12/01/2017

Blu-ray : Indémodable « Petit baigneur »

 

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Un demi-siècle. Cette année 2017 marque le 50e anniversaire du tournage dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales du film « Le Petit Baigneur », réalisé et interprété par Robert Dhéry. On retrouvait dans cette comédie burlesque Louis de Funès et Michel Galabru en tête d’affiche. Le film, dépoussiéré, vient de sortir en blu-ray, comme pour mieux profiter des dé- cors lumineux des Cabanes de Fleury et de Collioure. Le scénario basique (l’inventeur d’un voilier révolutionnaire est sollicité par deux entrepreneurs) est surtout l’occasion pour Robert Dhéry de jouer à la Tati et De Funès de piquer des colères mémorables. Quant à Galabru, en clairon d’une fanfare, il se lamente à qui mieux mieux après que la décapotable de De Funès lui a roulé sur le pied.

Ce n’est pas un chef-d’œuvre du 7e art, mais ces 90 minutes permettent de revoir quelques lieux emblématiques de la région avant l’invasion massive des touristes. Notamment les rues étroites et tortueuses de Collioure ou le côté sauvage du littoral audois. Une jolie bouffée de nostalgie, la haute définition en plus.

➤ « Le petit baigneur », Studiocanal, 14,99 €

 

18/12/2016

Série télé : The Young Pope, la religion rock’n’roll

De toutes les séries proposées en cette année 2016, « The Young Pope » de Paolo Sorrentino remporte aisément la palme de l’originalité. Il ne pouvait pas en être autrement par le réalisateur italien récemment remarqué par « The Youth » et multiprimé avec « La Grande Bellezza ».

Série originale Canal +, « The Young Pope » est interprété par Jude Law. Dans un présent parallèle, le concile vient d’élire le nouveau pape. A la surprise de tout le monde, un jeune cardinal américain l’emporte et devient Pie XIII. Beau, insouciant, orphelin au passé mystérieux, il se pose beaucoup de questions sur son rôle, le pouvoir et sa relation avec Dieu. N’ayant pas de réponses dans un premier temps, sa première décision est de ne plus apparaître en public.

Une catastrophe pour les relations publiques (et surtout le marketing) du Vatican dirigées par une Cécile de France interloquée mais immédiatement séduite par cet homme d’église beau, intelligent et charmeur.

Les 10 épisodes de 50 minutes permettent de mieux faire connaissance avec ce drôle d’oiseau. Et les intrigues de ce petit état que l’on pourrait qualifier d’exotique. Une dimension politique personnifiée par le secrétaire général interprété par Silvio Orlando, véritable révélation pour le public français de cette série. Il a des côtés sombres, manipule son petit monde et tente de sauver la maison en recourant au chantage. Mais c’est avant tout un homme, il tombe amoureux de Sœur Mary (Diane Keaton), mère de substitution de Pie XIII et le soir s’occupe d’un enfant handicapé, comme pour se faire pardonner toutes ses exactions.

La série prend ensuite une dimension plus spirituelle, le jeune pape se révélant en relation directe avec Dieu et capable de miracles. Jude Law est plus que convaincant, on découvre d’ailleurs dans les bonus qu’il semble véritablement habité par le personnage. Un pape très rock’n’roll, fumant comme un pompier tout en étant très sportif. Le tout est sublimé par des musiques très actuelles et un générique qui déménage. La plus originale mais également de loin la meilleure série de 2016.  

➤ « The Young Pope » (saison 1), Studiocanal, coffret 4 DVD.

 

11/12/2016

DVD et blu-ray : L'écrivain, l'éditeur et les chefs-d'oeuvre

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Thomas Wolfe (à ne pas confondre avec Tom Wolfe) fait partie de la fameuse génération perdue des écrivains américains. Avec Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway, il a profondément marqué les lettres des USA malgré une carrière éclair. « Genius », film de Michael Grandage raconte son ascension, dans le giron des éditions Scribner et plus particulièrement de son éditeur Max Perkins. Wolfe (Jude Law) dépose le manuscrit de son roman sur le bureau de Perkins (Colin Firth), persuadé que ce dernier, comme tous ses confrères, refuseront de le publier. Mais Perkins devine derrière cette prose un style magnifique. Il suffit simplement de le simplifier, de l’élaguer un peu. Il propose à Wolfe de retravailler le texte en sa compagnie. L’écrivain, pourtant très imbu de sa personne, accepte et après des mois de travail intensif « L’ange exilé » est un immense succès. Le second roman, encore plus long dans sa version originale, bénéficie lui aussi des coupes suggérées par l’éditeur.

