23/07/2017

BD : XIII, version traumatisme paternel

 


D’où vient XIII ? Cette question a alimenté les premiers tomes de la saga policière imaginée par Jean Van Hamme et dessinée par William Vance. Une vingtaine de titres a apporté presque toutes les réponses aux fans. Mais il y a encore quelques zones d’ombres que la collection « XIII Mystery » entend exploiter. Pour le 11e titre, c’est le père du jeune Jason Fly (futur XIII pour ceux qui ont raté des épisodes) qui est mis en vedette sur un scénario de Luc Brunschwig et des dessins d’Olivier TaDuc. Dans la petite ville de Greenfalls, Jonathan Fly, journaliste local, tente de comprendre pourquoi le directeur du FBI vient régulièrement chasser le cerf. Lui qui est une piètre gâchette. Ses visites auraient-elles une autre utilité ? Il va enquêter et découvrir les activités illicites de ce responsable, un peu trop extrémiste. Il pourrait le faire tomber, mais son fils, Jason, tombe sous l’emprise de ce beau parleur. Un album très politique mais surtout axé sur le sacrifice. D’un père pour son enfant. De ses idées humanitaires contre un peu de tranquillité. Édifiant.
➤ « XIII Mystery, Jonathan Fly » (tome 11), Dargaud, 11,99 €

29/07/2009

Le pépé et l'iguane

 

Mon pepe 2.jpgNapoléon est perturbé. De plus en plus à cran. Ce petit garçon, moitié chinois (par son père) et moitié corse (par sa mère), vit très mal la perte de son grand-père. Un pépé qu'il aimait et qu'il regrette. Mais dans cette série imaginée par Barral et dessinée par TaDuc, le pépé revient assez rapidement sur le devant de la scène. En fantôme. Un fantôme que seul Napoléon peut voir. Le second tome débute chez un psychologue, les parents (en plein divorce) cherchant une solution pour permettre à leur enfant de retrouver un minimum d'équilibre mental. La solution : adopter un animal de compagnie qui fera oublier l'absence de l'être aimé. Après avoir hésité entre un chien et un chat, Napoléon revient à la maison avec un iguane. Un reptile au caractère bien trempé qui plait d'autant plus à Napoléon qu'il voit lui aussi le fantôme du pépé. Et très rapidement les relations entres les deux vont se détériorer, provoquant gags et situations cocasses exploitées par deux auteurs très en verve.

« Mon pépé est un fantôme » (tome 2), Dupuis, 9,45 €

06:47 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barral, taduc, dupuis

30/09/2008

Les visions de Napoléon Tran



Napoléon Tran est un petit garçon comme tous les autres. Ses parents sont en pleine séparation. Et cela barde entre eux. Sa mère est d'origine corse, son papa vietnamien. Il vit chez sa mère et ne retrouve son père que les week-ends. La querelle sera mise entre parenthèse durant quelques temps car le père du papa de Napoléon vient de mourir. Mais le jour des obsèques, le petit garçon a une vision. Son pépé lui apparaît et lui explique qu'il doit rester sur terre, sous forme de fantôme, tant qu'il n'aura pas réussit à réconcilier les parents de Napoléon. Imaginés par Barral (premier scénario du dessinateur de Baker Street et Dieu n'a pas réponse à tout), ces histoires complètes sont dessinées par TaDuc qui s'essaie (avec brio) pour la première fois au dessin comique. L'ensemble est d'une grande fraîcheur. Si l'on retrouve l'univers enfantin d'un gamin d'à peine dix ans, les auteurs ont osé aborder des thèmes plus sérieux comme la séparation, la crémation ou l'adultère. Pour ce dernier cas, c'est la mémé de Napoléon qui lui raconte comment elle a succombé, il y plus de 30 ans, à un dentiste. Ce qu'elle ne pouvait pas savoir c'est que le fantôme de pépé était présent. Sa vengeance sera très étonnante...
« Mon pépé est un fantôme » (tome 1), Dupuis, 6 € (jusqu'au 31 décembre, puis 9,20 €)


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