13/04/2017

De choses et d'autres : futur logement vacant


Dans un mois, un logement va se libérer. Le président de la République française a pris pour habitude d’emménager dans le Palais de l’Élysée. La ou le vainqueur du second tour aura donc la possibilité de louer son actuelle demeure.
Cela a donné l’idée au site Likibu.com, « le 1er comparateur de location de vacances » d’estimer « les prix à la location auxquels pourraient être affichés les biens des candidats à l’élection présidentielle. » En s’alignant sur la moyenne des locations constatées pour les surfaces et lieux déclarés, on s’aperçoit que là aussi les écarts sont grands. Le jackpot et de très loin est remporté par François Fillon. Sa simple maison, présentée par le site comme un manoir, pourrait être louée 510 euros par nuit. Plus de 3 000 m2 habitables et un nombre considérable de chambres. Si le candidat de la droite l’emporte et fait le plein à la location durant les cinq années de son mandat, il pourrait empocher plus de 930 000 euros. De quoi, enfin, mettre un peu de sous de côté. Ou accepter, comme lui demandent des milliers d’internautes, de « rendre l’argent » des salaires des emplois présumés fictif de sa famille.
François Asselineau, propriétaire d’un 200 m2 en plein Paris, pourrait quant à lui récolter 410 euros par jour. Dormir chez Emmanuel Macron au Touquet coûtera au touriste « en marche » 146 € la nuit. Encore faudra-t-il qu’Emmanuel persuade son épouse Brigitte, propriétaire en son nom propre du bien immobilier.
Enfin pour Philippe Poutou la question ne se pose même pas : seul ouvrier candidat, c’est aussi le seul qui ne soit pas propriétaire et loue son logement... 

(Chronique parue le 13 avril en dernière page de l'Indépendant).

10/04/2017

Roman : Mais qui a trucidé la jolie starlette dans le roman "VIP" de Laurent Chalumeau ?

 


Forcément, en refermant ce roman jubilatoire de Laurent Chalumeau, on se demande ce qui retourne du vrai et ce qui n’est que fiction pure et dure. Puis on se souvient qu’avant la première page du récit, il y a un avertissement vite parcouru et qui prend, une fois le livre refermé, toute sa signification. « Alors, personne ne le croira, mais tant pis : toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé serait fortuite et involontaire. Surtout, franchement, elle serait assez déprimante. » Mais pourquoi ce serait si déprimant vous demandez-vous ? Impossible de vous donner le fin mot de l’histoire, il est des précisions qu’il v
aut mieux ne jamais savoir avant de lire un roman. Dans la vraie vie non plus d’ailleurs... L’entame de « VIP » (comme Very important people) a tout du polar. Dans un appartement luxueux du Paris bourgeois, deux cambrioleurs fouillent les tiroirs à la recherche des objets de valeur. Une jeune femme, quasi nue, sort de la salle de bain. Panique. Des deux côtés. Maîtrisée, elle n’a pas le temps de donner l’alerte et de prévenir son amant qui doit la rejoindre dans quelques minutes.
Jeune actrice, primée d’un césar du meilleur espoir, Anaïs Carvin est une habituée des pages people. Pourtant les deux malfrats mettent du temps à la reconnaître. Sans maquillage elle a une tout autre apparence. Mais reste très belle. Beaucoup plus que le plus haut de gamme de leur banlieue minable. Encore plus quand ils enlèvent la serviette de bain.
■ Scandale étouffé
La starlette se croit seule et abandonnée mais un témoin ne rate rien de la scène. Patrice Corso est paparazzi. Il a eu l’info que la jolie mais très volage Anaïs serait rejointe par son nouvel amant. Un autre people, du croustillant. Patrice, qui a déjà perdu nombre de procès contre la comédienne, y voit l’occasion de se venger. Et de vendre cher ces clichés exclusifs pris depuis l’appartement en travaux en face de celui d’Anaïs. Même quand ça dérape, il continue à photographier et filmer. Juste avant que le viol ne débute, une quatrième personne arrive dans la pièce.
Et là, Patrice n’en croit pas ses yeux. Il voulait du scoop, mais à ce point... Du très haut niveau. Mais comment exploiter l’événement quand la scène se transforme en carnage ? Faisons confiance à Patrice qui sait que « Dans la presse caniveau, mon petit pote, t’es dégourdi ou tu dures pas. »
15 minutes plus tard pourtant, Patrice s’enfuit, terrorisé, laissant quatre morts dans l’appartement, dont sa starlette. La suite du roman décrit comment ce scandale sera méticuleusement étouffé, malgré la perspicacité de policiers et l’opiniâtreté d’une juge d’instruction.
Une description minutieuse du travail d’enquête par un Laurent Chalumeau particulièrement au fait. Et quand de grands intérêts entrent en jeu, dictature africaine et ambitions politiques, les quatre morts de la scène première sont rejoints par quelques lampistes pour noyer le tout. Mais tout ça n’est que fiction. Du moins, on l’espère.
 ➤ «VIP» de Laurent Chalumeau, Grasset, 18,90 €