Si le film semble un poil austère, il est surtout édifiant sur le travail de l’ombre des éditeurs. Perkins, passionné par son travail, va presque se transformer en père de substitution pour un Thomas Wolfe de plus en plus excentrique, comme sa relation tumultueuse avec Aline Bernstein (Nicole Kidman), sa maî-tresse.

➤ « Genius », Studiocanal, 19,99 €

 

03/11/2016

Cinéma : Max et Léon (du Palmashow), héros malgré eux

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LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LÉON. Les deux comiques du Palmashow passent au grand écran. Ils multiplient les déguisements, les hommages et les rebondissements. Divertissant.

 

 

Ils sont tous passés par là. Un succès à la télévision se transforme obligatoirement en film au cinéma. Les Nuls, Les Inconnus, Les Robins des Bois… L’occasion d’augmenter son cercle de fans. De laisser une trace aussi, de développer des univers avec plus de moyens. Si les noms de David Marsais et Grégoire Ludig ne vous disent pas grand chose, vous avez par contre forcément ri, à un moment ou un autre, à un de leurs sketches qu’ils signent sous le nom de « Palmashow ». Avec leur réalisateur attitré, Jonathan Barré, ils se sont lancés dans l’écriture d’un longmétrage diffusé dans les salles depuis hier. Ils n’ont pas choisi la facilité en montant ce projet sur la seconde guerre mondiale avec costumes, effets spéciaux et ré- férences à des œuvres cultes comme « La grande vadrouille » ou « Papy fait de la résistance ». Il fallait oser. Ils s’en tirent plus qu’avec les honneurs.

■ Le classique duo des opposés

Max et Léon, deux orphelins, passent toute leur enfance ensemble à Mâcon. Ils s’épaulent car si l’un est vif et intelligent, il est aussi malingre et pleutre alors que l’autre, fort, costaud et bagarreur, ne brille pas par ses lumières. Le classique duo en opposition, indispensable à toute entreprise comique. Devenus adultes ils vivent simplement, l’un accumulant les conquê- tes féminines, l’autre les occasions de boire des coups. Mais on est en 1939 et la guerre est déclarée. Ils tentent bien de se faire réformer, mais se retrouvent quand même au front, à Charleville-Mézières. Le début du film, un peu lent, manquant de peps et de bons gags, est rapidement rattrapé quand les Allemands attaquent. La débâcle va pousser les deux olibrius à multiplier les déguisements pour sauver leur peau. Un régal pour Marsais et Ludig qui endossent avec un plaisir évident des tenues de soldats allemands, de sous-officiers français, de soldats anglais, de Nazis et même de tortionnaires de la Gestapo. Toujours pour se dissimuler et au service de la Résistance. Car Max et Léon, de déserteurs peu glorieux, vont devenir des légendes des FFI. Des héros français comme on les rêve. Loin d’être une succession de sketches, le film a une intrigue (parfois farfelue) qui se tient. On apprécie au passage l’apparition pour des scènes clin d’œil de quelques figures connues comme Florence Foresti, Kad Merad ou Kyan Khojandi et d’autres moins célèbres mais bien identifiables comme Monsieur Poulpe (parfait en chef de la milice), Alban Lenoir ou Simon Astier, deux complices déjà vus dans « Hero Corp ».

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Dominique Pinon, sa gueule et son talent

Au générique de « La folle histoire de Max et Léon », on retrouve Dominique Pinon dans la peau de Michel, un second rôle plus important qu’il n’y paraît au début. C’est lui qui s’occupe de l’orphelinat, seul foyer des deux amis. Avec sa gueule un peu de traviole, il essaie de les amener sur le bon chemin à coup de maximes moralistes passe partout. Ce qui a le don de bien faire rire les deux compères. Michel un peu idiot mais qui se révélera par la suite comme un redoutable meneur d’hommes.

Extrêmement talentueux, Dominique Pinon parvient sans problème à transformer son personnage, presque du jour au lendemain. Il est vrai que cet habitué des seconds rôles a une filmographie des plus impressionnante. Il a débuté dans « Diva » de Jean-Jacques Beineix, a été de tous les films de Jean-Pierre Jeunet (même Alien) et peu passer des drames les plus poignants comme « Le thé à la menthe » aux délires absolus comme « Dikkenek ».

