29/04/2017

BD : De la beauté de la simple lumière


Juste retour des choses, les peintres célèbres sont de plus en plus au centre d’albums de BD où les dessinateurs d’aujourd’hui peuvent rendre hommage à leurs grands maîtres. Deux Espagnols, Salva Rubio pour le scénario et Efa pour la mise en images, racontent dans ce roman graphique de plus de 110 pages la vie de Claude Monet. La narration très linéaire et chronologique se révèle idéale pour expliquer le combat de toute une vie vers la simplicité de la lumière. Le jeune Claude Monet, incompris, créateur du mouvement des impressionnistes, a beaucoup galéré avant de trouver son cadre idéal, à Giverny. Un dossier en fin d’album permet d’expliquer les références de certaines cases, avec en vis-à-vis les œuvres qui ont inspiré les auteurs. Superbe objet qui donne envie de redécouvrir un artiste essentiel dans l’histoire de la peinture.
➤ « Monet, nomade de la lumière », Le Lombard, 17,95 € 

11:07 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monet, efa, rubio, peintre, lombard

14/03/2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : Trump ou Sanders ?

Aux USA, les politiques ont le sens du spectacle. Les primaires, tant chez les Démocrates que chez les Républicains s'apparentent à une sorte de "Dallas" revisité, avec son lot de rebondissements, coups de théâtre et autres trahisons.

Pour la première fois, ce feuilleton-réalité se permet une incursion du genre action après les incidents violents de Chicago. La faute à Donald Trump qui, s'il avait vécu au temps de la conquête de l'Ouest, aurait eu le verbe haut et la gâchette facile. Son programme, ouvertement raciste et anti-immigrés, déchaîne les passions. Ses opposants se manifestent trop bruyamment ? Trump demande à ses partisans de "cogner" sur ces importuns. Lui-même, en plein discours, avoue avoir envie de "frapper au visage" les perturbateurs.

Le milliardaire pousse le bouchon encore plus loin en assurant qu'il prendrait en charge les frais d'avocats des militants poursuivis. Il voudrait mettre le pays à feu et à sang qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

En face, Bernie Sanders, celui que Trump qualifie de "communiste", tente de rattraper son retard sur Hillary Clinton. Paradoxe, malgré ses idées très à gauche, les plus pauvres - Noirs et Hispaniques - ne lui accordent pas leur soutien.

S'il accomplit l'exploit de battre l'ancienne première dame au cours des primaires démocrates, les électeurs américains, le 8 novembre, se retrouveront face au choix des extrêmes. Un peu comme si en France, le second tour de la présidentielle opposait Marine Le Pen à Olivier Besancenot. Un sacré scénario qui changerait du trop prévisible remake de "Sarkozy vs Hollande".