06/07/2014

BD : Flic à bout

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Scénariste assez prolifique depuis quelques années, Antoine Ozanam semble avoir trouvé son style et sa voie. « Burn Out » séduit par son ambiance, son découpage, l'enchaînement des coups de théâtre et surtout une fin on ne peut plus politiquement incorrecte. Cela aurait pu faire une excellente Série noire publiée sous un pseudo américain, c'est au final une BD sombre et réussie, grâce aussi au dessin de Mikkel Sommer : juste ce qu'il faut de crade et faussement bâclé. Ethan Karoshi est le personnage principal de ce roman graphique de 100 pages. Flic dans une petite ville des USA, il est marié avec la fille du shérif. Mais comme c'est un amateur de polar, il a une maîtresse, une rousse volcanique qu'il voit chaque mardi et vendredi avant le boulot. Juste pour s'accorder avec le cliché du flic tombeur véhiculé par les polars. Sa vie se complique quand un matin il est appelé pour enquêter sur un meurtre. Une rousse retrouvée étranglée avec du fil à pêche. La pêche, seconde passion d'Ethan... Obligé de faire des recherches sur la mort de sa maîtresse, le flic n'est pas au bout des ses surprises. En fait, on meurt beaucoup dans son entourage... De quoi péter les plombs en beauté.

« Burn out », Casterman, 18 €

 

 

 

21/01/2014

BD : Braquage et conséquences dans "Succombe qui doit"

 

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« Succombe qui doit », BD de Ozanam (scénario) et Rica (dessin) a des airs de thriller à la Tarantino. Quatre jeunes braquent une banque. Cela tourne mal. Ils trouvent refuge dans une casse auto. L'un d'entre eux est blessé. Sur place, il n'y a que José, le patron. Un ancien boxeur très désabusé. Ce huis-clos va aller crescendo dans la violence. Entre le blessé qui agonise, sa copine qui pique une crise de nerf et un des braqueurs qui se la joue de plus en plus « exterminateur », le sang coule, gicle même. Pour couronner le tout, José ne se laisse pas faire. Ses anciens réflexes de frappeur font des dégâts, mais cela ne suffit pas. Viendront pour compliquer encore les choses les sbires du commanditaire du braquage et un journaliste curieux, persuadé que raconter la déchéance de Laser Joe, roi de l'uppercut lui fera gagner des lecteurs. C'est violent. Surprenant aussi, Ozanam parvenant dans un rebondissement parfaitement amené à redistribuer les cartes entre « méchants », « très méchants » et « odieux »...

 

« Succombe qui doit », Casterman, 18 €

 

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11/05/2013

BD : Libère le tigre qui est en toi avec "Klaw"

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Un gringalet régulièrement tabassé par les fortes têtes de son collège : la vie d'Ange Tomassini n'est pas de tout repos. Dans ce futur proche, les relations entre adolescents n'ont que peu évolué par rapport à nos jours. Mais Ange n'est pas aussi faible qu'il en a l'air. Il se persuade, avant de tomber dans les pommes sous les coups, qu'il se transforme en tigre et fait fuir tous ses adversaires. Et si c'était vrai ? Ozanam signe un scénario intelligent et subtil sur l'adolescence, les rapports avec les adultes, le tout saupoudré d'un peu de fantastique. Moins crédible le fait qu'Ange soit le fils d'un ponte de la mafia. Mais c'est nécessaire pour expliquer la fugue du gamin, en compagnie de son garde du corps. Une série dessinée par Joël Jurion, au trait dynamique, aux influences japonaise et américaines dans le découpage. Cela se lit vite, avec plaisir. Et cerise sur le gâteau, le second tome sort à la fin du mois de mai et l'ultime chapitre de ce triptyque sera en vente en librairie en juin. Vite fait, bien fait !

« Klaw » (tome 1), Le Lombard, 12 €


08:38 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : klaw, tigre, adolescent, ozanam, jurion, lombard

27/04/2012

Courts et violents, seconde dose de Doggy Bags chez Ankama

 

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Seconde livraison de Doggybags, revue animée par le scénariste Run. Sous la forme d'un comic, on retrouve dans ces 120 pages trois récits courts ayant en commun érotisme et violence. Le premier, écrit par Ozanam et dessiné par Kieran, est le plus extrême. Elwood, le héros, un Texan attardé, extermine toutes les femmes qu'il croise à coups de pelle, persuadé qu'elles sont une avant-garde d'aliens chargés d'envahir la terre.

La seconde histoire, dessinée par Singelin, se déroule en plein désert. Des néo-nazis espèrent tirer sur des clandestins. Ils tombent sur plus méchant qu'eux.

Enfin, l'histoire du Vol Express 666 de Mathieu Bablet est la plus violente. Elle est pourtant tirée d'un fait divers réel. Ames sensibles s'abstenir.

 

« Doggybags » (tome 2), Ankama, 13,90 €


 

15/06/2010

L'entremetteuse

Seconde chance.jpg« Seconde chance » de Renart (dessin) et Ozanam (scénario) c'est un peu la version adulte de Cupidon du duo Cauvin-Malik. La belle Marianne Welles a des airs de tueuse à gages. Mais lorsqu'elle reçoit un contrat, c'est toujours pour deux noms. Deux êtres qui vont devenir amoureux fou quand elle leur tire dessus avec son revolver. Tout marche parfaitement jusqu'à cette fameuse Saint-Valentin. Marianne, pourtant la plus cotée de sa corporation, ne remplit pas son contrat. Au contraire elle démissionne, redevient humaine et se lance à la recherche de l'homme qu'elle devait exécuter. Un homme qui lui a fait un effet bœuf. Dans la vraie vie, Marianne va vivre de ce qu'elle fait de mieux : tirer sur les gens. Mais cette fois elle les exécute réellement. Une reconversion qui n'est pas du goût de ses anciens employeurs. Une « Seconde chance » toujours au second degré, entre romance langoureuse et polar à la Tarantino. Etonnant et séduisant...

« Seconde chance », Casterman, 14 €

19/06/2009

Soldats et magie

 

Last Bullets.jpgIl s'appelle Lelis. On ne sait pas grand chose de ce dessinateur si ce n'est qu'il est Brésilien. Et talentueux. Phénoménal même. Ses trognes en couleurs directes vous explosent au visage comme autant de grenades dégoupillées. Il semble dessiner sans faire de croquis. Cela donne une puissance supplémentaire à ses planches. Pour sa première collaboration en Europe, il a illustré un scénario d'Ozanam dans la collection Kstr. Un choix qui manque de visibilité mais lui donne toute latitude pour dérouler son art sur plus de 110 pages. Les trognes, ce sont des soldats confédérés, faits prisonniers puis évadés. Ils trouvent refuge dans le bayou. Ils sont à la recherche d'un trésor. Un immense trésor. Celui amassé par les lutins, elfes et farfadets vivant cachés dans ce monde magique. D'un côté des brutes absolues, de l'autre des êtres féeriques mais plein de malice. Une opposition d'univers magnifiée par Lelis qui devrait très certainement refaire parler de lui.

« Last Bullets », Casterman, 16 €

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22/05/2008

Secousses à Barcelone

8aef0c07e00e2774c6a006b9ac8268e9.jpgBarcelone est le théâtre de cette histoire complète, beaucoup plus psychologique qu'il n'y paraît. Car au premier abord, on pourrait penser qu'il ne s'agit qu'une banale histoire d'amour qui tourne mal, après quelques scènes chaudes et dénudées sous le pinceau de Sergio Malia. Mais le scénario d'Antoine Ozanam est beaucoup plus subtil que ça. Robin est un jeune romancier à succès. Vivant avec Alicia depuis quelques mois, leur relation est en train de se déliter. Et un soir, la belle fait ses valises et claque la porte. Pour Robin, c'est comme si Barcelone était secouée par un tremblement de terre. Après un phase de dépression, Robin décide de réagir. Il imagine un plan lui donnant une seconde chance. Il utilise un prête-nom pour faire croire qu'il a quitté Barcelone et va changer de tête dans une clinique en Suisse. Ensuite, sous une autre identité, il va tenter de séduire une seconde fois Alicia. Il y parvient sans trop de mal car il a retenu les leçons du passé et a aussi modifié son tempérament. L'égocentrique et aujourd'hui beaucoup plus à l'écoute de son amoureuse. Voyage dans les âmes, voyage également dans les rues de Barcelone et son ambiance unique, très bien rendue par les dessins de Malia qui aime lui aussi cette ville.
« Apocalypstick », Glénat, collection Caravelle Urbaine, 12,50 €


06:00 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Malia, Ozanam, Glénat