 bénéficie certainement du phénomène collection. Car le sondage nous apprend que 59 % des Français ont déjà collectionné une ou plusieurs séries.

Astérix ne sera pas en reste. Le Gaulois a l’avantage de proposer des nouveautés tous les deux ans depuis la décision d’Uderzo de passer la main à Ferri et Conrad. Retenez déjà la date : le 19 octobre sortie d’une nouvelle aventure où, selon les premières indiscrétions, Obélix serait particulièrement en vedette. À n’en pas douter, cet album fera partie des 6 BD que les Français lisent en moyenne chaque année, 8 pour la région Occitanie, la plus « bédéphage » avec le Nord et la Bourgogne. 

 

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Les mangas et les comics peinent à émerger

Dans la compétition entre la vieille Europe, les USA et le Japon, la pré- férence des Français va très largement pour les productions du vieux continent. Ils ne sont que 4 % à préférer les mangas et 3 % les comics. L’invasion annoncée à une époque n’a pas eu lieu. Et les succès en salles des adaptations des aventures des super-héros ne se transforment pas par une razzia sur les histoires originales, souvent écrites par Stan Lee. Benoît Brisefer fait mieux que Superman ou Naruto.

Une impression à nuancer cependant chez les plus jeunes. Là, on sent que les goûts diffèrent un peu. Ils sont 13 % à préférer mangas ou comics aux classiques histoires en 44 planches et couverture cartonnée. Dans l’univers des justiciers américains, Batman s’impose devant Spiderman et Superman. Mais à la question « quel héros de bande dessinée rêveriez-vous être ? », Superman l’emporte devant Wolverine chez les hommes, Wonder Woman chez les femmes.

Côté mangas, Dragon Ball ne fait pas de détails en récoltant 49 % des suffrages, très largement devant Death Note et Naruto. Reste que ces deux catégories, tout en étant minoritaires, concourent pour beaucoup dans le dynamisme du secteur de la BD en France. Chaque mois ce sont des dizaines de nouveaux mangas à très petits prix qui sont proposés aux amateurs et les comics suivent le mouvement. Il est vrai que les productions sont particulièrement importantes dans les deux pays d’origine et souvent peu coûteuses pour les maisons d’édition spécialisées. Et preuve que ces succès sont appelés à s’amplifier, des auteurs français se lancent dans le genre, comme Serge Lehman imaginant des super-héros français, ou Lastman, manga français respectant la pagination (copieuse) et le rythme de parution (rapide) inhérents au genre. 

10/01/2017

Bande dessinée : Tintin est de retour au Pays des Soviets, mais en couleur

 

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Paru en 1929 dans les pages du quotidien belge « Le Petit XXe », la première aventure de Tintin bénéficie d’une seconde jeunesse avec la sortie, ce mercredi 11 janvier, d’une version colorisée. Tombée dans l’oubli durant de longues décennies, la première aventure de Tintin n’avait pas encore eu les honneurs d’être publiée dans la collection qui débutait jusqu’à maintenant par le Congo et s’achevait chez les Picaros.

Les péripéties du jeune reporter en Russie étaient, selon Hergé, une œuvre de jeunesse, mal dessinée. Il aurait eu l’intention de la reprendre et de l’améliorer, mais le manque de temps a fait capoter le projet. Après une exhumation de la version en noir et blanc dans la collection des « Archives Hergé », ouvrages de luxe réservés aux amateurs, les éditions Moulinsart et Casterman offrent à ce récit oublié une nouvelle approche avec cette colorisation. Un travail de plusieurs années, cordonné par Michel Bareau, avec la volonté de rendre tout son dynamisme à cette BD d’action. Bolides qui filent, explosion dans le ciel, froid polaire, accidents de trains : les 144 pages donnent l’occasion à Tintin de faire montre de débrouillardise pour se sortir de situations périlleuses.

Si les premières pages sont encore un peu hésitantes, Hergé ne maîtrisant pas encore la représentation de son personnage, il prend rapidement de l’assurance, posant en quelques cases les bases de ce qui deviendra la ligne claire. On se régale des réparties, souvent très ironiques, d’un Milou beaucoup plus autonome que dans les aventures suivantes. Mais si « Tintin au Pays des Soviets » a longtemps été oublié, c’est aussi pour son côté politique. Travaillant pour un journal catholique, le jeune Hergé (il n’a que 21 ans) ne fait pas dans la nuance quand il dénonce les dérives du régime soviétique. Sa sortie aujourd’hui n’offusque plus personne, mais il y a quelques années certaines vérités n’étaient pas toujours bonnes à dire.  

