06/01/2017

BD : Lanfeust se féminise à tout va

lanfeust,arleston,tarquin,soleil,troy

Ce n’est plus Lanfeust Odyssey mais « Lanfeust au féminin ». La troisième saison des aventures d’Arleston et Tarquin, donne de plus en plus d’importance aux personnages dits (à tort) du sexe faible. Alors que la méchante Lylth dévore les enfants pour y puiser sa force, Lanfeust en mauvaise posture est sauvé par sa femme, la princesse Cixi. Il a au passage dû abandonner ses quatre autres épouses restées sur Troy. Quand il y retourne, accompagné de Cixi, la tension est palpable entre l’ancienne et les nouvelles femmes du héros. Mais dans ce 8e titre de la série, c’est une autre femme qui se taille la part belle de l’aventure : Tseu-Hi la gardienne. Sur son dragon, la mercenaire va changer de vie une fois qu'elle est choisie par le Magohamoth, animal source de toute la magie de la planète. Un épisode un peu plus sombre, idéal pour relancer l'intérêt du lecteur.

 

➤ « Lanfeust Odyssey » (tome 8), Soleil, 14,50 €. 

 

09:55 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lanfeust, arleston, tarquin, soleil, troy

15/11/2016

BD : Sangre, une vengeance en sept parties

sangre,arleston,floch,soleil,lanfeust,troy

Nouvelle héroïne dans l’univers de Troy issu de l’imagination foisonnante d’Arleston. Sangre est une fillette dans les premières pages de l’album dessiné par Adrien Floch (Les naufragés d’Ithaq). Elle accompagne ses parents en chemin pour vendre leur production agricole. Une bande d’écumeurs les attaque. Le père et le frère de Sangre sont assassinés sous ses yeux, sa mère enlevée par cette bande de sept sauvages chevauchant des dragons. Dès lors, Sangre n’a qu’une idée, se venger. On la retrouve adulte, dotée du pouvoir de figer le temps, sur la trace d’un prêtre qui a aidé les tueurs. Une série d’Arleston un peu plus sombre, moins comique, mais très prenante. Huit tomes sont prévus pour clore le premier cycle.

➤ « Sangre » (tome I), Soleil, 14,95 €

 

10:34 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sangre, arleston, floch, soleil, lanfeust, troy

25/12/2015

BD : Lanfeust flibustier

lanfeust,arleston,tarquin,troll,soleil

Arleston et Tarquin mènent la vie dure à Lanfeust. Dans le nouveau cycle dont « La méphitique armée » constitue déjà le 7e épisode, il a encore des soucis avec les femmes. Il en a déjà quatre, toutes plus belles et jalouses les unes que les autres et des ses anciennes conquêtes vient brouiller les pistes en cours d'histoire. Il a donc cinq amoureuses et une redoutable ennemie, Lilth, la créature arrivée à Eckmul par la porte des étoiles . Elle a pour ambition de s'accaparer de toute l'énergie du Magohamoth, créature magique qui dérive sur l'océan. La première mission de Lanfeust est de protéger cet être unique, source de toute magie sur Troy. Mais il doit également détruire Lilth. Et ce n'est pas de la tarte puisque son surnom c'est « l'éternelle »... Toujours avec l'ambition de renouveler lka série, les auteurs relookent Lanfeust pour infiltrer l'armada de la méchante. De roux, il devient basané avec de longues tresses blanches et noires. Une gueule de flibustier qui loin de le défigurer, augmente encore son sex-appeal auprès de la gente féminine. Décidément, Lanfeust est de plus en plus sollicité...

« Lanfeust Odyssey » (tome 7), Soleil, 14,50 €

08:42 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lanfeust, arleston, tarquin, troll, soleil

31/12/2013

BD : Trolls hilarants

trolls, troy, lanfeust, arleston, mourier, waha, soelil

Si Arleston est omniprésent en cette fin d'année 2013 dans les bacs des libraires, il y a un album à ne pas manquer dans le lot : le tome 17 des Trolls de Troy. Il y donne libre cours à son humour dévastateur. Un yacht vogue près du village des Trolls. A bord la famille De Noyelle. Le petit dernier, Shapin, est à la recherche de son pouvoir magique. Il le fait fonctionner sans en mesurer les conséquences. Il échange ainsi les esprits de sa sœur, Kyrlande, avec celui de Waha. A partir de là, tout roule. Comment une noble snob va-t-elle s'adapter dans son corps de quasi trolle. A l'opposé, Waha résistera-t-elle dans cette enveloppe molle et grasse, sentant bon le savon fleuri ? Mourier anime l'ensemble avec une vigueur sans égale. Il prend de plus en plus de plaisir à dessiner les formes généreuses de ces femmes émancipées. Et de regretter une fois de plus que ce duo de génie n'ait pas été retenu pour reprendre Astérix...