22/03/2017

BD : "Gérard", un portrait intimiste d'un monstre du cinéma français


Acteur incontournable du cinéma français depuis près d’un demi-siècle, Gérard Depardieu ne laisse personne indifférent. Ses positions politiques à l’emporte-pièce l’ont parfois coupé d’une partie de son public. Mais il reste envers et contre tout entier, ours mal léché, fils de prolo passionné d’art, capable de gentillesse comme de colères homériques. Pour mieux comprendre cet homme que la vie n’a pas épargné, le mieux est encore de le suivre au quotidien, entre tournage, voyages d’affaires et autres enregistrement d’émissions culinaires aux quatre coins de l’Europe. L’exercice est périlleux, mais Mathieu Sapin, dessinateur de BD, a accepté le challenge. Cela donne un gros roman graphique de 160 pages, de son hôtel particulier parisien à Moscou en passant par le Portugal ou la Catalogne.



Tout a commencé en 2012. Mathieu Sapin accompagne Gérard Depardieu en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule.
■ Homme attachant
Le petit dessinateur (pas tant que cela, mais tout le monde semble petit à côté des 140 kg de Depardieu), à force de gribouillages sur ses carnets, d’écoute et d’observation obtient l’amitié de l’acteur. Ce n’était pas gagné. Gérard a la relation sélective. Et peut être odieux avec quelqu’un qu’il a dans le nez. Mathieu Sapin le raconte sans détour quand l’acteur, au Portugal, prend en grippe le serveur d’un restaurant. Il ne cessera de le harceler et s’en explique ensuite auprès de son « biographe » : « Je peux continuer de les vexer jusqu’à ce que je voie qu’ils souffrent, et là je dirai ‘Je te demande pardon, je le ferai plus’».
On n’apprend rien d’essentiel sur Depardieu et ses provocations (Poutine, exil fiscal...) mais on découvre un homme beaucoup plus tendre et profond qu’il n’y paraît. Sapin sait se rendre invisible comme quand il surprend l’acteur en train de caresser et de discuter avec un vieux chien qui pue. On provoquer des confidences, comme s’il était un vieil ami de toujours.
Clairement subjectif, l’auteur est tombé sous le charme. Il ne lui pardonne pas tout, mais presque. Comme l’explique Marina Foïs à François Hollande (Sapin a ses entrées à l’Elysée) : « Je l’aime sans réserves ! L’acteur qu’il est fait que je ne veux rien juger du reste. (…) Le monde est devenu trop étriqué pour Gérard. Il cherche de nouvelles émotions, mais il n’y a plus rien qui soit à sa mesure ». Au total, Mathieu Sapin est resté « cinq années dans les pattes de Depardieu ». Un témoignage drôle et émouvant.
➤ « Gérard. Cinq années dans les pattes de Depardieu » par Mathieu Sapin, Dargaud, 19,99 €

06/12/2016

De choses et d'autres : 2016, hécatombe politique

L’année 2016 restera certainement dans les annales comme celle qui compte le plus de « morts politiques ». A l’étranger comme en France.

Quand François Hollande annonce son renoncement à se représenter à la présidence de la République, il ne fait que suivre le mouvement. Tout a commencé quand David Cameron a donné sa démission de Premier ministre après la victoire du Brexit. Persuadé de l’emporter, il avait mis son poste en balance. Perdu. De la même façon, Matteo Renzi, en voulant réformer son pays, s’est heurté à un mur infranchissable. Obligé de rentrer dans le rang.

Hillary Clinton, donnée victorieuse par les sondages, a finalement perdu (malgré une large avance en voix) face au populiste Trump. Carrière terminée, elle peut se transformer en gentille grand-mère très disponible. Nicolas Sarkozy, persuadé que son histoire d’amour avec la France pouvait recommencer, devra se contenter de Carla. Le rejet est total, irrémédiable. Juppé aussi a été victime des sondages. La victoire qui lui était promise, est finalement revenue à l’étonnant François Fillon, le seul qui pour l’instant doit apprécier 2016.

Le prochain sur la liste pourrait bien être Manuel Valls. En démissionnant de Matignon pour endosser le simple costume de candidat à la primaire de la gauche, il prend le risque de se retrouver totalement démuni en janvier et d’être la première victime… de 2017. 

