14/06/2017

DVD et blu-ray : Mariage, tromperies et mensonges

 


Le genre de la comédie française a encore de beaux jours devant lui. La preuve avec « Faut pas lui dire », film de Solange Cicurel avec une pléiade de bonnes actrices, de Jenifer Bartoli (la chanteuse, excellente) à Camille Chamoux en passant par Stéphanie Crayencour et Tania Garbarski. Quatre cousines préparent le mariage de la plus jeune. Mais l’une des demoiselles d’honneur découvre que le futur marié la trompe. Que faire ? « Faut pas lui dire ! » décident-elles à l’unisson, provoquant une cascade de quiproquos et de situations ambiguës. Une vision très joyeuse et ouverte de notre société amoureuse.
➤ « Faut pas lui dire », Orange Vidéo, 14,99 €

11/06/2017

De choses et d'autres : âme sœur

La parité, imposée en politique, était vraie à 100 % en matière matrimoniale. Enfin jusqu’à la décision de voter une loi pour le mariage pour tous. De ce jour,pour se marier, il suffisait d’être deux. Quel que soit le sexe des deux amoureux ou amoureuses. Une grande évolution de mentalité mais qui ne va suffisamment pas assez loin pour les adeptes de la sologamie. Tout est expliqué dans les deux premières syllabes. Solo. Comme seul. Ou comment décider de se marier avec soi-même. 
Le concept paraît complètement idiot mais existe pourtant dans certains pays comme le Japon ou les États-Unis. Le principe même du mariage est de montrer à sa famille, ses amis, que l’on a décidé de partager sa vie avec l’être aimé. Vivre avec soi-même, a priori, on le fait naturellement. Et pas par choix parfois. Celui ou celle qui décide de s’automarier est suspecté, au choix, d’être très égocentrique, schizophrène ou bipolaire. 
J’imagine bien la scène devant le maire. « Mme Sophie Pétoncule, acceptez-vous de prendre pour épouse Sophie Pétoncule ? ». « Oui, nous le voulons » répond la fameuse Sophie d’une seule et même voix… S’il existait des associations d’adeptes de sologamie, ils se retrouveraient le soir et parleraient de leurs difficultés de couples isolés. Mais attention au coup de foudre. Si Sophie tombe amoureuse de Marcel, marié avec lui-même depuis 5 ans, ils devront avant de convoler, entamer une procédure de divorce avec eux-mêmes. Et ils seront obligés de prendre chacun deux avocats pour trouver un terrain d’entente avec eux-mêmes. 
Un peu compliquée cette sologamie. Et je n’ai même pas osé imaginer la question de la garde d’enfants, si elle se posait. 

07/06/2017

De choses et d'autres : Mariage, ce n’est qu’un début


Je vous préviens, il va souvent être question de mariage ces prochaines semaines dans cette chronique. J’ai l’honneur et l’immense privilège d’être invité fin juillet à celui de quelqu’un qui m’est cher. Au point que je dois en partie l’organiser. Alors forcément, cela va un peu m’obséder et risque d’avoir des conséquences sur ces lignes ancrées dans le quotidien. Je reviendrai sur la quête d’un traiteur un peu particulier - capable de griller deux cochons - en plein été en Aveyron. Il y aura un épisode sur les toilettes sèches car les mariés se soucient de la protection de la nature et de l’économie de l’eau. Sans compter les recherches d’amuse-gueules aussi originaux que faciles à réaliser pour l’apéro. 
 En fait avant le mariage, nombre d’étapes s’avèrent plus ou moins incontournables. Oublions l’enterrement de vie de jeune fille, non seulement je n’étais pas invité mais en plus je n’ai pas le droit de savoir ce qui s’y est passé. 
Avant la cérémonie, il y a la rencontre. Et la semaine dernière j’ai découvert par l’intermédiaire d’une amie Facebook la tradition du goûter matrimonial d’Ecaussinnes. Cette petite ville belge organise depuis 104 ans une grande fête au cours de laquelle les filles célibataires de la région vont à la rencontre de possibles prétendants. Modernité oblige, elles passent désormais par un speed-dating mais le côté convivial et festif est resté. On y danse sur de la musique groove et électronique, on boit beaucoup (de bière) et mange de la porchetta. Le week-end se termine par un bal folk, la plantation de l’arbre de mai et une balade aux flambeaux. Il y a même un marché steampunk. Par contre, aucune statistique sur le nombre de mariages issus du goûter. Encore moins sur celui des enfants conçus lors de cette sympathique fête traditionnelle.