 

« Trolls de Troy » (tome 17), Soleil, 13,95 €


13/12/2013

BD : Lanfeust en fuite

lanfeust, troy, arleston, tarquin, soleil

Rien ne va plus pour Lanfeust. Dans la cité de Troy, le jeune héros qui a le pouvoir de faire fondre l'acier, est surnommé « Lanfeust le criminel ». Durant ces 48 pages dessinées par Tarquin, il lutte pour devenir aux yeux de tous « Lanfeust l'innocent ». Possédé par une entité noire, Lylth l'éternelle, venue de la portes des étoiles, Lanfeust a tué le sage Nicolède. En fuite, il cherche l'unique témoin de son envoutement, un certain Riplëh. Il devra faire appel à son ami le Magohamoth, animal marin gigantesque à l'origine de toute la magie de Troy. Des péripéties multiples en compagnie de son fidèle Hébus, le troll, et de ses quatre épouses car Arleston, le scénariste, depuis qu'il est millionnaire (pas moins de sept albums ces deux derniers mois) ne se refuse plus rien ! Au détour de sa fuite, le beau héros débarque dans un village en bord de mer, dirigé par Priep Hournoupöv, pêcheur. C'est en savourant ce jeu de mot tiré par les cheveux que l'on se dit une fois de plus qu'un Astérix écrit par Arleston ça aurait vraiment une saveur particulière.

 

« Lanfeust Odyssey » (tome 5), Soleil, 13,95 €


08:06 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lanfeust, troy, arleston, tarquin, soleil

23/12/2012

BD : Lanfeust en cavale

lanfeust, arleston, tarquin, soleil

Rien ne va plus pour Lanfeust. Accusé du meurtre du grand sage Nicomède, il est en cavale. Il doit retrouver le jeune Rypleh, seule personne pouvant l'innocenter. « La grande traque », 4e partie de Lanfeust Odyssey, est un album d'ambiance. Pas de grande nouveauté dans l'intrigue générale mais beaucoup d'action et des combats mémorables, notamment contre des serpents géants dans la ville d'Euxine, construite dans des arbres gigantesques créés graphiquement par Tarquin. L'occasion aussi pour Arleston, le scénariste, de mieux détailler les rapports du jeune héros et de ses quatre épouses. Un humour scabreux, plein de sous-entendus, tout ce qui fait le succès d'Arleston depuis pas mal d'années.

« Lanfeust Odyssey » (tome 4), 13,95 €


08:35 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lanfeust, arleston, tarquin, soleil

12/10/2012

BD : Les clés d'Ythaq, enjeu du tome 10 de la série de Floch et Arleston

Ythaq, lanfeust, arleston, floch, callista, granite, soleil

Arleston n'est pas le scénariste d'une seule et unique série. Il a connu le succès avec Lanfeust et les Trolls, mais a lancé une autre série au long cours dans le même genre. « Les naufragés d'Ythaq », en 9 tomes, a bouclé un premier cycle. Le tome 10 est le premier de cette nouvelle série d'aventures pour Callista, Granite et Narvarth. Le trio a quitté Ythaq et rend compte de l'existence de ce monde parallèle aux autorités de Nehorf, la planète primaire de l'univers. Narvarth a les clés pour ouvrir les portes de ce nouveau monde. Mais il n'a pas l'intention de les livrer aux exploiteurs de tous poils. Résultat il est enlevé, avec Granite sa petite amie. Conduits sur une lune privée, ils vont devoir affronter milice, robots mécaniques et grosses bébêtes carnivores dans ce milieu hostile. Toujours dessiné par Adrien Floch, la série devient un peu plus sombre, avec de nouveaux personnages négatifs assez inquiétants dont un certain Fludio, amateur de torture et de lames acérées. On retrouve la pâte Arleston avec l'apparition d'une troisième femme dans la vie de Narvarth, une militaire chargée de le protéger. D'un peu trop près selon la jalouse Granite.

