29/05/2017

De choses et d'autres : aux mamans oubliées

Hier, des millions d’enfants ont souhaité une bonne fête à leur maman. Une tradition vivace malgré son origine douteuse (imposée par Pétain et son triste « travail, famille, patrie ») et sa récupération mercantile. Ces réserves n’empêchent pas les jeunes et moins jeunes de penser à leur mère au moins un jour par an. Et pour ceux qui ont tendance à l’oublier, les écoles sont là pour maintenir l’habitude. Combien de vases informes en argile ou terre cuite, de dessous de plats en pinces à linge et, champion toutes catégories des cadeaux confectionnés avec amour mais qu’on n’osera jamais porter en public : le collier de nouilles. Des macaronis pas cuits évidemment, peints de toutes les couleurs, enfilés sur une ficelle et transformés dans les yeux des petits en gracieux bijou. Laid et inutile, mais ce ne sont pas les agriculteurs du Lauragais, spécialisés dans le blé dur utilisé dans la confection des pâtes qui s’en plaindront. Rien qu’en colliers de nouilles, ce sont deux exploitations qui écoulent une bonne partie de leur production chaque année. 
Des cadeaux pour les mamans, sauf pour celles des élèves de l’école Singelijn en Belgique. Après deux années de réflexion, les professeurs ont décidé de ne pas bricoler les fameux colliers ni d’autres parures en matériaux récupérés. L’explication officielle me semble un peu fumeuse : selon la presse locale, « les classes sont composées de familles hétérogènes : monoparentales, parents décédés, parents qui ne voient plus leurs enfants, couples homosexuels, etc. La confection des cadeaux pouvait donc générer des souffrances chez certains enfants. » En réalité, je suspecte un enseignant brimé qui par ce refus, se venge de sa maman. 

15/04/2017

De choses et d'autres : redécouvrir l'enfance


Heureux grand-père d’un petit garçon depuis presque deux ans, je me suis précipité sur ce livre entre humour et conseils pratiques. « Le guide de survie des mamans débordées »  de Rim et Liliaimelenougat peut tout à fait s’appliquer aux papys déboussolés de mon acabit. Dans son blog et sur sa chaîne YouTube, Rim s’insurge sur le fait que les « bébés ne soient pas livrés avec un mode d’emploi ». Alors elle l’a écrit, avec les dessins simples et expressifs d’une jeune illustratrice, elle aussi maman et on le ressent à chaque page.
L’avantage de ce bouquin rédigé par deux mères modernes, c’est qu’il n’y a pas de tabou. Ni de langue de bois. Un chapitre sur les gros mots, en plus de faire rire, me dédouane de mes quelques écarts de langage en présence des oreilles chastes et vierges de mon petit-fils. Pour une garde à plus long terme, appréciez également les conseils pour déterminer quand laver le doudou. Généralement, la décision se prend à l’odeur. Quand Lapinou sent la rose, pas de problème. Le moindre relent de « fromage qui pue » doit alerter avant le stade ultime du « caca caillé pourri de fennec ».
Sans oublier le meilleur chapitre, celui du «Bisou power», leur arme de destruction massive pour tout obtenir de nous... 
➤ « Le guide de survie des mamans débordées », Hugo Images, 12,95 euros

05/03/2012

Si maman l'a dit... ou quand Twitter fête les mères en avance

« Les phrases cultes de ma mère » ont inondé Twitter ces deux derniers jours. Régulièrement, des thèmes sont lancés sur ce réseau social. Les ados et jeunes adultes adorent s'amuser à ce petit jeu, surtout quand il leur donne la possibilité de décrire leur quotidien.

L'observateur y trouve un sondage grandeur nature sur l'état d'esprit de la jeunesse. Et les inquiétudes des mamans perdurent de génération en génération. On perçoit beaucoup de tendresse dans ce petit florilège.

L'habillement : « Tu vas pas sortir comme ça j'espère ? » Les relations : « Tu parles pas à des inconnus sur Internet, hein ? », « Y'a des mecs à la soirée ? Tu les connais ? Pas de bêtises hein ! » « Si tu continues je te mets en pension ... »

Le ménage : « T'as vu ta chambre ? », « Je te donne 15 minutes pour ranger ta chambre sinon tout passe par la fenêtre ».

L'école : « Je m'en fous de la note des autres c'est toi qui m'intéresse. »

Internet : « Laisse ton ordinateur se reposer », « Mathieuuuuu, comment on fait un copier/coller déjà ? »

L'avenir : « C'est quand que tu te maries ? » « Vous verrez quand vous aurez mon âge... » « Arrête d'acheter des vêtements et va ouvrir un compte épargne logement » « C'est quand que tu me fais des petits-enfants ? »

Et comme sur Twitter, tout finit par du second degré, savourez cette dernière phrase culte : « Je vous déclare mari et mari. » Mais elle n'est pas de ma mère puisque c'est Noël (Mamère) qui l'a prononcée le 5 juin 2004...

(Chronique "ça bruisse sur le net parue ce vendredi dans l'Indépendant)

08:18 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : twitter, maman, phrases cultes