➤ « Tintin au Pays des Soviets » de Hergé, Casterman et Editions Moulinsart, 144 pages couleur, 14,95 €. En vente le 11 janvier. Edition luxe 31,50 €

 

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16/11/2016

De choses et d'autres : La super Lune est signée Hergé

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Entre 700 000 et 900 000 euros. Telle est l’estimation de la planche de l’album « On a marché sur la Lune » des aventures de Tintin et Milou mise en vente samedi à Paris par Artcurial. Près d’un million d’euros pour une feuille de papier de 50 cm de haut et 30 de large, recouverte de 12 cases dessinées en noir et blanc.

La société de ventes aux enchères explique dans son catalogue, après avoir décrit l’œuvre : « Cette planche peut se résumer tout simplement par « on a marché sur la Lune ! » Objectivement, je me demande si ce prix exorbitant est justifié. Car à la base, n’oublions pas qu’il ne s’agit que de bande dessinée, destinée à être publiée dans une revue puis en album. Une histoire déjà imprimée à des millions d’exemplaires. Réalisée en 1954, la planche n’est même pas signée par Hergé. Il se peut d’ailleurs qu’il n’en ait que supervisé la réalisation finale par les membres de son studio (à l’époque Bob de Groot, Jacques Martin ou Roger Leloup) sollicités pour redessiner les anciens albums mais également permettre au maître de tenir les délais.

Sans compter qu’il ne s’agit que d’un assemblage de cases, car la version album a dû être réduite pour rester dans les 62 pages classiques. Bref, même si ces dessins ont fait rêver des millions de gamins, il ne s’agit pas réellement d’un « original » de Hergé. Juste une douce folie pour un nostalgique suffisamment riche pour l’accrocher dans son salon. 

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17/08/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Tintin, héros éternel (3/3)

 

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 Si Tintin est parvenu à conquérir la planète, donnant ainsi l'occasion au général de Gaulle de prononcer cette sentence savoureuse "Mon seul rival international, c'est Tintin", le succès des albums n'explique pas tout. Hergé, à l'image d'un Walt Disney, comprend rapidement que cette notoriété représente une seconde mine d'or. Il verrouille l'image du jeune reporter et embauche d'excellents dessinateurs pour réaliser publicités et autres produits dérivés.

Une exclusivité prolongée par la société Moulinsart, toujours vigilante (et parfois très procédurière selon ses nombreux détracteurs) quant à l'utilisation de la fameuse ligne claire popularisée par le dessinateur belge. Ensuite, partout où la BD n'est pas élevée au rang d'art populaire, on trouve des adaptations : dessins animés originaux comme "Le lac aux requins" ou films plus ou moins réussis (Les oranges bleues et la Toison d'or dans les années 60). Le succès vient surtout de l'adaptation fidèle des albums en dessins animés pour la télévision. Une série toujours au programme cet été chaque vendredi soir sur 6ter, chaîne de la TNT.

Enfin arrive Steven Spielberg en 2011. Il met des années à réaliser "Le secret de la Licorne". Succès public mais critiques négatives. Depuis, calme plat. Peter Jackson, producteur du premier film, pourrait réaliser le second qui serait tiré de "L'affaire Tournesol"... ou du "Temple du Soleil". Mais, délais de fabrication obligent, la sortie en salles n'aura pas lieu avant 2020. Quatre ans, dérisoire pour une saga lancée en 1929 ! 

 

23/03/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Le prix de l'art

enchères, christies, hergé, originauxLa beauté est subjective. Son prix aussi. Comment décider de la réelle valeur d'une œuvre d'art ? Cette question restera toujours sans réponse et taraude les esprits depuis des siècles. Il n'empêche, tout sens de la mesure semble désormais perdu.

Régulièrement, on apprend qu'un artiste a pulvérisé son précédent record. Des millions, puis des dizaines de millions. Bientôt des centaines pour une simple toile et certains experts envisagent sérieusement la possibilité de passer dans la catégorie milliards...

Le marché de l'art est devenu le nouveau terrain de jeu des plus grands prédateurs jamais répertoriés sur notre planète : les spéculateurs. Ils s'attaquent depuis quelques années à celui de la bande dessinée. Des planches originales viennent récemment d'affoler les ventes aux enchères parisiennes. Si Hergé a un peu "déçu", d'autres dessinateurs ont vu leurs œuvres très disputées. Simple effet de mode ou profond phénomène de société ? Telle la valeur de l'art, la discussion demeure ouverte.