De choses et d'autres : Mariage, ce n’est qu’un début


Je vous préviens, il va souvent être question de mariage ces prochaines semaines dans cette chronique. J’ai l’honneur et l’immense privilège d’être invité fin juillet à celui de quelqu’un qui m’est cher. Au point que je dois en partie l’organiser. Alors forcément, cela va un peu m’obséder et risque d’avoir des conséquences sur ces lignes ancrées dans le quotidien. Je reviendrai sur la quête d’un traiteur un peu particulier - capable de griller deux cochons - en plein été en Aveyron. Il y aura un épisode sur les toilettes sèches car les mariés se soucient de la protection de la nature et de l’économie de l’eau. Sans compter les recherches d’amuse-gueules aussi originaux que faciles à réaliser pour l’apéro. 
 En fait avant le mariage, nombre d’étapes s’avèrent plus ou moins incontournables. Oublions l’enterrement de vie de jeune fille, non seulement je n’étais pas invité mais en plus je n’ai pas le droit de savoir ce qui s’y est passé. 
Avant la cérémonie, il y a la rencontre. Et la semaine dernière j’ai découvert par l’intermédiaire d’une amie Facebook la tradition du goûter matrimonial d’Ecaussinnes. Cette petite ville belge organise depuis 104 ans une grande fête au cours de laquelle les filles célibataires de la région vont à la rencontre de possibles prétendants. Modernité oblige, elles passent désormais par un speed-dating mais le côté convivial et festif est resté. On y danse sur de la musique groove et électronique, on boit beaucoup (de bière) et mange de la porchetta. Le week-end se termine par un bal folk, la plantation de l’arbre de mai et une balade aux flambeaux. Il y a même un marché steampunk. Par contre, aucune statistique sur le nombre de mariages issus du goûter. Encore moins sur celui des enfants conçus lors de cette sympathique fête traditionnelle.

13/05/2017

De choses et d'autres : Position de vieux mariés



« Ruade du phacochère », « Cécité de la taupe », « Lapin résolu », ou « Hippopotame blessé »… Ces expressions sont extraites d’un nouvel exemplaire du Kama Sutra, ce livre indien légendaire recensant les multiples positions pour se donner mutuellement du plaisir. Pourtant je ne vous souhaite pas de les expérimenter car cette version satirique de la bible érotique, signé par deux Américains malicieux, est en réalité une version réservée aux époux « après le mariage ». Notamment quand toute passion et folie ont déserté le lit conjugal.
Il est présenté, à juste titre comme « Le guide sexuel le moins érotique du monde ». La « ruade du phacochère » par exemple intervient quand « l’homme ronfle tous les soirs parce qu’il refuse de se faire opérer et que la femme n’a d’autre choix que de secouer son corps inerte dans l’espoir que, d’une manière ou d’une autre, ses ronflements s’arrêteront. » Une trentaine de situations-positions sont ainsi expliquées en quelques mots et présentées dans des gravures qui n’ont rien de libidineuses. On sourit face à ces scénettes, même si parfois on risque fort de se reconnaître dans ces amoureux de longue date.
 ➤ « Le Kama Sutra après le mariage », Hoëbeke, 12 €

13:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kama sutra, mariage, hoebeke

30/11/2016

De choses et d'autres : Se méfier des belles images

béziers, ménard, gay, mariage, sida

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Plusieurs maires ont décidé d’interdire l’affichage des panneaux de la campagne du gouvernement sur la prévention du Sida. En cause, le public ciblé : les homosexuels. Les photos montrent deux hommes tendrement enlacés avec ce message de prévention : « Avec un amant, avec un ami, avec un inconnu : les situations varient. Les modes de protection aussi ». Les élus - tous de droite bien évidemment – s’insurgent : « Atteinte à la dignité » et « risque de heurter la sensibilité de l’enfance et de la jeunesse ». Une censure dénoncée par la ministre de la Santé.