Il excelle dans les rôles de marginaux et autres cas sociaux. Il est vrai qu’il a la gueule de l’emploi. Pourtant on devine une grande humanité derrière ces traits marqués, encore plus depuis qu’il vient de passer la soixantaine. Mais son regard, doux comme un agneau, sait aussi émouvoir. Un grand acteur atypique qui par chance a trouvé quelques réalisateurs capables de mettre en valeur son formidable potentiel. 

27/10/2016

DVD et blu-ray : Magouilles d'est en ouest

Référence absolue en matière de roman d’espionnage tendance « guerre froide », John Le Carré, à 80 ans passés, n’a pas déposé les armes. Il signe toujours des romans ancrés dans leur époque et n’hésite pas à en superviser leur adaptation sur grand écran. «Un traitre à son goût» paru en 2011, devient «Un traitre idéal» en 2016 au cinéma dans une réalisation de Susanna White.

Sa sortie en DVD permet de retrouver toute la force des intrigues imaginées par John Le Carré. Il n’est plus question cette fois d’espionnage entre états mais de magouilles financières entre les garants de la démocratie anglaise et les nouveaux maîtres du Kremlin entièrement dévoués à la mafia russe. Tout débute par des vacances au Maroc. Un couple d’Anglais Perry et Gail (Ewan McGrégor et Naomie Harris) croisent la route de Dima (Stellan Skarsgård), riche Russe exubérant. Dima se confie à Perry. Il cherche à sauver sa famille des griffes de la mafia. Il détient des documents qui pourraient compromettre certains haut responsables anglais. Il veut les vendre au contre-espionnage britannique contre l’immunité des siens. Gail va servir de messager. Un rôle difficile à tenir pour cet universitaire, plus habitué à l’analyse des textes de Shakespeare qu’aux blanchiment de l’argent sale. Sa femme, avocate, va entrer dans la danse et l’aider. Une opération internationale sous la houlette d’un agent aux méthodes peu orthodoxes : Hector interprété par Damian Lewis.

Parfois un peu lent et compliqué, ce film vaut surtout pour les numéros d’acteurs particulièrement convaincants. On placera en tête la performance de Stellan Skarsgård, acteur suédois fidèle de Lars Von Trier, apportant folie et humanisme à un Russe lassé d’une vie trop violente et en quête d’un peu de tranquillité. 

➤ « Un traitre idéal », Studiocanal, 19,99 €

 

29/09/2016

DVD et blu-ray : Fille facile et gars benêts

Coffret Bridget Jones

 

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La semaine prochaine sort le troisième volet des aventures romantiques de Bridget Jones. Celle où elle attend un bébé... Histoire de vous replonger dans ce monde si féminin, profitez de la sortie du coffret des deux premiers films adaptés des romans d'Helen Fielding. Vendus à des millions d'exemplaires, ces romans typiques d'un certain humour british ont un peu perdu dans leur adaptation sur grand écran. Mais on retrouve l'esprit si torturé de la jolie Bridget, parfaitement incarnée par Renée Zellweger, pourtant Texane jusqu'au bout des ongles. Ses jolies courbes enchanteront les hommes et les spectatrices ne seront pas en reste avec Hugh Grant et Colin Firth au casting. Une femme, deux hommes : classique triangle amoureux, basé sur les histoires de Jane Austen, avec l'humour en plus.

"Coffret Bridget Jones", Studiocanal

The Nice Guys

 

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Sorti au moment du festival de Cannes, "The Nice Guys" avec son casting original (Ryan Gosling et Russell Crow) a dérouté nombre de cinéphiles. Normal, cette comédie policière est avant tout une… comédie. Les deux stars ne se prennent pas au sérieux et en font des tonnes dans leurs personnages respectifs. Une révélation pour Ryan Gosling, irrésistiblement comique dans ses apparitions. La scène quand il découvre un cadavre est digne du panthéon des expressions tellement surjouées qu'elles en deviennent œuvres d'art. Un De Funès en puissance. À regarder sans a priori et surtout sans la moindre envie de réflexion philosophique. Juste pour se marrer !

