09/02/2017

BD : Undertaker, la renaissance du westernt

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Après un tome 2 se passant exclusivement dans une mine désaffectée au cœur du désert (sorte d’hommage à Blueberry), Jonas Crow, l’Undertaker met le cap au Nord vers l’Oregon, là où la civilisation prend fin. Ce croque-mort, accompagné de son vautour apprivoisé, se lance sur les traces de l’ogre de Sutter Camp, un chirurgien derrière qui se cache un redoutable tueur en série. Jonas n’est pas seul, il a gagné dans ses précédentes aventures deux associées : la jolie nurse britannique mais très torturée Rose, et Madame Lin, une Chinoise qui cache bien son jeu (experte en armes et redoutable en négociations pécuniaires). Changement de décors pour Ralph Meyer, le dessinateur de la série écrite par Dorison. Forêts humides, boue, petit village et surtout beaucoup de sang sur la piste du « méchant ». Rose sera une proie de choix pour ce sadique d’anthologie. Une des meilleures séries de ces dernières années, qui réinvente le western et rencontre un immense succès tout à fait mérité.

➤ « Undertaker » (tome 3), Dargaud, 13,99 €

 

 

11/04/2015

BD : "Undertaker" ou l’or du croque-mort

 

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Pas facile de s’imposer dans l’univers du western. Passer après des génies comme Jijé, Gir ou Hermann pourrait en décourager beaucoup. Visiblement cela n’a pas arrêté Ralph Meyer qui a relevé le défi. Avec brio. Il anime cette nouvelle série écrite par Xavier Dorison avec qui il a déjà conté les aventures du Viking Asgard. Jonas Crow n’a pas d’ami. Il voyage seul dans le désert de l’Ouest américain à la recherche de travail. Il en trouve souvent car son domaine de prédilection est en pleine expansion : la mort. Jonas est croque-mort. Il vient d’adopter un vautour et se rend dans une petite ville minière à la demande d’un certain Joe Cusco. Ce dernier est le propriétaire de l’exploitation qui fait vivre toute la communauté. Malade, il n’entend pas souffrir longtemps. Il engage Jonas pour qu’il l’enterre dès le lendemain dans sa première mine, celle où il a trouvé le plus de pépites d’or. Pour ce qui est de mourir, il a une fiole de poison qui agrémentera parfaitement l’énorme gâteau aux amandes qu’il entend déguster à la fin de son ultime repas. Mais Joe, avant de quitter ce monde si dur, va également ingurgiter toute sa fortune en or pour être enterré avec elle... L’histoire se déroule sur plusieurs plans. Il y a l’intrigue principale sur la convoitise de l’or du mort, les questions autour du passé de Jonas, une critique sociale de la condition des mineurs et pour couronner le tout une jolie Anglaise pour échauffer les esprits de tous les mâles. Passionnant et plein de suspense, cet album vaut aussi (et surtout) pour le dessin de Ralph Meyer. Son nom peut sans problème être ajouté aux trois “maîtres” cités en début de chronique.

« Undertaker » (tome 1), Dargaud, 13,99 euros

 

 

 

21/06/2009

Triste futur

 

Des lendemains sans nuages.jpg« Des lendemains sans nuages » était paru en 2001. Cette réédition donne une seconde chance à une œuvre passée presque inaperçue mais qui marquait les débuts d'auteurs qui depuis ont explosé. Au scénario Fabien Vehlmann. Il lie des histoires de science fiction par une intrigue plus générale de futur apocalyptique. Depuis il a signé Ian, le marquis d'Anaon et vient de reprendre Spirou et Fantasio. Au dessin deux jeunes aux trajectoires parallèles. Meyer a débuté avec Tome dans Berceuse assassine. Depuis il a signé le premier tome de « XIII Mistery » sur la Mangouste. Gazzotti, après avoir animé les pages de l'hebdo Spirou et être l'assistant de Janry, a repris Soda et retrouvé Vehlmann pour la série « Seuls ». Bref, ne boudez pas votre plaisir en redécouvrant les débuts de trois auteurs talentueux. De la SF qui s'inspire de Philip K. Dick avec une tentative de modifier le futur pour éviter qu'un tyran ne prenne le pouvoir. Mais cela en vaut-il véritablement la peine ?

« Des lendemains sans nuage », Le Lombard, 14,50 €