04/07/2016

BD : Nouveau monde, nouveaux monstres

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L'exploration de l'Amérique du Nord a réservé bien des surprises aux pionniers courageux. Tribus d'Indiens hostiles, animaux sauvages : les dangers étaient nombreux. Pour corser cette histoire récente, Chris Dingess, le scénariste, envisage d'autres découvertes. Une expédition est envoyée vers l'Ouest, au cœur des forêts inconnues, à la rencontre de colons français. Une petite communauté décimée par une maladie inconnue. Et avant d'arriver dans le village fortifié, les hommes du capitaine Lewis et du lieutenant Clark subissent les assauts de minotaures à tête de bison. Mais ce sont des broutilles face au risque de l'infection verte transformant les humains en zombies végétaux. Imagination débridée pour ce comics dessiné par Matthew Roberts.

« Manifest Destiny » (tome 1), Delcourt, 15,95 euros

 

 

23/10/2014

DVD : Jeunes à la dérive dans « Palo Alto »

 

 

Dans la catégorie « Je suis fils de... et je fais ce que je veux » Palo Alto remporte tous les oscars possibles et imaginables. La réalisatrice, Gia Coppola est la petite fille de Francis et la nièce de Sofia, Jack Kilmer, l'interprète principal, le fils de Val et Emma Roberts, la vedette féminine, la nièce de Julia. Du très lourd au niveau patronyme. Et de quoi parle la jeunesse dorée d'Hollywood quand elle décide de passer derrière et devant la caméra ? De leur vie de pauvre petits adolescents riches et cyniques. « Palo Alto » est un film désenchanté sans la moindre lueur d'espoir. Teddy (Jack Kilmer), un peu poète, subit la mauvaise influence de Fred, aux idées bêtes et destructrices. Il est amoureux d'April (Emma Roberts), gentille fille effacée, joueuse de foot amoureuse de son entraîneur (James Franco) qui n'hésite pas à en profiter. Et puis il y a Emily (Zoe Levin). Elle a le beguin pour Fred. Mais ce dernier, odieux, n'y voit qu'une poupée gonflable idéale pour assouvir ses envies de sexe. La caméra, aussi déshumanisée que leurs existences, suit ces jeunes entre parties alcoolisées, réunions familiales et délires solitaires dans leurs chambres rose bonbon. On ne sait que penser en regardant ces jeunes à la dérive. La réalisatrice a-t-elle voulu dénoncer cette non-vie ou au contraire la présenter au public, comme une sorte d'autobiographie avant l'heure ? Difficile de rentrer dans ce monde tant il semble à des lieues de la vraie vie. Pourtant il existe et tend à devenir la norme dans tous les pays industrialisés et développés. Mais cela n'empêche pas d'avoir le regard d'un voyeur involontaire, témoins d'un univers qui nous est totalement étranger et que pour rien au monde on voudrait laisser à nos enfants.

« Palo » Alto », Pathé, 19,99 euros

 

 

29/08/2006

Cinquantenaires en vadrouille

Jean-Marc Roberts de souvient de ses copains, de sa jeunesse, des premiers flirts. Aujourd'hui il a
« Cinquante ans passés ».


La mémoire nous joue toujours des tours. Elle s'accumule sans cesse. Chaque jour passé est un jour de souvenirs. Quand on atteint la cinquantaine, on sait que les souvenirs passés sont plus nombreux que ceux à venir. Jean-Marc Roberts dans « Cinquante ans passés » feuillette cette histoire révolue, son histoire. Ou plus exactement l'histoire de trois copains, jeunes chiens fous profitant de la vie au maximum. Des années plus tard, aujourd'hui donc, ils se retrouvent pour aller à l'anniversaire d'un quatrième larron. En chemin, alors qu'ils ressassent leur riante jeunesse, ils en retrouvent l'insouciance en changeant de direction, décidant qu'il serait plus marrant d'aller faire une virée à Londres.
Il est souvent question de musique et de jeunes filles dans leurs débats. Sur ce dernier sujet le narrateur se souvient de Maryse : « la première fiancée dont j'ai caressé les seins, au cinéma Marignan, un mercredi à 16 heures. Sans doute un De Funès, peut-être Le grand restaurant ». Au gré de la discussion, chacun ne peut s'empêcher de se remettre en cause. Avec des « si », les souvenirs se transforment en romans non écrits. Jean-Marc Roberts, lui, romance son passé, remettant au passage en lumière la mémoire de Teddy Gaillard, un des Frères ennemis, disparu du jour au lendemain. Qui se souvient de lui ? Pourquoi a-t-il tout arrêté d'un coup ? Pourquoi pas eux ? 100 pages de pure nostalgie.
« Cinquante ans passés » de Jean-Marc Roberts. Éditions Grasset. 11 €.




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