08/12/2016

De choses et d'autres : Le lapsus sexiste de Montebourg

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Gros malaise hier dans le studio de France Info lors de l’interview en direct d’Arnaud Montebourg. Comme tous les matins, Fabienne Sintes reçoit durant 30 minutes un politique. Arnaud Montebourg, candidat à la primaire citoyenne, est mis sur le gril par la seule femme à la tête d’une matinale d’info, accompagnée par Jean-Michel Apathie, Gilles Bornstein et Guy Birenbaum.


Ce moment où Arnaud Montebourg *oublie* qu'il... par LeLab_E1

L’invité veut développer son programme, ses idées et trouve les questions trop nombreuses. Il a alors cette répartie incroyable : « Vous êtes trois, je suis seul, laissez-moi une chance ! ». Jean-Michel Apathie le reprend immédiatement. « Nous sommes quatre ». Et le leader de la gauche de la gauche, ancien compagnon d’Audrey Pulvar, journaliste, de bredouiller : « Quatre, pardon, puisque madame euh… », « est là... » glisse avec un sourire en coin Fabienne Sintes.

Chassez le naturel, il revient au galop. Arnaud Montebourg a démontré en une seconde un problème récurrent de la société française. Il ne semble devoir rendre des comptes qu’aux journalistes hommes. Comme s’il était toujours dans la RTF des années 60 ou 70, quand la seule femme présente en studio était la speakerine chargée de donner l’heure. Montebourg a beau avoir l’air jeune, clamer partout qu’on est moderne et progressiste, il conserve un vieux fond de patriarcat très vieille France.

Il faut que ça change, mais visiblement ce n’est pas lui qui va faire bouger les lignes. 

25/01/2015

BD : La politique en folie

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Mieux qu'une rétro politique, cette BD écrite par Renaud Dély et dessinée par Aurel, vous permet de revivre de l'intérieur les récents soubresauts du pouvoir socialiste. Il voulait une « République exemplaire », il s'est rapidement retrouvé avec une « république des couacs ». Pauvre François Hollande, souvent dépassé par des ministres à l'égo sur-dimensionné. Après les calamiteuses affaires Léonarda et Florange, l'exécutif pense avoir atteint des sommets de cafouillage. Pourtant, en 2014, le gouvernement fera mieux. L'affrontement entre Christiane Taubira et Manuel Valls est l'exemple de cette schizophrénie du pouvoir. L'une veut vider les prisons, l'autre veut en construire de nouvelles pour y enfermer le plus de délinquants possibles. Les militants de gauche en perdent leur latin. Pendant ce temps, François Hollande, comme absent, se désintéresse un peu des affaires de l'Etat. Il est des rendez-vous qu'il ne faut pas manquer. Les discrets, en scooter... Le meilleur reste l'affrontement entre Ayrault et Manuel Valls, puis entre Valls (qui a terrassé l'élu nantais) et Montebourg. Avec en toile de fond l'émergence d'Emmanuel Macron... Cela nous promet une année 2015 des plus agitées.

« La République des couacs », Glénat, 15,50 €

 

 

 

29/08/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Au Vitriol

Le vendredi, je ne suis jamais de bonne humeur. Sans doute un vestige des menus poisson à la cantine, ou le syndrome des longs week-ends passés devant les émissions idiotes de Jacques Martin et Michel Drucker. Plutôt que de me lancer dans une psychanalyse, mieux vaut que je profite de mon caractère chagrin et de lancer une série de portraits... au vitriol.

Pour inaugurer la série, j'ai l'embarras du choix. L'actualité récente semble ne fonctionner que sur la prolifération de têtes à claques. Avec en « maître » étalon le phénomène Emmanuel Macron. En deux jours, ce banquier passé par Rotschild est devenu l'homme que l'on aime le plus détester. Mais il s'avère quand même risqué de s'attaquer à cet énarque. Si à 36 ans il est nommé ministre des Finances de la 5e puissance économique mondiale, logiquement à 45 il devient Premier ministre, à 50 président de la République et à 60 maître du monde. Il terminera sa progression avec le titre de « Dieu unique » vers 70 ans. Je ne serai plus là pour le voir. Parfois, la mort a du bon.

Je pourrais aussi taper sur son pauvre prédécesseur. Arnaud Montebourg et ses postures pathétiques représente une victime de choix. Un peu trop justement. L'impertinent s'est suffisamment fait taper sur les doigts et même exclure par son prof principal pour que je l'épargne.

Le prof en question, bien que d'origine catalane (il ne faut jamais pas trop les titiller), mériterait aussi qu'on le recadre. Bien que dans son cas, il se charge tout seul de se couler. Quelle drôle d'idée pour un chef de gouvernement dit « de gauche » de clamer « J'aime l'entreprise ! » devant des patrons transformés en fans hystériques. Allons, allons...