24/03/2017

De choses et d'autres : collectionnite


La publication du patrimoine des candidats à l’élection présidentielle permet, en plus d’évaluer leur richesse, d’en savoir un peu plus sur leur personnalité. Prenez François Fillon, présenté comme un fou de bolides. Le choix de ses voitures personnelles n’en donne pas l’impression. Il en possède deux seulement, un Toyota Land Cruiser pas spécialement réputé pour ses vitesses de pointe, vieux de 15 ans (estimé à 5 000 €) et une Peugeot 306, encore plus vétuste. Pour remporter les 24 h du Mans, il peut aller se rhabiller. Justement, rien sur les costumes à 7 000 €. Normal, ne doivent être déclarés que les objets de plus de 10 000. Par contre, comme Julien Dray ou Nicolas Sarkozy, il raffole des montres. Il en a également deux. Mais à plus de 13 000 € pièce, on ne peut parler de simples breloques.
Nicolas Dupont-Aignan a craqué pour une sculpture à 25 000 €. Une œuvre de Denis Monfleur, élève du Catalan José Subira-Puig. Autre amateur d’art, Jacques Cheminade aime les objets préhistoriques et précolombiens à hauteur de 18 000 €. On a enfin retrouvé le propriétaire du couteau de Rahan.
Je regrette que Laurent Wauquiez ne soit pas candidat. Passionné de bande dessinée, il détient une collection gigantesque. Et que des originaux. Avec quelques dédicaces dans le lot, la somme peut devenir astronomique. S’il cherche un expert pour l’estimer, je me porte volontaire. Toujours mieux en tout cas que Nicolas Sarkozy qui en 2012 a déclaré des collections d’autographes et de montres d’une valeur de 100 000 euros. Sans compter ses timbres. Mais ça, je les lui laisse. 

11/12/2014

DE CHOSES ET D'AUTRES : UMPitreries

François Hollande doit jubiler. Le retour de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène politique lui donnera autant d'occasions de se faire oublier. La machine médiatique est ainsi faite. Le "bashing" (mot phare de l'année 2014) oscille comme la mode : en perpétuel renouvellement.

Exit les critiques sur la présidence molle, le problème des frondeurs ou les coups bas de Valérie Trierweiler. Deux ans après sa défaite, Sarkozy revient au centre de toutes les attentions. Il s'attendait (trop) visiblement à être accueilli en sauveur d'une France en pleine déliquescence, il apparaît comme le nouvel homme à abattre, tout juste bon à remettre un peu d'ordre à l'UMP. Et encore...

Après avoir fait les yeux doux à la droite dure, hostile au mariage pour tous, il nomme au poste de numéro 2 NKM, la plus bobo des élues de droite. Laurent Wauquiez, autre jeune loup de l'UMP, est numéro 3 sur le papier. Dans les faits, comme l'a raconté Libération, le député de Haute-Loire s'installe dans le bureau du numéro 2. Premier arrivé, premier servi... Quelques heures plus tard (elle a certainement pris du retard au brunch), NKM découvre l'imposture, fulmine et finalement récupère son bien après force éclats de voix.

Voilà comment, une semaine après le vote pour désigner le nouveau patron du parti, Sarkozy le rassembleur se retrouve déjà à tenter de gérer une guerre ouverte qui s'annonce sans pitié entre ses deux principaux lieutenants...

Pourtant, la solution est simple comme bonjour : tout le monde dans un open space et plus de jaloux.

12/04/2013

Chronique : Fortune virtuelle en BD ou bitcoins

 

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Déclarer son patrimoine ? D'accord, mais il existe des moyens pour dissimuler sa fortune. Entre l'or et les liasses de billets cachées sous le matelas de grand-mère, une bonne partie de notre richesse peut être occultée.

Laurent Wauquiez, par exemple, a trouvé d'autres valeurs refuges. Il déclare être propriétaire d'un appartement à Paris et d'une maison au Puy-en-Velay. Il oublie sa collection de BD. Dans une interview au site ActuaBD.com en 2010, il confie : « Il est rare qu’il se passe une semaine sans que j’aille dans mon magasin de BD acheter dix à vingt albums. ». Sortons la calculette. En moyenne, il achète donc 15 albums par semaine, soit 780 par an. S'il a cette habitude depuis 15 ans (il en a 38),  sa bibliothèque compte 11700 BD. Quand on sait que la valeur moyenne équivaut à 12 euros, sa collection représente un capital de 140 400 euros. Loin d'être négligeable... 

Encore plus juteux, le placement en bitcoins. Cette monnaie virtuelle imaginée par des informaticiens se veut totalement autonome des marchés financiers et des états. En 2010, un programmateur italien achète une pizza pour 10 000 bitcoins. Soit environ 41 dollars. Depuis quelques semaines ce moyen de paiement théorique a vu sa cote exploser. Aujourd'hui, la même pizza, en argent sonnant et trébuchant, dépasse le million d'euros.

Reste à savoir si un seul ministre, assez visionnaire, a investi ses indemnités en bitcoins. S'il existe, qu'on lui donne immédiatement le ministère des Finances ! La dette de la France sera effacée en deux mois.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant.