21/12/2016

BD : Prise de tête hasardeuse

miles hyman, shirley jackson, la loterie, casterman

Aux USA, « La Loterie », nouvelle de Shirley Jackson parue à la fin des années 40 est très connue. En France, ce texte est quasiment inconnu. On ne dévoilera donc pas ici le final d’une histoire qui ne laisse personne indifférent. Dans une petite ville de province, tous les habitants se préparent à la loterie annuelle. Dans une urne, des papiers vierges sont déposés. Un seul est marqué d’un rond au crayon de papier. Celui qui le tire remporte cette fameuse loterie. Pour illustrer ce monde paysan américain du milieu du XXe siècle on retrouve devant la table à dessin le propre petit-fils de la romancière, Miles Hyman. Ses aquarelles et dessins aux tons pastel donnent une force étonnante à un récit qui restera longtemps dans les mémoires.

➤ « La loterie », Casterman, 23 € 

 

01/08/2010

Terreur au château de Shirley Jackson

Nous avons toujours habité le chateau.jpg« Je m'appelle Mary Katherine Blackwood. » C'est la première phrase de ce roman. Une jeune fille de 18 ans, surnommée Merrycat par sa sœur Constance. Merrycat qui raconte à la première personne leur déchéance. Merrycat que le lecteur n'est pas prêt d'oublier. Séduit dans un premier temps par cette sauvageonne rêveuse, il sera petit à petit terrorisé en découvrant ses véritables pensées et la façon bien particulière qu'elle a de se venger quand on la punit.

Ces deux sœurs vivent dans une grande maison isolée au milieu d'un parc interdit au public. Il est vrai que leurs relations avec les villageois se limitent au strict minimum. Merrycat se contente d'aller en ville deux fois par semaine pour faire des courses. Constance vit cloîtrée dans sa maison depuis des années. Un terrible drame a bouleversé leur vie. Depuis, les

dernières descendantes de la famille Blackwood sont devenues les têtes de turc de toute la contrée. Insultes, humiliations, plaisanteries grasses et quolibets, rien ne leur est épargné. Une ambiance exécrable qui se détériore au fil des pages, augmentant le sentiment d'oppression qui ne peut qu'aboutir à une explosion de violence.

Shirley Jackson a dû mettre beaucoup d'elle-même dans le personnage de Merrycat. Si dans un premier temps elle a essentiellement écrit des livres pour enfant, elle a rencontré un succès considérable aux U.SA dès qu'elle a abordé la littérature d'horreur. Personnage excentrique s'autoproclamant sorcière, on peut également lire d'elle (toujours chez Pocket) « La loterie » et « Maison hantée. »

« Nous avons toujours habité le château.», Shirley Jackson, Pocket, (chronique parue une première fois en février 1999)

07:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shirley jackson, pocket