28/07/2017

BD : 1966, année hallucinante

 


Jack Cool est détective privé. Un vieux de la vieille, avec santiags sur le bureau, clope au bec et rouflaquettes car ses aventures se déroulent en 1966. Quand le gendre du directeur des usines Cadillac à Detroit disparaît, Jack est réquisitionné pour retrouver le fugueur. Traumatisé par la guerre du Vietnam, le jeune homme a rejoint la Californie pour se faire « désenvoûter » par le gourou de l’église de Satan. Devenu clochard, il termine sa vie errante dans la communauté des Merry Pranksters. Rebaptisé Jésus-Gris (à cause de la crasse), il passe par une première phase d’initiation en ingurgitant quelques pilules de LSD, une drogue pas encore illégale, qui lui permet de voir la vie d’une façon beaucoup plus positive. Là, il mettra à profit ses connaissances en mécanique pour retaper le bus scolaire aux couleurs criardes nécessaire pour continuer le « Magic Trip » à travers les USA. Cette nouvelle série, écrite par Jack Manini, plonge le lecteur au cœur des années hippies de cette Amérique coincée entre une guerre meurtrière, les revendications des minorités noires et une jeunesse désabusée, avide de plaisirs faciles et de paradis artificiels. L’arrivée de Jack Cool dans l’entourage de Jésus-Gris va bouleverser l’ordre des choses. Un premier tome dessiné par Olivier Mangin qui a déjà signé « La guerre des amants », déjà avec Manini, chez Glénat.
➤ « Jack Cool, 1966 », Bamboo Grand Angle, 13,90 €

30/08/2013

BD : Paris, la ville souterraine du final de "Catacombes"

catacombes, chevereau, manini, glénat

La capitale est une des plus belles villes du monde. Une cité millénaire aux multiples secrets. Paris et ses catacombes sont les véritables vedettes de cette série écrite par Jack Manini et dessinée par Michel Chevereau. L'histoire se déroule à deux époques différentes, au cours de ces moments où le quotidien se transforme en Histoire : la Libération et Mai 68. En 44, Jeanne, résistante, disparaît dans ces souterrains abandonnés et dangereux. 24 ans plus tard, en pleine révolution étudiante, son fils Antoine cherche toujours à comprendre ce qui est arrivé à sa mère. La troisième et dernière partie laisse de côté le pan « fleur bleue » du récit pour explorer le côté obscur des catacombes. Entre fantastique, légende urbaine et vengeance, si l'intrigue s'appuie sur un rebondissement déjà maintes fois utilisé (gémellité), elle déroute par sa fin à mille lieues du politiquement correct.

 

« Catacombes » (tome 3), Glénat, 13,90 €


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27/03/2013

BD : les couleurs vives de l'amour sans frontières

manini, mangin, guerre des amants, glénat

En Russie, en pleine révolution bolchévique, un homme et une femme se croisent dans les ruines d'un palais. Il est Américain, fils de diplomate. Elle est Russe, révolutionnaire et artiste. Walter et Natalia sont faits pour s'entendre et s'aimer. Mais ce ne sera pas ce jour-là. Trois ans plus tard, ils sont tous les deux élèves dans une école d'art. L'abstrait et les couleurs vives sont les nouvelles règles de l'URSS naissante. Walter et Natalia sont choisis pour porter la bonne parole artistique dans le vaste pays en proie à la guerre civile et surtout à la famine. Un décalage complet et absolu entre ces jeunes idéalistes pour qui la modernité est l'avenir de la planète et les paysans à peine sortis du Moyen âge.

Une histoire d'amour intense et compliquée, racontée par Jack Manini et dessinée par Olivier Mangin. La suite de l'aventure se déroulera à Berlin, toujours durant ces temps troubles, avec d'autres couleurs dominantes après le rouge révolutionnaire.

« La guerre des amants » (tome 1), Glénat, 13,90 €


25/10/2010

Cinéma d'antan

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Le cinéma américain, notamment hollywoodien, a fait rêver des dizaines de générations depuis ses débuts. Mais ce rêve glacé a souvent été à l'origine de bien des drames. Et dès sa naissance. C'est l'histoire que raconte Jack Manini dans « Hollywood », série dessinée par Marc Malès, un auteur aimant particulièrement dessiner les USA du début du XXe siècle. C'est un peu avant que débute l'album, en 1891. Max Lexter va présenter son invention au célèbre scientifique Thomas Edison. Un appareil montrant des images animés. L'inventeur du cinéma ne profitera pas de son innovation, Edison lui volant son brevet. Des années plus tard, Max tentera de prendre sa revanche. Il deviendra producteur et parmi les premiers à s'installer dans ce Hollywood légendaire. Une série qui devrait raconter l'émergence des studios et de l'industrie du 7e art, tout en gardant en filigrane cette histoire de vengeance à double tranchant. Un premier tome très prometteur.

« Hollywood » (tome 1), Glénat, 13,50 €

07:05 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manini, malès, hollywood, glénat