« Les naufragés d'Ythaq » (tome 10), Soleil, 13,95 €


21/10/2010

Lanfeust repart

 

Lanfeust Odyssey 2.JPG

Certains, dans le petit milieu de la bande dessinée, reprochent à Arleston de tourner en rond, resservant sans cesse la même histoire pour son héros fétiche, Lanfeust. Par contre, côté public, les fans sont toujours au rendez-vous. Parfois, la jalousie pousse certains à dire n'importe quoi. Non, Lanfeust ne s'essouffle pas. Le dessin de Tarquin est toujours aussi efficace et les personnages du troisième cycle apportent de nouvelles saveurs et son lot de jeux de mots idiots, parfois abscons, souvent salaces. Lanfeust est donc de retour à Troy après 18 années passées dans les étoiles. Il n'a pas vieilli, ce qui n'est pas le cas de C'ian, mariée et mère de 10 enfants. L'aînée, Cixi, a le même caractère que sa tante et dans ce second tome, elle va se débarrasser de sa ceinture de chasteté et tenter de trouver un homme assez inconscient pour lui faire perdre son pucelage. Un album moins comique que le précédent, Lanfeust affrontant une femme-arbre qui va faire perdre ses pouvoirs à Nicomède. Une première édition qui offre en bonus 10 pages inédites de l'Encyclopédie de Troy.

« Lanfeust Odyssey » (tome 2), Soleil, 13,50 €

07:52 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arleston, tarquin, lanfeust, soleil

18/07/2010

Quelques revues pour l'été

 

Traditionnellement, pour l'été, quelques revues BD proposent des numéros spéciaux. Sans vouloir être exhaustif j'ai repéré chez mon marchand de journaux quelques pépites qu'il serait dommage de manquer.

 

pilote.jpgIl y a d'abord le Pilote spécial cinéma. Un gros pavé avec quelques histoires originales et un minimum de reprises. Cette revue (qui ne paraît qu'une fois l'an (et encore...) n'a plus rien à voir avec l'hebdo des années 60/70 proposant une dizaine de pages d'actualités souvent grinçantes (les débuts de Patrice Leconte, Parras, Gébé...). C'est plus propre, moins sarcastique... bref, dans l'air du temps...

 

A ne pas à mettre dans toutes les mains, la renaissance de Hara-Kiri, par l'équipe de Charlie Hebdo. Décidemment le départ de Philippe Val vers France Inter a redonné du peps à des auteurs que l'on sentait de plus en plus bridés. On retrouve des fausses publicités, quelques BD et des dessins d'humour démolissant tous les tabous.

 

L'Echo des Savanes, titre repris par Glénat, est un peu moins sexe, un peu plus BD. Notamment le numéro spécial actuellement en vente offrant l'intégralité de deux albums : l'Ordre de Cicéron (avec Gillon au dessin) et Spoon et White (dont on attend avec impatience le nouvel opus, « Neverland », pastiche de la série Lost). La formule manque d'originalité (un peu de Circus avec un zeste de Vécu...) mais c'est efficace en vacances.

 

Lanfeust.JPGTrès copieux également le nouveau Lanfeust. 230 pages, 658 grammes et surtout le retour de quelques séries vedettes dont Lanfeust (les 15 premières pages), Ythaq, Cixi et Marlysa. A ne pas manquer également le début d'une nouvelle série scénarisée par Arleston et dessinée par Didier Cassegrain : « L'heure de la Gargouille ». Cassegrain qui dessine les femmes comme personne. Si vous avez encore un minimum de testostérone dans le corps, mous ne pouvez pas rester insensible à ces créatures rondes et sensuelles. En cadeau dans ce numéro un poster de Mourier présentant des trolls en radeau de la méduse et un plateau du jeu « Prolopoly », version « c'est la crise ! » du célèbre jeu ayant plus fait pour le capitalisme que le couple Woert – Bettencourt...

 

Picsou Magazine poursuit la réédition des trésors de ce héros. Même si j'avoue ne pas être sensible au travail de Carl Barks ou Don Rosa, il faut admettre que ces récits complets font partie du patrimoine de la BD et que leur exhumation est une œuvre louable.

 

Clone wars.JPGStar Wars fait toujours vendre. La preuve les éditions Delcourt lancent pour cet été le premier numéro de « Star Wars – The Clone Wars », BD dérivée du dessin animé. Des récits complets type comics avec un emballage sympa pour les jeunes : poster panoramique (ça va faire trop beau dans ma chambre...) et masque d'un guerrier à découper.

