26/07/2017

Avec Valérian, la SF entrait dans les pages du journal Pilote



1967. Pilote, le journal de bande dessinée créé par Goscinny, Uderzo et Charlier, se cherche encore un peu. Le formidable succès d’Astérix donne l’opportunité à Goscinny, par ailleurs rédacteur en chef, de s’intéresser à d’autres styles. Pourquoi pas la science-fiction ? Pour occuper ce créneau il fait confiance à un jeune duo encore inexpérimenté et à peine rentré d’un long périple aux USA. Pierre Christin imagine Valérian, agent spatio-temporel. Mézières dessine ses aventures et le flanque d’une présence féminine impertinente pour la BD de l’époque, Laureline. Quelques albums plus tard, Valérian est devenue une référence pour toute une génération de dessinateurs et même de cinéaste car avant Luc Besson, Georges Lucas a «emprunté» quelques trouvailles au duo Christin-Mézières. La sortie du film permet aux éditions Dargaud de ressortir la vingtaine de titres de la série qui constitue désormais un classique. On apprécie également la sorti d’un numéro exceptionnel du défunt Pilote consacré à Valérian. Longues interviews des créateurs et surtout quantité d’histoires courtes signées des «grands» de la BD d’aujourd’hui, de Blutch à Larcenet en passant par Juillard, Pétillon et Bajaram. Sans oublier la sortie, le 22 septembre prochain, de «Shingouzlooz Inc», une aventure de Valérian vu par Wilfrid Lupano (Les vieux fourneaux) et Mathieu Lauffray (Long John Silver). 




19/07/2016

BD : Fred et Alexis remontent le temps

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Après 1968, le secteur de la bande dessinée jeunesse a littéralement été dynamité par quelques auteurs en mal de nouveauté. Avant que Gotlib, Brétécher et Moëbius ne quittent Pilote pour créer Fluide Glacial ou Métal Hurlant, quelques expérimentations ont pris place dans l'hebdomadaire des éditions Dargaud. Alexis, futur dessinateur de Superdupont, a illustré un scénario de Fred (Philémon) au propos pour le moins étrange. Un représentant de commerce s'associe à un savant fou pour tenter de faire fortune en voyageant dans le temps. Ils sont aussi bête et cupide l'un que l'autre. C'est plein de boucles temporelles inextricables digne des meilleurs récits surréalistes. Ces 200 pages sont exhumées en noir et blanc, comme pour mieux admirer la virtuosité d'Alexis, mort à 31 ans seulement.

« Time is money » (intégrale) Dargaud, 29 €

 

10/12/2015

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'envol du comique


Le pilote d'un avion de la compagnie aérienne indonésienne Lion Air a fait les frais de son humour un peu graveleux. Au départ d'un vol vers Bali, il s'excuse du retard et en guise de dédommagement "offre" aux passagers "une hôtesse de l'air divorcée". Pour encore plus de réalisme, il diffuse des gémissements douteux en provenance du cockpit dans la salle des passagers.
Mauvaise blague qui a conduit la compagnie à suspendre le pilote après les plaintes des passagers. Outre le manque de respect au personnel navigant, plusieurs clients n'ont pas caché leur angoisse à propos de la santé mentale du commandant de bord. D'autant qu'en plein vol, il a également souhaité un bon anniversaire à un membre du personnel. Pilote ou ambianceur ?
La compagnie asiatique n'en est pas à un scandale près. En 2014, son PDG s'attire les foudres des organisations féministes quand il dévoile les nouveaux uniformes des hôtesses. Le moins que l'on puisse dire, c'est que leurs tenues ne les auraient pas entravées. La jupe, ultracourte, couvrait le moins de jambes possible. Et si par malheur elles devaient se pencher, les passagers placés derrière elles jouiraient d'une vue capable de les propulser au 7e ciel sans l'aide du moindre pilote amateur de blagues douteuses. Les hôtesses ont refusé de travailler si court vêtues, mais Lion Air s'est payé, à moindre frais, un joli coup de pub.
La récente péripétie en vol confirme, voire amplifie, une réputation sulfureuse qui, n'en doutons pas, attirera des clients qui fantasment encore sur ce "corps" de métier si particulier.

