12/05/2016

BD : Une Amérique rêvée

 

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Dans 'Le pouvoir des innocents', Luc Brunschwig imagine une histoire parallèle aux USA. Dans son monde, dessiné par Nouhaud, Jessica, l'amie des pauvres, est devenue maire de New York. Son poulain Lou McArthur est élu gouverneur. Tout semble aller pour le mieux avec ces forces de progrès, mais en coulisses l'establishment ne supporte pas l'émergence de ce parti des petits. Et à l'élection présidentielle suivante, le candidat républicain, fils d'un ancien président qui tire toujours les ficelles, l'emporte sur le fil. Une série politique passionnante à lire d'urgence alors que la vraie présidentielle US se prépare activement pour novembre.

"Le pouvoir des innocents" (cycle 2, tome 4), Futuropolis, 13 euros.

 

25/04/2014

BD : Machination infernale dans la suite du "Pouvoir des innocents"

pouvoir des innocents, hirn, brunschwig, Nouhaud, futuropolis, delcourt

« Le Pouvoir des innocents » de Brunschwig (scénario) et Hirn (dessin) est un des grands succès de la BD moderne des années 90. Les cinq premiers tomes sont parus chez Delcourt. La suite a migré vers Futuropolis. Hirn a laissé le pinceau à Nouhaud. On retrouve les différents protagonistes de ce complot six mois après l'attentat qui a endeuillé la fin de l'élection municipale de New York. La réformatrice Jessica Ruppert, contre toute attente, a été élue. Le présumé terroriste, Joshua Logan, est toujours en fuite. Il décide de se rendre en clamant son innocence. Selon lui, l'attentat n'est qu'une machination pour permettre l'élection de Jessica. On suit dans le second tome les doutes et découvertes de Cyrus, l'avocat de Logan. Noir et gay, Cyrus doit subir les attaques de sa communauté. Il finit même à l'hôpital après un passage à tabac. C'est de son lit de souffrance qu'il va rechercher la vérité. Passionnante, cette série, après la claque du premier cycle, parvient encore à nous tenir en haleine. Le scénariste est de la race des très grands. Il fait de la BD mais risque, s'il continue à être aussi brillant, être remarqué par le cinéma. Américain, évidemment...

 

« Le pouvoir des innocents » (cycle 2, tome2), Futuropolis, 13 €

 

05/08/2007

Infernal, mais branché

medium_Maxime_Murene_1.jpgL’Enfer s’est modernisé. Dès les années 50, les démons chargés de recruter les âmes des damnés ont révisé leurs méthodes. Exit les signes ostensibles pour un simple costard cravate d’un employé de bureau. Maxime Murène étrenne son nouvel uniforme pour sa première mission en tant que RDA, représentant démoniaque assermenté. A la demande d’un certain Duras, il doit tout faire pour retrouver sa fille, une certaine Julie. Le contrat dûment signé, Murène se met en chasse. Il doit dans un premier temps remuer tout un tas de paperasserie, car dans les enfers comme ailleurs, la bureaucratie a pris le pouvoir. Des heures à chercher pour finalement découvrir que le dossier de Julie est verrouillé car il s’agit d’une VAS, vierge en attente de sainteté. Et là tout se complique car on quitte le domaine de l’humain pour celui du sacré. La vieille guerre entre démons et anges reprend le dessus, le fantastique aussi. Premier titre de Jarry et Nouhaud, ce Maxime Murène détonne par son ton décalé et son graphisme léché. Il n’y a pas de suite annoncée. Pour une fois, c’est bien dommage… ("Maxime Murène", Delcourt, 12,50 €)