14/06/2016

BD : Lennon : du rêve au cauchemar

Nouvelle collection thématique. Sur le concept simple de "J'ai tué... », des scénaristes se penchent sur les grands faits divers d'hier et d'aujourd'hui. Après Marat ou Abel, Rodolphe raconte comment Mark Chapman, un jour de décembre 1980 a tiré sur une légende vivante de la musique. "J'ai tué John Lennon" se focalise sur les derniers jours de ce gros Américain, horriblement frustré, devenu un meurtrier juste pour devenir aussi célèbre que sa victime. Gaël Séjourné s'est chargé de l'illustration de cette descente aux enfers, inéluctable. Chapman est un tueur en puissance qui fait régulièrement des rêves de gloire. Il s'imagine membre des Beatles. Adulé par les fans, riche, l'égal de John Lennon... Rêves qui se transforment en cauchemar. Il n'est rien. Et décide donc de se venger.

"J'ai tué John Lennon", Vents d'Ouest, 14,50 euros

 

26/03/2012

Les racines noires de l'héroïne de « L'appel des origines » de Callède et Séjourné

Callède, Séjourné, L'appel des origines, Vents d'Ouest

Changement complet de cadre et de décors pour le second tome de la série « L'appel des origines » de Callède (scénario) et Séjourné (dessin). Anna, l'héroïne métisse, après des aventures au cœur du Harlem des années 20, est cette fois au centre d'une intrigue se déroulant dans la savane africaine. Anna, découverte par Simon, producteur, est engagée comme actrice dans un grand film tourné en décors naturels. Cette expédition au Kenya a plusieurs objectifs. En plus du film qui pourrait être un succès planétaire, Anna tente de retrouver son père, un chasseur blanc disparu quelques années auparavant en pleine expédition. Une expédition de scientifiques qui auraient découverts les vestiges de la présence de l'homme en Afrique remettant en cause toutes les certitudes de l'époque.

Un récit un peu trop romantique (Anna est d'une grande beauté qui ne laisse personne insensible) rattrapé par des dessins d'une extraordinaire beauté. Joël Callède ne fait que des crayonnés, comme pour garder la puissance et la finesse de son trait mis en couleurs par Jean Verney.  
« L'appel des origines » (tome 2), Vents d'Ouest, 13,90 €


08/03/2011

Femme et métisse

Callède, Séjourné, Vents d'Ouest

Superbe portrait de femme dans cette nouvelle série écrite par Joël Callède et dessinée par Gaël Séjourné. « L'appel des origines » raconte la vie d'Anna, jeune métisse cherchant sa place sans le Harlem des années 20. Elevée par sa tante, employée dans le restaurant familial, elle est une jeune fille sage la journée. La nuit, elle va s'encanailler avec des amis, dansant à n'en plus finir dans les boites de jazz. Mais sa différence de couleur, son père était blanc, l'empêche de totalement s'intégrer. Un père absent dont elle ne connaît pas l’identité. Jusqu'au jour où sa grand-mère lui apprend que c'est le « fameux chasseur de fauves Clarence T. Whitmore » récemment disparu en Afrique. Anna va tout faire pour le retrouver, quitte à se transformer en actrice et accepter d'aller tourner un film sur la terre de ses très lointains ancêtres. Anna, belle à couper le souffle, devra d'abord rompre tous les liens avec ses amis noirs. Séjourné dessine son héroïne avec amour, un peu à la façon de Gibrat dans « Le sursis ».

« L'appel des origines » (tome 1), Vents d'Ouest, 13,50 €

30/06/2010

Paris voit rouge dans le second tome de "Jour J"

 

Jour J 2.jpg

Et si De Gaulle était mort (un accident d'avion au dessus de la Méditerranée) avant la libération ? Duval et Pécau se sont amusés à imaginer un passé alternatif pour la collection Jour J. Les Allemands ont bien perdu la guerre, mais le point de jonction entre alliés occidentaux et forces soviétiques s'est déplacé. Ce n'est pas Berlin qui est coupé en deux, mais Paris. Rive droite soviétique, rive gauche américaine. En 1951, alors que la guerre froide s'amplifie, un héros français, Saint-Elme, devenu espion pour le SDECE, est envoyé côté rouge pour aider la police soviétique à démasquer un tueur de prostituées. L'enquête policière n'est qu'un alibi pour récupérer des informations sur de mystérieuses usines souterraines en Bavière. Peut-être un peu moins réussi que le premier, ce second Jour J, dessiné par Séjourné, est cependant savoureux pour les nombreuses références décalées, de Marguerite Duras en espionne à François Mitterrand, éditeur, en passant par Albert Camus, journaliste.

« Jour J, Paris, secteur soviétique » (tome 2), Delcourt, 13,95 €

08:10 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jour j, duval, pécau, delcourt, séjourné