09:06 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : air lion, hôtesse, pilote

09/06/2014

Gotlib, 80 ans “d’umour et bandessinées”

 

Créateur de Gai Luron, le chien marrant qui ne sourit jamais, de Superdupont, le héros franchouillard et de la revue Fluide Glacial, Marcel Gotlib, monument de la BD, expert en parodie fête ses 80 ans.

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Alors qu’il va fêter ses 80 ans, le créateur de Gai Luron et Superdupont est à l’honneur dans une grande rétrospective au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris (jusqu’au 27 juillet). On peut y admirer 150 planches originales jamais exposées, ainsi que des archives photographiques, écrites et audiovisuelles.

Gotlib a débuté dans les années 60 dans Vaillant et Pilote et a pris sa retraite il y a une quinzaine d’années. Dans ce laps de temps, infatigable créateur à l’imagination débridée, il a publié des milliers d’histoires comiques ou grinçantes. En fait, il a tout inventé. Le moindre rire intelligent qui retentit en France depuis un demi siècle est forcément un peu inspiré de son œuvre.

Gotlib est l’exemple parfait de l’évolution des mœurs du siècle dernier. De Gai Luron à Pervers Pépère il balaie toutes les formes d’humour, du plus classique au trash absolu. Notamment dans Fluide Glacial, le mensuel qu’il lance en 1976 avec Jacques Diamant. Un mensuel “d’umour et bandessinées” comme c’est toujours inscrit en couverture, 454 numéros plus tard.

L’exposition à Paris rend hommage à cet humoriste qui n’a pas oublié ses racines juives. Dès les années 60 il s’est mis en scène dans des BD, petit Juif caché dans une ferme. Son père est mort en déportation. Cette tragédie, comme beaucoup d’enfants survivant de la Shoah, il l’a transformée en force de vie. Gotlib sait rire de tout. Nous émouvoir aussi.

 

Exposition « Les mondes de Gotlib », Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan au 71, rue du Temple à Paris. Du lundi au vendredi et le dimanche jusqu'au 27 juillet.

 

 

 

Une œuvre multiple et sans tabou

 

Entre Nanar et Jujube, ses premiers héros de papier et Pervers Pépère, l’exhibitionniste crasseux, il y a un monde complet d’écart. Pourtant ils sont issus du même foisonnement créatif, avec quelques décennies de différence il est vrai. Œuvre de jeunesse, Nanar et Jujube constitue les années d’apprentissage de Gotlib, jeune dessinateur qui doit beaucoup travailler pour vivre de sa passion. Dans Vaillant, il arrive à imposer le chien limite dépressif de ses héros qu’il met rapidement au placard.

Années Pilote

Gotlib, pilote, dargaud, fluide glacial, superdupont, alexis, goscinnyGai Luron va commencer sa longue carrière. Au même moment, un nouveau journal fait beaucoup parler de lui. Pilote, avec Goscinny à sa tête, révolutionne la presse BD. Gotlib rêve d’être de la partie. Le scénariste d’Astérix, formidable découvreur de talent, est le premier à lui faire une totale confiance. « Il a été le premier qui m’a symboliquement pris par la main et m’a dit, “Vas-y, t’en es capable !”» explique, des années après, le dessinateur des Dingodossiers. Car pour ses débuts dans Pilote, Gotlib illustre des scénarios de Goscinny. Deux génies de la BD moderne, dans un exercice qu’ils adorent tous les deux : la parodie. Débordé par le succès d’Astérix, Goscinny n’arrive plus à suivre le rythme. Qu’importe, il donne carte blanche à Gotlib pour qu’il continue seul l’aventure. Ce sera la Rubrique-à-Brac, avec Newton, sa pomme et la coccinelle. Mai 68 passe par là. La BD pour enfants, même quand elle est très intelligente comme les séries vedettes de Pilote, semble un peu étriquée. De dessinateur, certains veulent devenir créateurs. Il abandonne le doux cocon de Pilote pour lancer avec Mandryka et Bretécher L’écho des Savanes. Un trimestriel où le seul mot d’ordre est totale liberté. Une sorte de galop d’essai avant la grande œuvre de Gotlib, la création de Fluide Glacial, le plus vieux magazine de BD toujours en activité.