"The Nice Guys", EuropaCorp

18/09/2016

DVD et blu-ray : Apprentissage dans les années 30 au "Café Society" entre New York et Los Angeles

 

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Woody Allen est un grand cinéaste. Très âgé aussi. Il semble vivre un peu dans le passé, comme porté par une époque révolue, qu'il n'a même pas connu mais qui semble encore et toujours l'inspirer. "Café Society" se déroule dans les années trente, entre New York et Los Angeles. La grisaille et l'intelligence d'un côté des USA, le soleil et la superficialité de l'autre. Pour montrer l'opposition entre ces deux mondes, les deux faces d'un même pays écartelé, Woody Allen place sa caméra dans les pas de Bobby (Jesse Eisenbeg), jeune Juif lassé de l'étroitesse de sa vie entre une mère étouffante, un père bijoutier, une sœur trop idéaliste et un frère gangster.

 

 

Il s'envole donc pour Los Angeles se placer sous les bons offices de son oncle Phil (Steve Carell), agent de stars du cinéma. Simple coursier dans un premier temps, Bobby monte un peu dans l'organigramme pour passer à la relecture de scénarios. Surtout il tombe sous le charme d'une belle Californienne. Il s'attendait à succomber aux charmes d'une star du cinéma mais finalement c'est une simple secrétaire, dans l'entreprise de son oncle, qui le fait chavirer. Mais Véronica, alias Vonnie (Kristen Stewart), a le cœur déjà pris. Depuis un an elle sort avec un homme marié qui ne cesse de lui promettre qu'il va quitter sa femme… sans jamais le faire.

La seconde Véronica

Un soir, elle sonne en pleurs chez son "ami" Bobby et lui confie que son amant vient de rompre. Bobby la réconforte et à force d'attentions et de gentillesse gagne son amour. Une simple bluette le dernier Woody Allen ? Ce serait mal connaître le réalisateur américain expert en retournement de situations. Le conte de fée tourne au cauchemar quand Vonnie apprend que son ancien amant vient de divorcer. Entre le riche Californien et le petit juif new-yorkais sans grande envergure son choix est vite fait. Même s'il s'agit, selon elle, d'une décision uniquement dictée par l'amour. De retour à New York, Bobby, pour tenter d'oublier sa jolie Vonnie, épouse une ravissante blonde qui, comme par hasard, s'appelle, elle aussi, Véronica. Avec son frère gangster il ouvre une boîte de nuit sélect, devient un ponte des nuits de Manhattan. Et un jour, Vonnie débarque…

« Café Society" n'est certainement pas le meilleur film de Woody Allen, mais on retrouve son style dans quelques portraits hilarants (la mère de Bobby, son frère…) et surtout une certaine nostalgie de ces années folles où certes tout était plus lent mais où aussi tout était possible aux audacieux et originaux.

Présenté hors compétition en ouverture du dernier festival de Cannes, "Café Society" n'a malheureusement pas le moindre bonus dans ses versions DVD et bluy-ray alors que les cinéphiles serraient ravis de voir le maître sur un plateau de tournage ou mieux, lors de l'écriture du scénario. Dommage.

"Café Society", Studiocanal, 19,99 €

 

11/09/2016

DVD : "Eperdument", une détenue modèle et un directeur amoureux

 

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Sur le papier, la distribution a de la gueule : Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos réunis, ce sont deux César qui se donnent la réplique. Le thème du film de Pierre Godeau a de plus l'avantage d'être tiré d'un fait divers récent qui a fait couler beaucoup d'encre. Le résultat n'est pas transcendant, la faute à un trop grand classicisme et une retenue dans le jeu qui vire parfois au presque faux.

Mais il a l'excuse d'être un premier film. "Éperdument" est l'histoire d'amour impossible entre une détenue et le directeur de la prison. Anna, avant son procès (le film ne dit jamais de quoi elle est accusée, mais on apprend au détour d'une conversation avec son avocate qu'elle risque dix ans de réclusion criminelle), est transférée dans une petite prison pour femme.

Amour impossible

Jean y règne en maître absolu. Ce père de famille, marié à une surveillante (affectée dans une autre prison), essaie d'être juste. Mais quand il croise le regard d'Anna, tout son monde s'écroule. Un amour fou naît entre ces murs froids. Anna va elle aussi se raccrocher à cet homme qu'elle désire. Au mépris de toutes les lois, ils vont mener une relation secrète, à l'intérieur même de la prison. Anna sera affectée au service général, une sorte d'administration composée de détenues, directement sous les ordres du directeur. Pratique pour passer de longues heures à deux dans la salle informatique ou pour la convoquer afin de faire le ménage dans son bureau. La romance ne reste pas secrète. Dénoncé par une détenue rancunière, Jean est mis à pied, jugé, condamné. Et dans le film, comme dans la réalité, en plus de perdre sa femme et sa fille, il sera rejeté par la belle Anna dès qu'elle sera remise en liberté.