29/11/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Si Facebook était une fiction

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 En ces temps peu propices à la grosse rigolade (n'oublions jamais que François Fillon, de Droopy, le chien triste de Tex Avery, s'est transformé en pitbull, incarnation de cette droite qui ne plaisante pas et assume sa dureté) marrons-nous un peu avec ces fausses pages Facebook inventées par Virginie Spies. Un statut en dit souvent beaucoup sur l'humeur du moment. La sémiologue et chroniqueuse de l'Obs résume l'actualité avec des pages Facebook imaginaires. C'est ainsi que hier, François Fillon dit simplement « Je vous ai compris ». Un statut très gaullien aimé par Frigide Barjot et 312 409 retraités. De son côté, Alain Juppé s'abonne à la page « Caisse de retraite ». Plus loin, Manuel Valls souhaite « une bonne semaine à tous ». Si Claude Bartolone aime, François Hollande se contente du commentaire sec « 11 h 45 dans mon bureau » agrémenté du mot-dièse #RasLeBol. Virginies Spies ne se limite pas à la politique, elle adore aussi la presse people. Pour preuve, elle signale que Cyril Lignac vient de rejoindre Tinder, le célèbre réseau social de rencontres amoureuses. Une jolie façon de signaler, par la bande, sa rupture avec Sophie Marceau. Bref, en deux statuts, un commentaire et deux actualités (Fidel Castro est devenu ami du Che Guevarra), cette fausse page Facebook résume parfaitement le week-end. Mais tout est faux. Ce n'est pas pour rien que Virginie Spies l'a nommée « Facebook Fiction ».

09/09/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Reconversions

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Un élu abandonne rarement ses mandats, son pouvoir, pour se reconvertir dans le privé. L'exemple de Roselyne Bachelot, nouvelle voix de RMC l'après-midi (sur le créneau horaire occupé par Brigitte Lahaie, il fallait oser), n'est pas isolé. Ancienne pharmacienne, elle a occupé des postes de ministre avant de tout plaquer et se lancer dans cette carrière de confidente des auditeurs.

De même, pour continuer d'exister, Daniel Cohn-Bendit assure une chronique chaque matin sur Europe1 et Jean-Louis Debré anime sa propre émission sur Paris Première.

Nicolas Sarkozy a failli suivre le même chemin. Battu en 2012, il annonce son retrait de la politique. Avec l'ambition, jamais avouée mais flagrante : engranger le plus d'argent possible en donnant des conférences excessivement rémunératrices (un rôle de comique aurait également pu lui rapporter gros). Mais le démon de la politique lui est chevillé au corps. Il part à nouveau en campagne. S'il perd à la primaire, il ne lui restera que la retraite. À 61 ans. Un paradoxe pour celui qui voudrait en prolonger l'âge légal de quelques années.

L'an prochain, si Hollande renonce ou perd, je le verrais bien devenir commandant de paquebot. Un gros, un énorme. L'antithèse du pédalo.

Valls dispose du physique et du rictus propres aux vigiles de supermarché. Les petits voleurs feront demi-tour aussi sec.

Quant à Jérôme Cahuzac, à la fin de son procès, son avenir d'acteur semble tout tracé. Les yeux dans les yeux, il peut endosser tous les rôles. De méchants, de préférence.

06/09/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Adresses bidons pour vrais candidats à la présidentielle

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Pour trouver des informations sur internet, les utilisateurs utilisent les moteurs de recherche. L'occasion pour des malfaisants de détourner l'intelligence limitée de ces algorithmes. Principales victimes, les hommes politiques.

La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a été doublement le dindon de la farce. Si par hasard vous tapiez dans Google le titre du manifeste politique du chef de file des Républicains, "Tout pour la France", on vous proposait un site idoine sous l'adresse www.toutpourlafrance.net. Un clic plus loin, vous avez sous les yeux un site de vente en ligne de... nains de jardins. Méchant et petit (j'ai failli retirer cette deuxième appréciation par crainte d'être mal interprété, mais je fais confiance aux lecteurs pour ne pas y voir une pique supplémentaire contre ce grand homme d'État n je m'enfonce...).

Vous n'aimez pas les nains de jardin mais vous voulez que Nicolas Sarkozy soit élu président en 2017 ? Tapez tout simplement Sarkozy2017. Vous voilà sur un site avec sa photo plein écran. Problème, il dit "Oops" dans une bulle de bande dessinée avec en titre : "Sarkozy : les scandales et les casseroles". Promesses non tenues, mensonges à la pelle et bien évidemment affaire Bygmalion, le site n'épargne rien à l'ancien président. Il est victime de "cybersquatting". En clair, ses opposants (anonymes) ont été les premiers à déposer les noms de domaines et en profitent pour lui tailler des croupières.

A ce jeu, dès que Hollande sera candidat, parions qu'on tombera sur un site spécialisé sur les pédalos en tapant Hollande 2017.

31/03/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Revoilà la "cagnotte"

Divine surprise : les comptes de la Nation se redressent plus vite que prévu. Résultat le ministère des Finances se retrouve à la tête d'une "cagnotte" de 5 milliards d'euros. Immédiatement les spéculations vont bon train pour trouver une utilisation à cette somme inespérée.