Paradoxalement, c’est le moment où il se met à beaucoup moins produire. Des couvertures, quelques éditoriaux (dessinés puis simplement sous forme de textes), Gotlib ne manque pas d’inspiration mais préfère écrire pour les autres. Notamment Alexis, le complice des Cinémastock de Pilote qu’il embarque comme dessinateur dans l’aventure Superdupont. Un Alexis qui meurt prématurément, devenant, pour l’éternité “directeur de conscience “de la revue.

Génération Gotlib

Gotlib est cependant très présent dans la vie du magazine. Il prend en quelque sorte la place de Goscinny dans le rôle du découvreur de talent. Fluide Glacial, depuis bientôt 40 ans, c’est un esprit et un générique exceptionnel : Manu Larcenet, Binet, Riad Sattouf, Edika, Tronchet, Goossens, Gaudelette, Blutch... On peut parler de génération Gotlib, voire d’école.

À 80 ans, il se fait plus discret. Ces dernières années on l’a vu dans quelques films ou romans photos. Mais il ne crée plus. Ce n’est pas qu’il n’ait plus d’idées, au contraire il a l’esprit toujours vif. Simplement il profite de la vie, comme une enfance à rattraper.

 

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Des livres pour un anniversaire

 

Gotlib au musée, mais Gotlib aussi dans les librairies. Si l’auteur a pris sa retraite totale et sans condition depuis de nombreuses années, ses BD et écrits restent toujours disponibles. Chez Dargaud, retrouvez l’intégrale des Dingodossiers (scénarios de Goscinny), tout Cinémastock (dessin d’Alexis) et les fameuses Rubrique-à-bracs.

Gotlib, pilote, dargaud, fluide glacial, superdupont, alexis, goscinnyMarcel Gotlib s’est également essayé à l’autobiographie. Le livre intitulé en toute modestie “J’existe, je me suis rencontré” est paru en 1993 chez Flammarion. Un livre désopilant judicieusement réédité en cette année 2014 chez Dargaud. Gotlib raconte son enfance durant l’occupation. Petit Juif fuyant les nazis, il est caché chez des paysans. C’est dramatique et émouvant, mais il ne peut pas s’empêcher de transformer le tout en un témoignage où le pathos s’efface pour laisser place à l’humour. (Dargaud, 19,99 €)

Gotlib, pilote, dargaud, fluide glacial, superdupont, alexis, goscinnyDans les kiosques, ne manquez pas le numéro spécial de Pilote et Fluide Glacial. Le défunt magazine qui “s’amuse à réfléchir “partage l’honneur de glorifier Gotlib avec le mensuel “d’umour et bandessinées”. Le premier a vu Gotlib débuter, le second a marqué son émancipation après une première tentative dans l’Écho des Savanes. Vous y trouverez une centaine de pages de la main du maître, de ses débuts avec Nanar et Jujube aux ultimes gags de l’horrible Hamster Jovial. En fil rouge, le récit complet “La Coulpe”, sorte de vade-mecum du créateur, seul face à ses doutes et sa feuille de papier blanche... (en kiosques, 7,90 €)

 

Gotlib, pilote, dargaud, fluide glacial, superdupont, alexis, goscinnyDernière nouveauté à ne pas rater : le tome 7 des aventures de Superdupont. Le héros tricolore, béret sur la tête et baguette sous le bras, va s’attaquer à l’AntiFrance, ce monstre insidieux imaginé par Gotlib il y a des années et qui refait surface depuis quelques mois avec le fameux “french bashing” dénoncé par Montebourg à la mâchoire aussi carré que le héros dessiné par Solé. Dans cet album retrouvez des histoires courtes écrites avec la complicité de Lefred-Thouron mais également quelques gags dus au génie de Jacques Lob, le créateur avec Gotlib de notre super-héros national. (Fluide Glacial, 10,80 €),

07/03/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Gotlib, l'humour-étalon

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Si en géométrie, pour mettre tout le monde d'accord les savants ont élaboré le mètre-étalon, en matière de rigolade Gotlib incarne la seule référence absolue, l'humour-étalon. Alors qu'il va fêter ses 80 ans, le créateur de Gai-Luron et Superdupont est à l'honneur dans une grande rétrospective au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris (du 12 mars au 27 juillet).

