28/07/2017

BD : 1966, année hallucinante

 


Jack Cool est détective privé. Un vieux de la vieille, avec santiags sur le bureau, clope au bec et rouflaquettes car ses aventures se déroulent en 1966. Quand le gendre du directeur des usines Cadillac à Detroit disparaît, Jack est réquisitionné pour retrouver le fugueur. Traumatisé par la guerre du Vietnam, le jeune homme a rejoint la Californie pour se faire « désenvoûter » par le gourou de l’église de Satan. Devenu clochard, il termine sa vie errante dans la communauté des Merry Pranksters. Rebaptisé Jésus-Gris (à cause de la crasse), il passe par une première phase d’initiation en ingurgitant quelques pilules de LSD, une drogue pas encore illégale, qui lui permet de voir la vie d’une façon beaucoup plus positive. Là, il mettra à profit ses connaissances en mécanique pour retaper le bus scolaire aux couleurs criardes nécessaire pour continuer le « Magic Trip » à travers les USA. Cette nouvelle série, écrite par Jack Manini, plonge le lecteur au cœur des années hippies de cette Amérique coincée entre une guerre meurtrière, les revendications des minorités noires et une jeunesse désabusée, avide de plaisirs faciles et de paradis artificiels. L’arrivée de Jack Cool dans l’entourage de Jésus-Gris va bouleverser l’ordre des choses. Un premier tome dessiné par Olivier Mangin qui a déjà signé « La guerre des amants », déjà avec Manini, chez Glénat.
➤ « Jack Cool, 1966 », Bamboo Grand Angle, 13,90 €

01/12/2016

De choses et d'autres : Vie et mort(s) de Fidel Castro

castro,mort,cia,lsd,barbeFidel Castro, à 90 ans, est mort de vieillesse. Une fin improbable pour ce chef d’État controversé qui a échappé, selon diverses sources, à 636 tentatives d’assassinat. La CIA a longtemps tenté d’éliminer ce leader de la Révolution mondiale. La déclassification de documents dans les années 2000 a révélé qu’avant de choisir la solution finale, les Américains ont tenté la manière douce. Le but était de discréditer le « leader maximo ».

En pleine période de recrudescence des drogues hallucinogènes, le LSD notamment, des espions ont eu l’idée de piéger le studio d’où le chef castriste prononçait ses discours. Le plan était de diffuser un gaz en pleine intervention. On imagine la suite, forcément très préjudiciable pour un Castro qui n’a jamais été adepte de la frivolité et peu expansif sur ses états d’âme. Autre idée, toujours dans le symbole, badigeonner ses chaussures d’une crème dépilatoire. Car pour les espions US, Fidel Castro sans sa barbe et une bonne part du mythe s’évanouit.

Par la suite, la CIA est passée aux méthodes plus expéditives. Empoisonner les cigares, enduire l’intérieur de sa combinaison de plongée d’un puissant poison, voire bourrer d’explosifs des coquillages dans la zone où il se baignait. En vain… A l’arrivée, le guérillero s’est éteint dans son lit, après des décennies de pouvoir sans partage. La vieillesse se révélant au final, la plus fidèle alliée du capitalisme. 

08:42 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : castro, mort, cia, lsd, barbe