A Béziers aussi la campagne est mal vue. Mais le maire, ancien président de Reporters sans frontières, a préféré dé- tourner les affiches plutôt que de les censurer. Un homme et une femme, jeunes et romantiques, se regardent dans les yeux avec ce slogan : « S’aimer, se donner, tout donner : l’amour ça se protège. Fidélité ».

Problème pour Robert Ménard, certains opposants ont cherché à connaître la provenance de cette photo. Après enquête des limiers du net, il s’avère qu’elle est extraite d’une série, libre de droits, intitulée « Tia et Mark wedding » du photographe australien Matthew Jake Kane. Ce dernier souligne l’ironie de l’utilisation du cliché. Pour cause, le modèle, jeune homme très beau, est ouvertement gay.

Moralité (défendue bec et ongles par Robert Ménard), toujours se méfier des images, elles ne reflètent pas forcément la réalité.

29/06/2016

BD : Spirou fait une overdose de femmes

 

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Non seulement les héros de bande dessinée sont dans une très grande majorité des hommes, mais ils semblent tous avoir un problème avec les femmes. Prenez Spirou, le jeune groom imaginé par Rob-Vel et popularisé par Franquin. A part Seccotine, l'impétueuse journaliste, tout son entourage est masculin. Quand Benoît Feroumont propose de signer un album dans la collection « Le Spirou de... », il décide de radicalement féminiser cet univers. Si Fantasio se marie dans cet album, sa future épouse n'est qu'un élément dans une intrigue plus complexe se déroulant dans le milieu de la mode féminine. La méchante est une femme, la police est aussi représentée par une inspectrice, les victimes à aider une mère et sa fille, enceinte d'une fille. Et pour couronner le tour, Fantasio, rangé des affaires, est remplacé par la fameuse Seccotine qui va jusqu'à se mettre en colocation avec le jeune héros. Mais que va-t-il se passer dans la salle de bain quand ils vont se retrouver tous les deux en petite tenue ? Feroumont, brillant dessinateur particulièrement inspiré par les femmes, bouscule un univers trop sage. Sans aller trop loin cependant, mais ses quelques allusions coquines sont un régal pour les yeux et l'esprit.

« Le Spirou de... Benoît Feroumont : Fantasio se marie », Dupuis, 14,50 euros

 

 

 

02/04/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Petites annonces explicites

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La semaine dernière, après avoir parcouru le livre sur la vie d'Alphonse Allais, j'ai cherché dans Gallica, le site de la bibliothèque nationale, à quoi ressemblait "Le Journal", quotidien qui a publié nombre de ses chroniques. Des milliers d'exemplaires numérisés sont à la disposition des visiteurs. Plongé dans ces vieux papiers avec délice, je vais de découverte en découverte.

J'épluche les pages, fasciné par la liberté de ton des rédacteurs, j'arrive enfin aux petites annonces. Dans un numéro de janvier 1902, je tombe des nues en découvrant la quantité astronomique de messages de solitaires cherchant l'âme sœur, aux intitulés particulièrement explicites. Les dames, généralement "bien sous tout rapport", cherchent un homme "distingué et riche". La fortune demeure un paramètre essentiel. Certaines n'hésitent pas à placer la barre très haut en précisant qu'elles ne répondront qu'aux messieurs au compte en banque bien garni. Exemple cette jeune femme de 23 ans à la recherche d'un "homme véritablement du grand monde, ayant une rente d'au moins 40 000 francs."