D'un côté les puristes désirent accélérer l'effacement de la dette. Et au passage revenir au plus vite au 3 % de déficit promis à Bruxelles. Ce serait dans un premier temps la volonté de François Hollande. Mais en coulisse, nombreux sont ceux qui plaident pour un coup de pouce aux ménages les plus modestes. Normal, 2017 pointe son nez. 2017, année de la présidentielle.

Reste qu'il ne faut pas être devin pour douter de l'efficacité de la méthode. Juste se souvenir. En 1999, une reprise économique plus forte que prévue surprend le gouvernement. Les rentrées fiscales explosent et Lionel Jospin se retrouve à la tête de 9 milliards (50 milliards de francs à l'époque), la première "cagnotte" après des décennies de crise. Le Premier ministre socialiste de l'époque, pourtant excellent gestionnaire, se laisse convaincre de redistribuer cette manne. L'assurance de se faire élire en 2002 d'après ses conseillers. A l'arrivée, Jospin ne parvient même pas à se qualifier au second tour, la cagnotte est engloutie, la dette repart à la hausse...

Désormais la balle est dans le camp de l'Élysée. Quelle sera sa décision ? Mystère. Seule certitude, beaucoup auraient préféré que la révélation de cette "cagnotte" ne quitte pas les murs de Bercy.

30/03/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Les petits pas de Hollande

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Six mille. Pas un de moins. Tel est l'objectif que s'est fixé François Hollande au quotidien. Pas 6 000 chômeurs en moins, ce serait trop beau (et totalement irréalisable), simplement 6 000 pas chaque jour.

Le président va équiper son smartphone d'un podomètre et s'astreindre à marcher un peu plus. Une opération de communication lancée sous les bons auspices de Michel Cymes, le toubib de la télé et la mise en pratique dès aujourd'hui lors du lancement de l'Euro de foot par le président. Marcher est bon pour la santé. Mais il faut au minimum 6 000 pas quotidiens pour en ressentir les effets bénéfiques.

François Hollande, qui a repris du poids depuis son élection en 2012, a certainement besoin de retrouver la forme pour affronter les prochaines échéances électorales. Reste à savoir comment est paramétré son podomètre. Le problème de Hollande ces derniers mois reste indéniablement sa propension à faire deux pas en avant et un en arrière. Comme la réforme constitutionnelle qu'il s'apprête à abandonner ou du moins à alléger de plusieurs points pour cause de blocage au Sénat.

Question : deux pas en avant, un en arrière, compte trois pas ou un seul ? Dans le second cas de figure, s'il veut atteindre son quota quotidien, François Hollande devra marcher deux fois plus. Par contre, dans le premier il aura inventé une nouvelle méthode d'amaigrissement en restant presque sédentaire.

Une problématique totalement étrangère à Nicolas Sarkozy. Il n'a pas besoin de marcher, son tic de bouger les épaules lors de ses discours lui suffit à brûler autant de calories que les 6 000 pas de Hollande.

09:56 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, podomètre, euro

17/08/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Le triomphe des oubliés

Goldman, Sy, Veil et Renaud. Le quatuor des personnalités préférées des Français selon le Journal du Dimanche se distingue par la discrétion des lauréats. Rien ne sert de multiplier les sorties médiatiques ou de s'exposer dans les journaux people pour être apprécié. Jean-Jacques Goldman, très largement en tête, brille par sa retraite discrète. Pas de disques depuis des années, encore moins de concerts. Cette année il s'est contenté de composer une chanson pour les Enfoirés. Il se fait oublier et paradoxalement tout le monde pense à lui... Idem pour Simone Veil. Voix appréciée et écoutée du centre-droit, elle a surtout compté durant la présidence de… Giscard. Son dernier poste au gouvernement remonte à 1995. Sarkozy, en couverture de Paris Match, en short de bain, bras-dessus bras-dessous avec Carla en bikini, devrait en prendre de la graine. Il n'est que 40e... Induite par son impopularité du moment, Hollande n'obtient qu'une lointaine 50e place, malgré ses congés très discrets.. Omar Sy, second, surfe toujours sur le succès d'Intouchables. Il a pourtant déserté l'Hexagone depuis deux ans pour faire carrière aux USA. Encore plus symptomatique la quatrième place de Renaud. Le chanteur n'est plus que l'ombre de lui-même. Il se bat depuis des années contre son addiction à l'alcool. Dans son cas, on espère que ce soutien du public lui redonnera l'envie de refaire surface. Il se serait remis à écrire et envisage de retourner en studio. Si en plus il a la bonne idée de redevenir caustique, il quittera rapidement ce classement fort consensuel. C'est tout ce qu'on peut lui souhaiter.