Pour relativiser tout cela, il suffit de regarder une imposture filmée par une télévision néerlandaise. Un poster (10 euros chez Ikea) est présenté dans un musée comme la dernière œuvre d'un jeune artiste. Les visiteurs sont interrogés sur sa beauté, sa signification et sa valeur. Non seulement ils découvrent dans le dessin quantité d'explications tirées par les cheveux, mais les fourchettes de prix données sont très larges. De quelques centaines d'euros (une plus-value déjà correcte), à 2,5 millions.

Ne jamais oublier qu'une bonne escroquerie ne fonctionne que si l'on trouve de bons pigeons.

21/03/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Souvenirs d'éclipse

Plutôt que de ressortir Papy Trenet pour introduire l'événement (Le Soleil a rendez-vous avec la Lune... ), je vais empiéter sur les plates-bandes de mon collègue du dimanche et vous raconter comment une éclipse du soleil est en partie à l'origine d'une des plus grandes passions de ma vie.

tintin, temple du soleil, castermanAu début des années 70, alors que j'étais encore en culottes courtes, ma grande sœur a une idée merveilleuse pour mon cadeau de Noël. Pas très riche, elle m'offre un album de BD. En ce 25 décembre, je me plonge dans Le temple du Soleil, une des aventures de Tintin et Milou. Le choc.

Pour la première fois, j'ai l'impression d'être complètement immergé dans une histoire. Que ce soit sur le bateau pour rejoindre l'Amérique du Sud, face à un lama susceptible ou encore au cœur de la jungle amazonienne, accroché aux pattes d'un condor, dans les cavernes ou le fameux temple rempli d'or, tout me semble incroyablement réel. Et puis arrive l'épisode de l'éclipse. Tintin se fait passer pour le maître du soleil auprès des indigènes. Le nez dans la BD, cette disparition puis réapparition du soleil, je les vis à fond.

En août 1999, comme des millions de Français, j'ai observé l'éclipse totale à l'aide de lunettes spéciales. Étrangement, elle n'a pas eu la saveur de celle du Temple du Soleil. Excepté le froid saisissant, le ressenti était bien moindre que sous le trait de Hergé. Alors ce matin, je ne sortirai pas la tête en l'air et me contenterai de relire, pour la centième fois au moins, cet album défraîchi qui m'a tant fait aimer la BD.

31/03/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Tabou, Tintin

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Pas touche à la houppette ! Tintin, tel le dieu de la bande dessinée moderne, est devenu quasiment intouchable. Hergé, avant de mourir, a clairement dit qu'il ne voulait pas que son personnage lui survive. Sa veuve, Fanny, en fait encore plus. La moindre case extraite des albums est considérée comme une œuvre d'art, il est donc interdit de la reproduire sans l'autorisation de la fondation chargée de veiller sur l'héritage. Les avocats des éditions Moulinsart sont sollicités au moindre dérapage.

Dernier exemple en date un blog intitulé "Le petit XXIe", résumant l'actualité forte du jour en une seule image tirée des aventures du journaliste belge. Une idée pas vraiment novatrice, les animateurs du blog, journalistes à Libération, se contentent de prolonger au quotidien le numéro historique paru au lendemain de la mort d'Hergé (le 3 mars 1983), uniquement illustré de dessins du maître de la Ligne Claire.

Si les éditions Moulinsart sont dans leur bon droit, elles ont une nouvelle fois énervé les fans du petit reporter avec un jusqu'au-boutisme quasiment intégriste. Tintin, de héros contemporain, semble se figer dans un carcan passéiste de plus en plus rigide. Là où les majors américaines autorisent les fans à utiliser les images des super-héros (du moment que ce n'est pas pour les dénigrer), Moulinsart bloque toute initiative, même positive.

Cela n'augure rien de bon pour la parution, en 2052, d'un possible nouveau Tintin, une année avant que les droits patrimoniaux ne tombent dans le domaine public.

Chronique "De choses et d'autres" parue lundi en dernière page de l'Indépendant. 

26/10/2013

BD : R. G. de retour au Congo avec Hermann et Yves H.

