17/08/2017

DVD et blu-ray : « Gangsterdam », drogue, guns et bras cassés français

 


Dans les bonus du DVD « Gangsterdam », film de Romain Lévy, Kev Adams confie que c’est son premier rôle où il a la chance d’avoir un « gun » en main. Et qu’il kiffe un max… On y voit aussi un réalisateur qui a longtemps dû batailler avec son acteur vedette pour le persuader de ne pas avoir le plus gros « gun » du trio, pour préserver la cohérence de l’évolution de sa personnalité. Kev Adams kiffe donc, mais il aurait quand même préféré en avoir un plus gros. Beaucoup plus gros...
Toute la philosophie du film est résumée dans cette anecdote. « Gangsterdam » est un film de gangster qui se déroule à Amsterdam, mais c’est surtout le rêve d’un réalisateur qui voulait orchestrer et mettre sur pellicule des bagarres, des fusillades au ralenti, de jolies filles dénudées, des crashes de voiture… et des pets. Cherchez l’intrus. Un indice : ça ne sent pas bon.


Les Pays-Bas, depuis très longtemps, ont légalisé la consommation de cannabis pour usage récréatif. Mais pas en dehors des célèbres cafés. Certains truands français profitent du marché pour s’y approvisionner. Toute la difficulté est de trouver des passeurs efficaces. Nora (Manon Azem) finance ses études par ces voyages peu risqués. Mais quand son boss (Manu Payet) décide de passer à la vitesse supérieure, il décide de lui flanquer une assurance tout risque en la personne de Ruben (Kev Adams), gentil étudiant en droit, bien sous tout rapport, totalement insoupçonnable. Ce dernier accepte car il en pince pour la belle. Problème, il fait le trajet avec son meilleur ami Durex (Côme Levin): obsédé sexuel, raciste, grand péteur devant l’éternel et roux. Ce qui fait beaucoup de handicaps. Le trio de bras cassés devra affronter de véritables gangsters et grandir.
On ne s’étendra pas sur l’interprétation des comédiens qui ont tous débuté dans des séries télé et cela se ressent, pour ne conserver que quelques scènes réellement comiques, toujours dans l’excès grâce à Ruben, véritable héros du film car, selon le célèbre adage, on le reconnaît car il ose tout.
➤ « Gangsterdam », Studiocanal, 12,99 € le DVD et 14,99 € le bluray

26/06/2016

DVD et blu-ray : Les "Amis publics", braqueurs pour la bonne cause

amis publics, kev adams, pluvieux, eledjam

Ils sont gentils les auteurs, acteurs et réalisateur d'Amis Publics 'feel good movie' sur l'équipée d'une bande de copains bras cassés sur la route du grand banditisme malgré eux. Réalisé par Édouard Pluvieux, adapté par Kev Adams sur une idée de John Eledjam : le trio se connaît depuis des années et le film a mis près de cinq années à se faire. Le temps pour peaufiner le projet, trouver des investisseurs et surtout à Kev Adams de devenir l'acteur français attirant des millions de spectateurs dans les salles ("Aladin", "Profs").

La jeune star a cependant l'élégance de ne pas ramener toute la couverture à lui, offrant à ses potes des rôles sympas et n'en faisant pas trop dans ses mimiques. Ben (Pail Bartel) est gravement malade. Un cancer du à une explosion d'une usine chimique. Ses parents sont morts et depuis c'est son grand frère, Léo (Kev Adams), qui s'occupe de lui. Bloqué à l'hôpital, Ben se morfond. Il ne pourra pas réaliser son rêve de gosse : braquer une banque. Alors Léo décide d'organiser un faux braquage pour permettre à son frère de 'partir' avec de bons souvenirs. Il met sur le coup ses deux meilleurs potes, sympas mais très gaffeurs et le directeur d'une banque, comédien raté. Résultat ils se trompent d'adresse et c'est une véritable banque qui est attaquée.