Et l'histoire se répète dans l'autre sens quand je découvre la demande de cet "officier de marine, 24 ans, désirant mariage avec fille unique pour succéder à beau-père dans commerce, industrie ou grande exploitation agricole, France ou étranger." Il aurait pu préciser, "laide, grosse ou cul-de-jatte, je prends quand même... » Après ça, qu'on ne me dise pas que notre société contemporaine s'est déshumanisée à cause du progrès.

05/01/2016

Livre : Unions saisonnières

blondel,mariage,saison,buchet-chastelCorentin aurait voulu être réalisateur de films. Un créateur. La vie en a décidé autrement. Le héros du roman de Jean-Philippe Blondel filme, certes, mais seulement des mariages. Il y trouve pourtant des similitudes avec le rôle d'un metteur en scène : « Remplacer la réalité par une fiction acceptable, qui petit à petit prendra le dessus et s'imposera – transformer le reportage doux-amer du quotidien en comédie romantique -, telle est la mission du vidéaste de mariage. Du sucre, du miel, de la chantilly. » Drôle de métier, de saison et qui concentre l'activité les week-ends. Pas de quoi s'épanouir dans sa vie privée. Corentin, chaque fin de semaine d'été assiste à l'apothéose de belles histoires d'amour alors que lui est incapable de retenir ses petites amies, lassées de passer des samedis soirs seules. Ce roman, tout en parlant en permanence de bonheur, est étrangement mélancolique, triste. La faute à Corentin, témoin par procuration de ces jolies histoires, parfois réelles, parfois simulées. Dans ses reportages, il a instauré, un peu comme dans les émissions de téléréalité, des séquences où les époux ont la possibilité de se confier face caméra. Corentin aime particulièrement ces monologues, au point qu'il espère les transformer en un court-métrage. « Dans une trentaine ou une quarantaine d'années, quand la fin du monde sera annoncée, il s'enfermera dans une petite pièce avec le montage des entretiens qu'il aura effectués. Ce sera son hommage à la vie. » La mélancolie va cependant laisser place à l'espoir, certaines confessions étant plus fortes que d'autres.

« Mariages de saison », Jean-Philippe Blondel, Buchet-Chastel, 14 euros

 

 

10/01/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Séparation de biens

couple, mari, femme, mariage

On a beau s'aimer, il n'est pas obligatoire de tout partager. L'Insee, selon une récente étude, souligne le recul du mariage et la hausse du régime de la séparation de biens. Cette tendance est beaucoup plus généralisée qu'on ne le croit. Des années de vie commune n'empêchent pas les petites mesquineries égoïstes.

Quelques exemples pour savoir si votre amour est véritablement payé de retour. Madame, si l'homme avec qui vous partagez votre quotidien hésite toujours à vous prêter sa voiture, n'y voyez pas une cause de divorce. C'est personnel une voiture. Et puis quand vous la rendez il doit à nouveau régler le siège, les rétroviseurs et faire le plein... De toute manière, il ne la prête pas à sa maîtresse non plus. Pas de jalouses. Si de plus il ne vous autorise pas à utiliser sa carte bleue, ce n'est pas par défiance. Il applique simplement ses convictions politiques. Non, la France ne sortira pas de la crise en relançant la consommation. Sans compter que tous les vêtements qui vous plaisent sont fabriqués à l'étranger.

Par contre, remettez sérieusement en cause son amour pour vous si, après lui avoir reproché de ne jamais participer aux tâches ménagères, il se contente, à la fin du repas, de débarrasser son assiette (jamais la vôtre) en l'abandonnant, sale et non rincée, dans l'évier.

Dans l'autre sens, messieurs, ne soyez pas offensé si votre épouse ou compagne refuse que vous portiez ses sous-vêtements. Ce n'est pas parce qu'elle ne vous aime plus. Juste un problème de taille. Et d'orientation sexuelle. Mais, ça, c'est votre problème, pas le sien...

(Illustration extraite de la BD "La faute aux Chinois" Futuropolis)


20:17 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : couple, mari, femme, mariage