On retiendra surtout de ce film carcéral la performance d'Adèle Exarchopoulos. La jeune actrice, découverte dans "La vie d'Adèle" s'est fortement impliquée dans ce rôle, passant de longues semaines en compagnie de véritables détenues pour être la plus juste possible. Le DVD offre en bonus un making of centré sur le décor, la prison de la Santé.

"Éperdument", Studiocanal, 16,99 €

 

28/08/2016

DVD : Vacances tragiques autour d'une piscine

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Remake très modifié de "La piscine" de Jacques Deray, "A Bigger Splash" de Luca Guadagnino avec Tilda Swinton, Ralph Fiennes et Dakota Johnson est le film parfait pour rester dans l'ambiance caniculaire de cet été 2016. Sur une petite île italienne au large de la Sardaigne, avec la Tunisie en ligne d'horizon, une rock star cherche calme et tranquillité. Opérée des cordes vocales, elle doit rester muette encore de longues semaines. Installée dans une villa luxueuse avec son boyfriend du moment, elle se partage entre balade dans la garrigue, séances de bronzette et plouf dans la piscine. Un séjour paisible qui vole en éclat quand son ancien amant et mentor dans la musique, débarque à l'improviste avec sa très jeune fille. Ce ménage à quatre provoque de fortes tensions, jusqu'au point de rupture. Ce huis clos au grand air offre un formidable rôle à Ralph Tiennes, exubérant au possible, passionné, manipulateur et sorte de démon de la star. Dakota Johnson, dans la fille lascive et provocante est parfaite et Tilda Swinton, partagée entre son passé tumultueux et son présent sage, ne sait plus quoi faire. Le film vaut essentiellement pour les performances d'acteurs au summum de leur art.

"A bigger splash", Studiocanal, 19,99 euros

 

21/08/2016

DVD et blu-ray : Colocation en folie dans "Five" avec Pierre Niney

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Avant de réaliser son premier film, Igor Gotesman a roulé sa bosse dans des formats courts à la télévision. Mais quand il décide de se lancer dans le grand bain, une évidence s'impose : il doit gonfler son court-métrage « Five ». Une belle histoire de colocation entre potes amis depuis l'école primaire. Le projet bénéficiera de l'apport du nom de Pierre Niney, jeune acteur français tout terrain mais au fort potentiel comique. Avec plus de 500 000 entrée en salles, « Five » a connu un beau succès mais pourrait devenir culte dans les prochaines années en raison de scènes particulièrement déjantées.

Sam (Pierre Niney), profite de la fortune de son père pour assurer la belle vie à ses quatre amis, trois gars et une fille. Mais quand le paternel coupe les vivres, il doit trouver une solution pour assurer le loyer d'un immense appartement dans Paris. Ce n'est pas avec ses pourboires de voiturier qu'il pourra honorer sa signature. Alors, sans rien dire à ses copains, il se lance dans le commerce d'herbe, à petite échelle puis à un niveau plus important. La belle vie jusqu'à un problème avec son fournisseur.

C'est alors la fuite en avant avec de gros risques dont celui de voir ses potes eux aussi victimes de la vindicte du trafiquant. On peut laisser de côté le volet intrigue assez basique pour pleinement profiter de ces scènes hors normes, inhabituelles dans le cinéma français souvent trop sage. La scène du paillasson, l'entrevue avec le dealer, le 'pignolage' ou les hallucinations sous ecstasy sont autant d'incongruités trop rares.

Le meilleur reste la négociation de la soirée avec Barnabé (Pascal Demolon), milliardaire excentrique en présence d'une Fanny Ardant (dans son propre rôle) totalement hilare. On peut d'ailleurs constater dans le bêtisier offert à la fin du DVD toute la difficulté de garder son sérieux dans un tel contexte. Fous rires assurés.

« Five », Studiocanal, 14,99 € le DVD ou le blu-ray

 

10:04 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : five, niney, studiocanal, cannabis