Gotlib a débuté dans les années 60 dans Vaillant et Pilote et a pris sa retraite il y a une quinzaine d'années. Il a tout inventé pendant ce laps de temps. Le moindre rire intelligent qui retentit en France depuis un demi siècle est forcément un peu inspiré de son œuvre. On trouve des traces de ses créations partout, sous toutes les formes. Arnaud Montebourg et sa croisade du Made un France n'est qu'une retranscription, au premier degré, de l'univers de Superdupont, le héros en lutte contre l'AntiFrance armé de sa baguette, son camembert, son béret et son tricot de corps. Mais là où Gotlib se moque d'un patriotisme ringard et dépassé, notre ministre du Redressement national semble prendre au pied de la lettre un message comique et satirique.

Gotlib est l'exemple parfait de l'évolution des mœurs du siècle dernier. De Gai Luron à Hamster Jovial il balaie toutes les formes d'humour, du plus classique au trash absolu comme cette biographie imaginaire d'Amadeus Quincampoix, inventeur du papier toilette.

Gotlib a libéré l'humour en France et permis à plusieurs générations de comiques d'éclore. Cette exposition de 150 planches originales pour le Grand Prix d'Angoulême en 1991 n'est que justice.

 

05/08/2012

Al Crane de Lauzier et Alexis, un cowboy en négatif

 

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Louées soient les éditions Fluide Glacial. En rééditant une intégrale des aventures d'Al Crane, elles remettent en lumière une des BD les plus politiquement incorrectes jamais publiées. Au scénario, Lauzier y déverse la causticité qui a fait le succès de ses « Tranches de vie ». Alexis, au dessin réaliste frôlant la perfection, transforme ces parodies de western en petits bijoux graphiques. Al Crane est l'archétype du cowboy solitaire. Il est parfois chasseur de primes, sait se servir de son colt, et pas que pour protéger la veuve et l'orphelin. En fait Al Crane n'a aucune morale. Dans son monde, certainement plus réaliste que l'imagerie populaire, les femmes sont des objets, les noirs de animaux et l'argent la seule chose qui compte. C'est parfois violent, très noir, toujours au second degré. Ces histoires courtes publiées durant les années 70 dans Pilote Mensuel préfiguraient le ton Fluide Glacial. Alexis y retrouva son vieux complice Gotlib. Quelques histoires de Superdupont pus tard, il cessait définitivement de dessiner pour cause de mort prématurée. Un très mauvais gag pour celui qui est toujours « directeur de conscience » du magazine d'Umour et Bandessinées.

 

« Al Crane », Fluide Glacial, 25 €


 

12/12/2011

Reiser, chroniqueur d'actualité dans Pilote

 

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Dans les années 60 et 70, Pilote, journal de bande dessinée dirigé par René Goscinny, décide de consacrer une partie de ses pages à l'actualité. Des récits complets en noir et blanc, où l'esprit frondeur de quelques auteurs trouve matière à réflexion. Cabu, Fred, Gébé sont passés par cet exercice. Un des meilleurs reste Reiser. Il n'y déverse pas sa méchanceté réservée à Hara Kiri, mais commence dans ces histoires courtes de une ou deux pages, à roder ses idées écologistes. C'est pertinent, marrant ou absurde, mais jamais plat. Pour la première fois l'intégralité de ces récits jamais publiés en albums sont repris dans ce superbe livre. Une plongée dans l'actualité du siècle dernier, après la libération des mœurs et avant le premier choc pétrolier.

 

« Reiser, les années Pilote », Glénat, 270 pages, 25 €

 

08:09 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reiser, pilote, glénat

18/07/2010

Quelques revues pour l'été

 

Traditionnellement, pour l'été, quelques revues BD proposent des numéros spéciaux. Sans vouloir être exhaustif j'ai repéré chez mon marchand de journaux quelques pépites qu'il serait dommage de manquer.

 

pilote.jpgIl y a d'abord le Pilote spécial cinéma. Un gros pavé avec quelques histoires originales et un minimum de reprises. Cette revue (qui ne paraît qu'une fois l'an (et encore...) n'a plus rien à voir avec l'hebdo des années 60/70 proposant une dizaine de pages d'actualités souvent grinçantes (les débuts de Patrice Leconte, Parras, Gébé...). C'est plus propre, moins sarcastique... bref, dans l'air du temps...

