16/08/2015

BD : Des zombies à la pelle

 

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Jean-Luc Istin, grand spécialiste des légendes celtes, abandonne son terrain de prédilection pour se lancer dans l'adaptation du chef-d'œuvre de Romero, « La nuit des morts-vivants ». Classique du cinéma d'horreur, première apparition des zombies, la BD ne garde que la trame du long-métrage. Du jour au lendemain, les morts se relèvent et attaquent les vivants. Quelques rescapés tentent de survivre. Istin a imaginé en fil rouge la tentative de réunification d'une famille séparée. D'un côté le mari et ses deux enfants, dans une grande ville de l'est des USA, de l'autre la mère, bloquée dans un hôtel isolé dans la montagne. La seconde partie est plus angoissante. Pendant que des hordes de zombies tentent de pénétrer dans le bâtiment, les quelques réfugiés s'observent. Lizbeth, la plus normale, prend d'énormes risques pour lancer le groupe électrogène. A l'intérieur le directeur de l'hôtel, fou mégalomane, s'amuse avec son fusil alors que Mandy, psychopathe échappée d'un asile, entend des voix qui lui ordonnent de tuer tout ce qui bouge autour d'elle. Bonetti, au dessin, parvient à distiller une ambiance trouble et inquiétante. Vous n'avez pas fini de faire des cauchemars...

 

« La nuit des morts-vivants » (tome 2), Vents d'Ouest, 14,50 €

 

25/10/2014

BD : Le début de l'épidémie de zombies

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La déferlante de zombies de ces dernières années n'aurait jamais eu lieu si un certain George A. Romero n'avait tourné, en 1969, un petit film d'horreur en noir et blanc et pour à peine 100 000 dollars, dans lequel les morts attaquaient les vivants. Si chaque série télé, film, livre ou BD utilisant des Zombies devaient lui verser un pourcentage, il serait assurément l'homme le plus riche du monde... Jean-Luc Istin, scénariste prolifique des éditions Soleil (notamment l'essentiel de la collection Celtic), avoue une véritable fascination pour ce film. Il s'est donc replongé lui aussi dans la « bible » du zombie et proposé sa vision de l'univers de Romero. Il a confié le dessin à Bonetti, un Italien habitué aux cadences infernales des comics américains. Une partie est fidèle : un frère et sa sœur vont fleurir la tombe de leurs parents et sont attaqués dans le cimetière. L'autre est plus imagée et spectaculaire : le mari et les enfants de la femme sont restés dans la grande ville et tentent de survivre dans une panique générale. Une BD terrifiante d'efficacité.

 

« La nuit des morts vivants » (tome 1), Vents d'Ouest, 14,50 €

 

14/10/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : Les deux Valérie

 Les journaux people sont sans pitié. Dernier exemple en date avec Valérie Trierweiler. L'ancienne première dame de France, abandonnée par un François Hollande charmé par une jeune actrice, incarnait l'archétype d'une victime de la goujaterie.

Mais il faut se méfier de ces apitoiements de circonstance, ils ne durent jamais longtemps. D'autant que Valérie Trierweiler a eu la mauvaise idée de gagner beaucoup d'argent avec son livre-brûlot. Ce qui en France équivaut à une marque d'infamie. Vous êtes riche ? On vous déteste. La preuve avec cette histoire qui fait jaser dans toutes les chaumières de France et de Navarre. La semaine dernière, Jean-Luc Roméro, élu de Paris, célèbre son premier anniversaire de mariage dans un bar branché. La fête bat son plein, l'alcool coule à flot. Valérie Trierweiller, amie de longue date (ne pas oublier qu'elle est journaliste politique) fait partie des invités.

La suite alimente les gros titres de France-Dimanche : "et soudain, la soirée bascule dans l'impensable... » Valérie T. reconnaît Valérie S., son ancienne meilleure amie. L'autre Valérie, journaliste elle aussi, vient de se séparer d'un ministre de la République. Brouillées depuis la sortie du livre, elles ne se parlent plus. Selon France Dimanche, Valérie Trierweiler, très remontée et totalement "désinhibée", se serait jettée sur elle et l'aurait giflée tout en l'insultant. L'intervention de plusieurs personnes aurait été nécessaire pour les séparer.

Voilà comment, un simple éclat de voix rapporté par des témoins peu dignes de confiance transforme la pauvre femme victime en riche harpie vindicative...