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Rémy Georget, le R. G. de la BD, est un jeune journaliste au Matin, journal de Bruxelles. Georget, timide et effacé, découvre par hasard qu'il a un oncle, Célestin, au Congo. On est en 1928 et l'immense pays africain fait rêver toute la Belgique. Il est engagé comme secrétaire par le conservateur d'un musée faisant partie du voyage du roi sur ses terres équatoriales. Rémy, accusé à tort de l'avoir assassiné durant la traversée, va devoir fuir durant les 56 pages de cet album dessiné par Hermann sur un scénario de Yves H, son fils. L'intrigue n'a rien d'exceptionnelle (une histoire de vengeance) mais vaut surtout par les clins d'œil, allusions et autres private joke cachées à chaque coin de page. L'oncle Célestin ressemble à un Tintin ayant mal tourné, un marin écossais est aussi barbu que le capitaine Haddock, on a même droit à une Castafiore en puissance. Mais comme c'est Hermann qui dessine, elle est belle à couper le souffle. Dans un registre radicalement différent, le dessinateur de Jeremiah et de Bernard Prince prouve qu'il arrive encore à s'amuser devant sa planche à dessin. Nous aussi !

 

« Retour au Congo », Glénat, 13,90 €



08:53 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : congo, hermann, uves h, hergé, hommage, glénat

06/11/2011

Hergé à nu dans une biographie dessinée par Stanislas chez Dargaud

 

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Hergé, Stanislas, Bocquet, Fromental, DargaudSon héros connait enfin la consécration sur grand écran : Hergé serait certainement très content de l'adaptation de Steven Spielberg. La réédition de la biographie illustrée de Georges Rémi, écrite par Bocquet et Fromental et dessinée par Stanislas, revient sur l'accord signé entre le créateur de Tintin et le réalisateur d'ET. En 72 pages on en apprend beaucoup sur la vie d'Hergé, de ses débuts chez les scouts (un carnet de croquis à la main), à ses derniers jours, beaucoup plus intéressé par l'art abstrait que la BD. Entre, il y a une œuvre ponctuée de rencontres, d'amour, de fâcheries et de dépression. La vie d'Hergé n'est pas aventureuse, elle n'en demeure pas moins passionnante.

 

« Les aventures d'Hergé », Dargaud, 15,95 €


 

01/03/2009

Mes BD souvenirs (2)

temple du soleil.jpgMon premier album, je m'en souviens comme si c'était hier. Il est vrai que je l'ai lu et relu car pendant des années cela a été également son seul et unique album. Je devais avoir 11 ans à peine. Pour Noël, ma grande sœur Monique m'avait offert « Le Temple du Soleil » d'Hergé. Mon premier Tintin. Pas le plus mauvais, loin de là. Je ne me souviens pas des autres cadeaux de ce Noël, mais ce Tintin restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Au début, je n'ai pas compris que c'était une suite. J'attendrai d'ailleurs des années avant de lire « Les 7 boules de cristal ». Je me contentais de cette histoire me faisant découvrir une Amérique du Sud mystérieuse entre jungle et montagne. J'ai beaucoup ri au lama fâché.
tintin_condor.jpgLa scène la plus spectaculaire reste, à mon avis, celle de l'attaque du condor. La progression dans la forêt vierge m'a émerveillé. Je pouvais rester des heures à détailler chaque dessin, parfois à tenter de les recopier. La galerie de portraits, en pages de garde, est resté longtemps un mystère pour moi qui n'avait pas lu les autres albums. Ce « Temple du Soleil » restera le plus beau cadeau de Noël de toute ma vie.
J'ai conservé cet album très longtemps, malgré son état de plus en plus détérioré. Il n'a cependant pas survécu à un énième déménagement (je dois approcher de la trentaine de changement d'adresse sur quatre continents différents...). Adulte, à l'aise économiquement, ma collection de BD a dépassé les 4000 titres, dont tous les Tintin. Aujourd'hui, je n'ai plus que 2000 albums. Et un seul Tintin classique : « L'affaire Tournesol », acheté il y a quatre mois... J'ai failli craquer cet hiver pour l'intégrale. Mais c'était cher (77 euros, 88 maintenant) et peu pratique. Je pense que je vais reconstituer la série des Tintin en sillonnant les vide-greniers de la région.
Tintin m'a fait découvrir la BD franco-belge. Quelques années plus tard, dans le rayon librairie des Nouvelles Galeries de Langon, j'ai réussi à convaincre ma mère de m'acheter un recueil de la revue Tintin (période Hebdoptimiste). Je plongeais une nouvelle fois dans un monde merveilleux qui a totalement changé mon existence
(A suivre dimanche prochain)

06:06 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tintin, casterman, hergé