 

A ne pas à mettre dans toutes les mains, la renaissance de Hara-Kiri, par l'équipe de Charlie Hebdo. Décidemment le départ de Philippe Val vers France Inter a redonné du peps à des auteurs que l'on sentait de plus en plus bridés. On retrouve des fausses publicités, quelques BD et des dessins d'humour démolissant tous les tabous.

 

L'Echo des Savanes, titre repris par Glénat, est un peu moins sexe, un peu plus BD. Notamment le numéro spécial actuellement en vente offrant l'intégralité de deux albums : l'Ordre de Cicéron (avec Gillon au dessin) et Spoon et White (dont on attend avec impatience le nouvel opus, « Neverland », pastiche de la série Lost). La formule manque d'originalité (un peu de Circus avec un zeste de Vécu...) mais c'est efficace en vacances.

 

Lanfeust.JPGTrès copieux également le nouveau Lanfeust. 230 pages, 658 grammes et surtout le retour de quelques séries vedettes dont Lanfeust (les 15 premières pages), Ythaq, Cixi et Marlysa. A ne pas manquer également le début d'une nouvelle série scénarisée par Arleston et dessinée par Didier Cassegrain : « L'heure de la Gargouille ». Cassegrain qui dessine les femmes comme personne. Si vous avez encore un minimum de testostérone dans le corps, mous ne pouvez pas rester insensible à ces créatures rondes et sensuelles. En cadeau dans ce numéro un poster de Mourier présentant des trolls en radeau de la méduse et un plateau du jeu « Prolopoly », version « c'est la crise ! » du célèbre jeu ayant plus fait pour le capitalisme que le couple Woert – Bettencourt...

 

Picsou Magazine poursuit la réédition des trésors de ce héros. Même si j'avoue ne pas être sensible au travail de Carl Barks ou Don Rosa, il faut admettre que ces récits complets font partie du patrimoine de la BD et que leur exhumation est une œuvre louable.

 

Clone wars.JPGStar Wars fait toujours vendre. La preuve les éditions Delcourt lancent pour cet été le premier numéro de « Star Wars – The Clone Wars », BD dérivée du dessin animé. Des récits complets type comics avec un emballage sympa pour les jeunes : poster panoramique (ça va faire trop beau dans ma chambre...) et masque d'un guerrier à découper.

 

Fluide.JPGFluide Glacial est également doublement présent dans les magasins actuellement (triplement même si l'on intègre le spécial jeux Bidochon, mais mieux vaut faire l'impasse...). Le numéro classique voit débarquer un nouveau personnage : Jérôme Moucherot. En fait l'assureur de Boucq fait son entrée dans le catalogue Fluide avec une histoire complète de 10 pages qui vous en met plein les yeux. Le Série Or de 100 pages reprend les « grands classiques des albums Fluide Glacial ». L'occasion pour les plus jeunes de se délecteur de la version Gotlibienne d'Alice aux pays des merveilles. 16 pages remplies de folie, de sexe et de clin d'oeils. De jolies filles dénudées aussi. Ça ne gâche rien...

 

psikopat.jpgLe Psikopat de Carali propose aussi son numéro spécial d'été. Un spécial de 100 pages, estampillé nouvelle formule, avec l'arrivée de cinq auteurs de feu Siné Hebdo. On apprend sur le blog de Mélaka que ce mensuel, volontairement sans pub, vient de lancer une page Facebook. Un peu de délire sur le réseau social du flicage volontaire ne peut pas faire de mal. Mais attention aux dérives. Les puritains ricains (ça rime) n'aiment pas les tétons, alors vous imaginez, un sexe en érection...

 

spiruu.jpgEnfin, le must de la production BD est toujours au rendez-vous du meilleur hebdo de tous les temps : Spirou. Leur numéro spécial été de 100 pages n'est plus en vente, mais ne manquez pas celui de mercredi prochain (21 juillet) avec Maki, le lémurien en couverture. Fabrice Tarrin, le sale garnement de Montpellier, y raconte ses souvenirs d'adolescent parisien. Vol à la Fnac, agression dans le métro, mensonges à la police : ce n'est pas du politiquement correct. Spirou c'est toutes les semaines et on peut y découvrir actuellement le nouveau Spirou et Fantasio de Yoann et Vehlmann, « Alerte aux Zorkons ».