 

Fluide.JPGFluide Glacial est également doublement présent dans les magasins actuellement (triplement même si l'on intègre le spécial jeux Bidochon, mais mieux vaut faire l'impasse...). Le numéro classique voit débarquer un nouveau personnage : Jérôme Moucherot. En fait l'assureur de Boucq fait son entrée dans le catalogue Fluide avec une histoire complète de 10 pages qui vous en met plein les yeux. Le Série Or de 100 pages reprend les « grands classiques des albums Fluide Glacial ». L'occasion pour les plus jeunes de se délecteur de la version Gotlibienne d'Alice aux pays des merveilles. 16 pages remplies de folie, de sexe et de clin d'oeils. De jolies filles dénudées aussi. Ça ne gâche rien...

 

psikopat.jpgLe Psikopat de Carali propose aussi son numéro spécial d'été. Un spécial de 100 pages, estampillé nouvelle formule, avec l'arrivée de cinq auteurs de feu Siné Hebdo. On apprend sur le blog de Mélaka que ce mensuel, volontairement sans pub, vient de lancer une page Facebook. Un peu de délire sur le réseau social du flicage volontaire ne peut pas faire de mal. Mais attention aux dérives. Les puritains ricains (ça rime) n'aiment pas les tétons, alors vous imaginez, un sexe en érection...

 

spiruu.jpgEnfin, le must de la production BD est toujours au rendez-vous du meilleur hebdo de tous les temps : Spirou. Leur numéro spécial été de 100 pages n'est plus en vente, mais ne manquez pas celui de mercredi prochain (21 juillet) avec Maki, le lémurien en couverture. Fabrice Tarrin, le sale garnement de Montpellier, y raconte ses souvenirs d'adolescent parisien. Vol à la Fnac, agression dans le métro, mensonges à la police : ce n'est pas du politiquement correct. Spirou c'est toutes les semaines et on peut y découvrir actuellement le nouveau Spirou et Fantasio de Yoann et Vehlmann, « Alerte aux Zorkons ».

12/04/2009

Mes BD souvenirs (8)

La collectionite est une redoutable maladie. Je l'ai donc attrapée à la fin des années 70. Mon virus : les magazines BD. En fait, au début, elle était très limitée, comme mes finances... Encore lycéen, mineur de surcroit, je n'avais pas de revenu. Tout mon argent de poche passait dans l'achat épisodique des mensuels (Pilote, Métal, Fluide, L'Echo, Charlie, Circus, A Suivre...). Pour les hebdos, j'étais abonné. Dès que j'ai travaillé l'été, je suis monté en puissance.

joujrnal illustre.jpgQuand je suis rentré à la fac (rentrée 1980), j'avais suffisamment d'argent pour tout acheter. Une passion que j'ai logiquement transformé en sujet de mémoire à la fin de mes études de journalisme... Les piles n'étaient pas encore très hautes, mais de plus en plus nombreuses. D'autant qu'à l'époque les lancements étaient nombreux. C'était l'âge d'or de ce type de presse. En plus des grands classiques déjà cités sont apparus des titres plus ciblés comme Vécu (BD et histoire), Gomme (mensuel pour adolescents de Glénat), Psikopat (que du Carali au début), Métal aventure, Rigolo (les Humanos au service de l'humour, de Margerin à Jano), Corto ou le très expérimental « Journal illustré le plus grand du monde ». Ce titre avait tenté de révolutionner le concept en imprimant sur du papier journal dans un format gigantesque. Ce n'était pas extraordinaire sauf la prépublication d'une histoire de Comanche. En noir et blanc et surtout au format original des planches de Hermann. J'adorais son trait. Le voir en grand le magnifiait encore plus. Il n'y a eu que cinq numéros en 1982 et 1983. Je les avais tous achetés.

pavillon rouge.jpgLes années 90 ont été redoutables pour toute cette presse. Les titres ont disparu les uns après les autres. N'ont survécu que Fluide et le Psikopat. D'autres ont tenté de prendre la suite. J'avais beaucoup aimé « Pavillon Rouge » de chez Delcourt. Lanfeust continue (mais est de moins en moins présent dans les kiosques), Tchô surfe sur le succès de Titeuf. Par contre je n'ai jamais accroché aux revues « d'analyses ». Notamment Bodoï, Bédéka et plus récemment « Casemate ». Pourtant, dans les années 80, j'achetais régulièrement « Les cahiers de la BD ».
Durant ces années 80, je ne jurais que par les revues, dédaignant les albums que je trouvais trop chers. C'est en décrochant mon premier job et des salaires corrects que j'ai pu additionner les deux. En plus de compléter mes collections de revues dans les bouquineries, je me suis mis à acheter une dizaine d'albums par mois. Résultat, mon problème (que j'ai toujours d'ailleurs) a été de trouver de la place pour ranger ces milliers de titres.
(A suivre dimanche prochain)