03/02/2017

De choses et d'autres : Pour une poignée de milliards

facebook,capital,milliards,bénéfices10,2 milliards de dollars de bénéfices en 2016. Les rares voyants qui ont pré- dit l’effondrement de Facebook en sont pour leurs frais (et peuvent changer de métier). Le géant des réseaux sociaux, loin de perdre des parts de marché face aux Twitter, Snapchat et autres gadgets destinés aux plus jeunes, a vu son chiffre d’affaires progresser de 57 % en un an. Bientôt 2 milliards d’utilisateurs « likeront » à tour de bras.

Un rouleau compresseur impossible à arrêter, devenu phénomène de société mondial aussi important que la télévision ou les smartphones à une époque. A la diffé- rence que Facebook ne partage pas le gâteau. L’essentiel des revenus de la publicité présente sur vos pages file directement dans les poches de Marck Zuckerberg et de ses quelques associés. Ne cherchez plus les maîtres du monde, ce sont eux. Cela ne durera pas. Forcément. Ainsi va la vie, une succession de grands bouleversements. Un auteur de science-fiction pourrait en tirer un bon roman.

Dans quelques siècles, après un big bang, des chercheurs extraterrestres découvrent un serveur miraculeusement préservé. Ils extraient les données et reconstituent la vie au début du XXIe siècle. Ils ne voient que chats mignons, chutes de skate, accidents de voitures, photos de vacances et assiettes de nourriture. Travail ? Presque rien. École. Très peu ! Comme si les « faits alternatifs » chers à l’administration Trump constituent déjà la réalité de nos vies virtuelles, seules traces de notre passage sur terre.

01/01/2013

Chronique : les milliards du net en 2012

2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 5/6.

La fortune en un clic de souris. Tout le monde en rêve, certains l'ont fait. En 2012, les milliardaires d'internet passent à la vitesse supérieure. Les sociétés issues du net se lancent à l'assaut des places financières. Première bordée avec Groupon. Son introduction en bourse est un succès, ses premières cotations une catastrophe. Le trafic n'est pas toujours synonyme de bénéfices. Encore plus médiatisée l'arrivée de Facebook à Wall Street. Toutes les actions trouvent preneur à 38 dollars. Mais rapidement le cours dévisse. Mark Zuckerberg perd un milliard dans l'affaire. Il lui en reste encore 5 ou 6... Suffisamment en tout cas pour acheter Instagram, le logiciel de retouche de photos. En 2012, certains chiffres donnent le vertige. 

Le net est un peu le nouvel eldorado du XXIe siècle. Ils sont des millions à espérer faire fortune dans le virtuel. Néanmoins, peu de chanceux font partie des élus. Quand je me suis lancé il y a un peu plus d'un an dans la rédaction quotidienne (sauf le dimanche, mille mercis Jean-Paul Pelras de me permettre de respecter Shabbat) de cette chronique sur le net, je me suis dit : « Fin 2012, je suis millionnaire. » Objectivement, il ne me reste plus que deux jours pour persuader mon rédacteur en chef de m'octroyer une prime à six zéros. A moins qu'un riche mécène (Mark, si tu me lis) aie pitié d'un pauvre chroniqueur... 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant.