16/07/2017

BD : Un tournant pour Spider-Man

 


Portés par le succès des films aux effets spéciaux de plus en plus gigantesques, les comics américains ont connu un réel développement en France. Avant la vague, il y a 20 ans, Panini Comics a lancé nombre de magazines puis a décliné les séries dans de beaux albums, aux couvertures cartonnées, reprenant de 6 à 8 épisodes pour obtenir des titres compacts, bien imprimés et au goût des amateurs français du genre. Pour célébrer ses 20 ans, la maison d’édition ressort en 2017 douze titres emblématiques avec une couverture dessinée par une gloire française de la BD. Ce Spider-Man de Straczynski et Quesada par exemple bénéficie d’une interprétation par Bastien Vivès. Sollicités également Boulet, Trondheim, Sfar ou Barbucci. Et le denier titre sur les Avengers, en octobre, bénéficiera de quatre couvertures signées Vatine, Bajram, Mourier et Tarquin. Impossible de faire mieux...
➤ «Spider-Man, un jour de plus », Panini Comics, 16 € 

04/05/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : Au tour de la Force

4 mai, force, star wars, panini

Star Wars prend de plus en plus des airs de religion, voire de secte. Les fans, ou disciples, ont même leur jour férié. Le 4 mai constitue depuis quelques années la date de référence. La faute à Dark Vador, le grand méchant. Une de ses répliques cultes, "Que la force soit avec toi", peut se comprendre en anglais "May the 4th be with you".

Donc ce 4 mai, partout dans le monde, des animations, soirées, colloques ou conférences se penchent sur cette mythologie d'un nouveau genre. Avec encore plus d'excitation car cette année 2015 sera marquée par la sortie du 7e volet de la saga ("Le réveil de la Force" sur les écrans le 18 décembre). Outre les grands anciens (Harrison Ford, Carrie Fisher...), de nouveaux personnages apparaîtront. Celui qui semble avoir le plus de succès dans les quelques extraits distillés au compte-gouttes par Disney, est tout rond. Rien à voir avec Obélix, il s'agit d'un robot-boule au doux nom de BB-8. R2D2 a du mouron à se faire.

Star Wars, une "religion" qui accepte en son sein les marchands du temple. Licences et droits dérivés représentent une formidable machine à cash. Pour preuve la mise en vente aujourd'hui du premier numéro d'un nouveau bimestriel édité par Panini Comics : l'adaptation en BD de la trilogie de base. Et pour rendre encore plus fous les adeptes (collectionneurs), la maison d'édition publie ce numéro 1 sous dix couvertures différentes. Conséquence, le fan absolu devra débourser 10 fois 5,50 euros pour ne rien manquer... Sans compter les quatre éditions spéciales destinées à la FNAC ou La Grande Récré. Dark Vador, le nouvel Oncle Picsou de la galaxie.

En bonus, les premiers extraits de Star Wars 7

18:36 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 4 mai, force, star wars, panini

02/12/2013

DE CHOSES ET D'AUTRES : La mode selon Panini

Lundi de deuil ce matin dans les cours de récréation du monde entier : Umberto, l'un des quatre frères à l'origine des célèbres vignettes Panini est mort samedi. Lancés au début des années 60 en Italie, l'album Panini et ses autocollants ont assuré la fortune de ces vendeurs de journaux de Modène. Durant des décennies, le troc et l'échange des Panini développe l'esprit de collection des petits Français. Les vignettes donnent aussi l'impression de gagner au loto. Posséder deux Platini-Panini permet de récupérer des dizaines d'anonymes comme Thouvenel (arrière de Bordeaux) ou Domenech (autre défenseur rugueux). Ils arborent de fières bacchantes totalement passées de mode aujourd'hui. Une des constantes d'ailleurs, des albums Panini sur les footballeurs : ils servent de contre-exemple aux apprentis coiffeurs. De nos jours, la coupe de Florian Thauvin (rasé sur les côtés, à la Desireless en haut) fait parler plus que ses exploits à l'OM. Et ne croyez pas que les petites couettes de Sagna ou les circonvolutions capillaires d'un Pogba soient une nouveauté. Il suffit de tomber sur un album Panini des années 70 pour s'écorcher les yeux avec des raies au milieu ou des rouflaquettes. Photos toujours prises de face. A l'exception de Ribéry, le seul à posséder une dérogation pour poser de profil. Le bon, de préférence.

 

Assez peu sportif dans l'âme (encore moins dans le corps), je dois vous avouer que personnellement, vous me dites Panini, je vous réponds sandwiches chauds au fromage fondant. « On n'est pas gros à lécher des murs ! » me serine souvent mon épouse. Pas faux.

Chronique "De choses et d'autres" parue lundi en dernière page de l'Indépendant.