 

Le butin est énorme. Quand ils se rendent compte de leur méprise, il est trop tard. Ben décide alors de donner l'argent à une association d'aide aux malades et de rendre public son geste. Ou comment se transformer d'apprenti gangster en symbole de la justice sociale. Les braqueurs ont la sympathie du public, mais un flic (Vincent Elbaz) fait tout pour arrêter ces amateurs. Sans temps mort, truffé de gags (de bons sentiments aussi), "Amis publics" a remporté un beau succès lors de sa sortie en salles.

Le DVD propose quelques scènes coupées mais surtout un making-of presque exclusivement orienté sur le côté famille et amitié du tournage.

'Amis publics', Universal, 12,99 euros le DVD et le blu-ray

 

09/03/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : YouTube, tuyau d'argent

youtube, kev adams, cyprien, norman, mickey

Pauvre Kev Adams, à peine arrivé au sommet, déjà oublié. Le champion du box-office français en 2015 ("Les Profs 2", "Aladin") chute brutalement dans le classement des personnalités préférées des Français de 7 à 14 ans. En tête l'an dernier de ce "Top 50" proposé par Le Journal de Mickey, il redescend en 3e position, terrassé par les stars de YouTube. Cyprien et Norman, jeunes humoristes riches de millions d'abonnés sur la plateforme vidéo, font une entrée très remarquée, propulsés illico à la première et seconde place.

Pour ceux qui en doutent, voilà la preuve que les jeunes sont de grands consommateurs d'images. À la télévision bien évidemment mais de plus en plus sur leur ordinateur ou smartphone. Où la facilité d'accès prime sur la qualité. Car il faut bien l'avouer, en dehors de tout clivage générationnel, Cyprien et Norman ne se posent pas en génies de l'humour et de la transgression.

Par contre, ils semblent avoir compris comment faire fructifier cette célébrité naissante. La très officielle Direction générale de la répression des fraudes vient de lancer une enquête au sujet de publicités cachées dans des clips. Selon le site des Inrocks, une dizaine de vidéastes ont perçu entre 20 000 et 100 000 euros pour chanter les louanges d'une marque de voiture. À cause de cette publicité dissimulée, leur amende pourrait atteindre le montant encaissé. La publicité pour des marques n'est pas interdite. Encore faut-il dûment signer un contrat. Et payer les taxes et impôts afférents.

La valeur (de l'argent) n'attend pas le nombre des années.

04/03/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : le succès planétaire du "Hollywood selfie"

oscars, cesars, selfie, kev adams, ellen degeneres, twitter, samsung, publicité

Toute la différence entre les Oscars et les Césars se résume à une histoire de selfies, ces photos prises à bout de bras avec son smartphone et que l'on partage sur les réseaux sociaux.

Vendredi soir, Kev Adams se photographie sur scène en compagnie de Cécile de France, la "maîtresse" de cérémonie. Une image reprise sur Twitter un peu plus de 900 fois. Dimanche, aux Oscars, l'autre maîtresse de cérémonie, Ellen DeGeneres, demande à Bradley Cooper de réaliser un selfie où elle est entourée de quelques stars. En moins d'une heure, le selfie hollywoodien est repris un million de fois. Depuis la fin de la cérémonie, il dépasse les deux millions. Aujourd'hui il est à plus de 3 millions... Oscars 1, Césars 0.

Rien d'étonnant. Le casting US était plus affriolant que Kev Adams dont l'étiquette d'humoriste se voit de plus en plus mise à mal, notamment vendredi soir. En plus de Bradley Cooper, figuraient sur le cliché Jennifer Lawrence, Jared Leto, Angelina Jolie, Meryl Streep, Brad Pitt, Julia Roberts, Kevin Spacey...

oscars, cesars, selfie, kev adams, ellen degeneres, twitter, samsung, publicité

De mauvaises langues soupçonnent ces selfies d'être des publicités déguisées ; un appareil sud-coréen de marque identique a servi aux deux photos, je ne la citerai pas car "ça me saoule". Or d'ordinaire, Ellen DeGeneres utilise le haut de gamme d'une marque américaine fruitée. Il se peut que des publicitaires branchés et tordus (double pléonasme) aient eu cette idée pour montrer leur produit. Mais vu les résultats, à leur place, je demanderais sur-le-champ à Kev Adams de rendre le 'dessous-de-table' qu'il a forcément dû empocher.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.